vendredi 14 septembre 2012

Silence, l'éducation nationale sombre...

Le lycée professionnel Trégey de Bordeaux, où
a été agressée l'enseignante Mardi dernier/Crédits Photo :
Nicolas Tucat-AFP

Bonjour à tous !

On s'en serait bien passé, mais c'est un fait : l'Education nationale connaît une nouvelle rentrée difficile.
Pourtant, on aurait pu penser qu'une première hausse des effectifs du personnel éducatif (qui sera suivie d'augmentations plus conséquentes encore lors des prochaines rentrées) allait permettre de calmer les esprits : que nenni !
Plus déterminées que jamais, certaines têtes brûlées se sont déjà fait remarquer ; à Bordeaux, une enseignante a ainsi été rouée de coups par un élève qui n'appréciait pas sa façon d'enseigner la religion, et plus précisément l'islam. A croire que c'est une manie chez certains irréductibles musulmans, qui n'ont de musulmans que la revendication qu'ils en font : ils savent à peine lire et écrire mais connaissent mieux le Coran que n'importe qui : ben voyons !
Croyant bien faire, notre ministre de l'Education nationale a décidé de remettre au goût du jour la morale laïque : l'idée est bonne mais attention, son prédécesseur s'y est cassé les dents. Et à côté de ça, il propose de supprimer les notes et de rallonger les vacances de la Toussaint, histoire de ne pas trop bousculer nos chères têtes blondes !
Il faut le dire, depuis plusieurs années, tout part à vau-l'eau en ce qui concerne le "mammouth" du gouvernement : enseignants sous-rémunérés et démobilisés, manque d'encadrement des élèves en difficulté, baisse générale du niveau, programmes passés au scalpel (ce qui arrive au programme d'histoire notamment est proprement scandaleux !), agressions toujours plus nombreuses... Et cela ne s'arrangera pas avec le laxisme dont entend faire preuve Christiane Taubira. Les jeunes peuvent casser ou agresser, ils ne seront jamais inquiétés. Y compris les irrécupérables comme ce jeune salafiste en herbe qui a donc agressé la malheureuse enseignante bordelaise. Pas étonnant que le nombre de professeurs ayant souscrit une assurance contre les atteintes corporelles soit en hausse constante !
Si il y a bien une leçon à tirer de tout cela, c'est que la massification du système scolaire est, en réalité, un échec cuisant. Voulue par nos gouvernants après Mai 68 et la sacralisation des théories de Françoise Dolto, l'excellence de l'éducation française est complètement passée à la trappe : des enfants toujours plus mal élevés sont aujourd'hui maintenus dans un parcours scolaire qui les dépasse. Et histoire de ne pas les désintéresser totalement, on nivelle par le bas. Raison pour laquelle on se retrouve aujourd'hui avec 80 à 85% d'une classe d'âge titulaire d'un Bac qui ne vaut plus rien. 
Alors la sélection s'effectue désormais dans l'enseignement supérieur. Et elle est impitoyable. Car ne nous y trompons pas : l'erreur, c'est bel et bien de chercher à faire de tous nos enfants des ingénieurs en puissance. Comme si la France qui se désindustrialise en avait besoin ! 
Il faut réapprendre aux enfants le goût de l'effort, du mérite par le travail, et de la compétition. Car la vie sera toujours une lutte, une bagarre avec les autres pour faire sa place. L'école doit y préparer. Et à côté de cela, les filières dites "de garage" doivent être revalorisées car le travail manuel, l'artisanat, en France, ça embauche et ça paye très bien ! Cela permet ainsi de former un public intéressé à des métiers qui ont beaucoup de mal à trouver du personnel qualifié. Et à sortir du parcours scolaire classique des élèves démobilisés parce qu'ils ne suivent pas, avec les dérives que cela engendre, comme le fait des violences qui se multiplient, par exemple.
Les pistes sont nombreuses, les idées ne manquent pas. Ne reste plus que le courage d'y réfléchir et de les mettre en place. Mais les corps intermédiaires veillent, tels les rectorats, toujours prompts quant à défendre leur pré-carré : pourvu qu'on ne donne pas un coup de pied dans la fourmilière, se disent-ils. Pas facile de réformer dans un pays où le sport national des personnels éducatifs n'est pas d'encadrer la transmission du savoir, mais de plus souvent faire la grève...

mardi 11 septembre 2012

Quand Bernard Arnault crée une intéressante polémique

L'homme d'affaire Bernard Arnault/Crédits Photo :
Sébastien Soriano - Le Figaro

Bonjour à tous !

La rentrée scolaire à peine consommée, et voici déjà les premières polémiques. On passera outre les petites phrases traditionnelles, montrant que chacun cherche à asseoir son territoire entre un gouvernement qui patine et une opposition qui peine à trouver ses marques.
Alors que l'événement de cette automne dans l'Hexagone sera le vote du budget pour l'année 2013, Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH et 4e fortune mondiale, a lâché une petite bombe : il a demandé à obtenir la double-nationalité franco-belge.
Aussitôt, et sans qu'on laissât à l'homme d'affaires le soin de justifier son acte, on a eu droit à une extraordinaire levée de boucliers. Jusqu'à cette Une de Libération que, par correction, je ne reprendrai pas ici mais qui marquait clairement une manifestation d'un poujadisme de gauche.
Et nous revoilà au centre d'un problème franco-français : avoir de l'argent, c'est mal et ne faire qu'esquisser le moindre mouvement, la moindre action, pour éviter de se faire littéralement assommer par le Fisc équivaut dans notre pays à une tentative de meurtre, rien de moins !
Admirons ici non sans délectation les habituels donneurs de leçon et objecteurs de conscience à la petite semaine faire leur petit travail de rapace toujours prêts à créer le buzz pour vendre du papier et faire parler d'eux.
Précisons néanmoins que le problème des Français avec l'argent n'est pas nouveau. La "fille aînée de l'Eglise" est en effet traditionnellement catholique (quoi qu'en disent ceux qui ont fait du lynchage de la tradition cultuelle de ce pays leur sport favori) : or l'Eglise catholique romaine a toujours condamné l'enrichissement personnel. Certes, cela n'empêchait pas une hypocrisie conséquente en la matière mais on était alors loin de la consécration de la valeur travail et de sa récompense en devises sonnantes et trébuchantes. Ce qui était exactement l'inverse dans les pays protestants. Je vous renvoie pour cela à l'excellente approche qu'a faite Max Weber sur le sujet (L'Eglise protestante et l'esprit du capitalisme). 
Toujours est-il que nos chers concitoyens oublient quelques détails :
-primo, la fortune de Bernard Arnault lui appartient, libre à lui d'en disposer comme il l'entend. Il est quand même à l'origine de plusieurs milliers d'emplois et, à travers son groupe, représente le fleuron de la tradition du luxe à la française. Un peu de respect pour son parcours serait de bon aloi. Il a déjà assez de François Pinault pour lui chercher des noises ;
-deuxio, encore une fois nous vivons dans un monde ouvert, qui consacre la libre-circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Les mêmes qui réclament à corps et à cris que l'on soit gentil et accueillant envers des Roms qui ne font pourtant rien pour respecter les lois de la République font soudainement preuve d'amnésie lorsqu'ils voient les milliards de Bernard Arnault risquer de s'envoler outre-Quiévrain ;
-enfin, tertio, et jusqu'à preuve du contraire (la présomption d'innocence est la loi en France, elle s'applique donc aussi dans ce cas), Bernard Arnault a affirmé vouloir conserver sa domiciliation fiscale au pays d'Astérix.
On retiendra donc que l'hypocrisie est malheureusement encore, et pour longtemps, le plus grand mal dont nous souffrons. Alors que, finalement, il serait peut-être plus simple d'avoir une saine réflexion sans tabou sur la fiscalité en France et sur l'utilisation des ressources qu'elle génère.
Mais bon, à voir le climat actuel, je doute que la réflexion soit ce qui nous vienne en premier à l'esprit quand il s'agit de qualifier nos dirigeants. Enfin, je suppose que pour ça comme pour le reste, c'est la faute à Sarko. Le pauvre, avec tout ce qu'on lui met sur le dos, j'espère qu'il a un excellent ostéopathe !

mardi 28 août 2012

Quand la Grèce s'empêtre dans les feuilles de vigne

Au premier plan, Antonis Samaras, Premier Ministre grec
Crédits photo : Tobias Schwarz, Reuters

Bonjour à tous !

Comme souvent ces derniers temps, l'actualité internationale est dominée par la situation en Grèce. Rappelons-la en quelques mots : faisant face à une soudaine crise de confiance des marchés, particulièrement suspicieux sur les économies trop belles pour être vraies depuis la Crise, le pays de Socrate se retrouve avec sa note dégradée. Et ce à un tel point que le pays ne peut, pour ainsi dire, plus emprunter tant la crise de confiance est grande. Pas d'emprunt = pas d'argent pour faire tourner le pays qui, comme la plupart des pays d'Europe, a la fâcheuse tendance de vivre à crédit.
Les Grecs ont donc demandé à leurs partenaires européens, pour l'essentiel, et au FMI, pour le reste, de bien vouloir leur prêter l'argent qu'ils ne pouvaient plus emprunter sur les marchés.
Le seul souci, c'est qu'on ne prête pas comme cela des milliards d'euros à un pays. Sans compter que la situation fait traînée de poudre : l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, l'Italie notamment sont touchés.
Et en Europe, les seuls qui ont de l'argent, ce sont les Allemands. Qui ne veulent plus payer pour tout le monde, ce qui semble logique. D'un autre côté, même si Athènes est responsable de sa situation (économie hyper-dépendante du tourisme, et fraude fiscale établie en sport national), elle n'a pas envie de se voir imposer sa politique économique chez elle. Ce qui peut aussi se comprendre. Car les réformes demandées sont drastiques : privatisations en masse, baisse des salaires des fonctionnaires quand ils ne sont pas licenciés, protection sociale mise en coupe réglée, etc.
C'est la quadrature du cercle : chacune des parties prenantes a légitimité pour faire entendre sa voix. L'Allemagne ne veut pas payer sans avoir l'assurance de revoir son argent et la Grèce entend préserver sa souveraineté nationale. Et l'on s'aperçoit sur ce point précis que l'Europe est vouée à l'échec. Que le système va, et doit s'effondrer. Car la Grèce n'aurait jamais dû rentrer dans l'Union Européenne. Oui mais voilà, au nom de la sacro-sainte union des pays d'Europe voulue par Monnet, Delors ou VGE, on a fermé les yeux sur ses comptes, déjà peu reluisants lors de sa candidature, il y a une trentaine d'années. Mario Draghi fut l'un de ceux qui ne dit rien à l'époque. Aujourd'hui il est président de la Banque Centrale Européenne. Tout est dit.
Dois-je argumenter davantage ? Un sondage paru la semaine dernière montre qu'une petite majorité d'Allemands (environ 52%) ne veut plus de l'Euro. Quid de l'Union Européenne si les Allemands, qui en furent le moteur avec la France, se mettent à refuser dorénavant la construction européenne ? Quant à la Grèce, les organismes internationaux qui ne servent à rien mais qui coûtent cher comme Human Rights Watch dénoncent une montée sans précédent des agressions racistes en Grèce, passoire attitrée de l'Espace Schengen. Et de mettre en cause la non-réaction des pouvoirs publics grecs. Mais comme ils n'ont plus un sou devant eux, ils n'ont pas les moyens d'intervenir de manière institutionnelle et autoritaire ! La triste histoire du chat qui court après sa queue !
Quand Grobatchev, au début des années 80, décréta la peretroïka, il ne le fit pas par bonté d'âme mais par réalisme économique : l'empire soviétique coûtait trop cher à Moscou, qui ne pouvait plus maintenir sa poigne de fer en place. Alors le rideau de fer se fissura. Et ce alors que peu de temps auparavant, les apparatchiks de la nomenklatura demandaient toujours plus de communisme, toujours plus de propagande et d'orthodoxie dans l'application de la doctrine marxiste-léniniste.
Trente ans après, d'autres bureaucrates inconséquents demandent toujours plus d'Europe, toujours plus de fédéralisme. Il ne manque plus que le successeur de Gorbatchev. L'Histoire n'est qu'un éternel recommencement.

vendredi 24 août 2012

Roms : de qui se moque-t-on ?

Crédits photo : Reuters/Pascal Rossignol

Bonjour à tous !

Tandis que se profile la rentrée des classes, un dossier a pris un peu d'avance : celui des Roms. Alors qu'un camp a été démantelé à Villeneuve d'Ascq, c'est à un véritable barnum médiatique que nous assistons depuis lors.
Tout d'abord, Martine Aubry, maire de Lille, s'est offusquée que cette décision ait été prise à son insu, pendant ses congés. Malheureusement pour elle, on a bien vite découvert que sa mairie était tout autant impliquée dans ce démantèlement que le Ministère de l'Intérieur et la Préfecture.
S'en est suivi le traditionnel, sempiternel et agaçant bal des indignés : les Roms eux-mêmes, l'Union Européenne, le président roumain, les associations et l'extrême-gauche française. Autant ne pas y aller avec le dos de la cuillère, n'est-ce pas ?
On a alors organisé une réunion en grande pompe, avec différents ministres, pour déterminer un "champ d'action". Qu'en est-il ressorti ? Le pire, à savoir un assouplissement de leurs restrictions à l'embauche, en attendant sans doute des naturalisations massives et des placements dans des logements. 
Il est étonnant de constater une telle générosité pour une population étrangère tandis que les SDF français dorment toujours dans la rue, que le chômage atteint 10%, que notre croissance est nulle et que notre dette atteint 90% du PIB national... Mais il est vrai que l'on est toujours plus facilement généreux avec l'argent d'autrui, à savoir l'argent du contribuable. 
Cette proposition est scandaleuse car elle montre à quel point notre gouvernement est prêt à plier devant le diktat de Bruxelles et l'autorité toute-puissante d'obscurs présidents de commission qui ne sont même pas élus par le peuple ! 
Qui sont-ils pour nous dire quoi faire sur notre territoire ? Et qui est le président roumain pour nous exhorter à accepter une population venant de SON pays et dont il cherche à tout prix à se débarrasser ? Lui, ainsi que ses homologues bulgares et hongrois, tirent la chasse, et la France est priée de servir de fosse sceptique ! Voilà ce à quoi nous amène la belle Europe. Adieu la souveraineté, adieu l'autorité de l'Etat. 
Quand on pense, pourtant, qu'on fournit un billet d'avion et 300€ à chaque Rom qui décide de rentrer chez lui (+100€ par enfant). Quand on pense aussi que l'Union Européenne fournit des aides spécifiques aux pays susmentionnés afin d'intégrer au mieux ces populations qu'ils dénigrent... honte à eux ! 
Et pendant ce temps-là, en France, la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs et l'extrême-gauche nous forcent à accepter des gens qui ne s'intégreront évidemment jamais à notre République. Il n'y a qu'à voir leurs camps : l'hygiène y est douteuse mais la moindre tente, la moindre caravane, possède un écran plat et une parabole. On rêve. Ou plutôt on cauchemarde. Mais bon, ce ne sont pas ces bien-pensants qui seront prêts à vivre à côté des camps ou bien qui mettront leurs enfants dans les écoles où sont scolarisés les petits Roms. Quant aux militants associatifs, il s'agit le plus souvent de retraités désoeuvrés. Qu'ils trouvent une autre occupation !
Le pire, c'est que ces objecteurs de conscience, ces parangons de la bonne morale, ces Fouquier-Tinville à la petite semaine toujours prêts à dénoncer les éditorialistes réactionnaires viendront pleurer à la télévision lorsque Marine le Pen fera 18, 19 ou 20% à la prochaine élection présidentielle. 
Enfin, comme disait Audiard : "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait !"
Voilà 100 jours que François Hollande est à l'Elysée. Et comme par hasard, sa cote de confiance est déjà en-dessous des 50%. Comme par hasard....

lundi 20 août 2012

Que penser des émeutes amiénoises ?

Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur/Crédits photo :
AFP-Gérard Julien


Bonjour à tous !

François Hollande s'en serait sans doute bien passé, mais sa rentrée est marquée par une série de troubles dans des quartiers dits populaires : Toulouse d'abord, mais surtout Amiens. Des émeutiers ont blessé 16 policiers en plus des dégâts matériels. Le pire dans tout ça, c'est que l'on n'a toujours pas réussi à mettre la main sur les instigateurs de ces débordements !
C'est un peu l'heure de vérité pour l'un des ministres les plus en vue du gouvernement, à savoir Manuel Valls. L'ancien maire d'Evry, qui s'est toujours voulu pragmatique et ferme sur la question de la sécurité, va devoir composer avec les autres membres de son gouvernement, et notamment Christiane Taubira.
C'est en effet une opposition de style que nous proposent ces deux ministres régaliens : le dynamisme et la fermeté de Manuel Valls d'un côté, déterminé à appliquer partout les lois de la République et couper ainsi l'herbe sous le pied d'une opposition qui taxe sans cesse la Gauche d'angélisme, et Christiane Taubira de l'autre, qui veut en finir avec ce qu'elle dénonce être le tout-sécuritaire et le tout-pénitentiaire.
Mme Taubira a raison sur un point (et c'est bien le seul !) : en ces temps de vaches maigres économiques, jeter le menu fretin en prison pour des broutilles n'a pas forcément grand sens, s'avère contre-productif et coûte cher au contribuable. Cependant, il faut veiller à faire effectivement appliquer les peines et prévenir la récidive : c'est bien là le but des peines plancher qu'elle entend supprimer !
Car ne nous y trompons pas : ce qui s'est passé à Amiens va se reproduire et pourquoi ? Parce que ces quartiers sont devenus des zones de non-droit. Les caïds ont soigneusement fait le ménage en faisant fuir les médecins, les pompiers ou les policiers, qu'ils caillassent indistinctement. Ces derniers ne viennent plus, laissant la population à l'abandon. Les habitants historiques de ces quartiers populaires s'en vont, laissant les malfrats, souvent issus de l'immigration (inutile de nous faire croire que ce sont des Suédois qui constituent, en France, l'essentiel de la population carcérale), faire de ces endroits sur la carte un territoire isolé. 
L'argent de la drogue et de la vente d'armes sert alors à financer la vie en société, détournant les nécessiteux de l'Etat-Providence républicain. On ne les a pas enfermés dans des ghettos, ils les ont créés eux-mêmes ! Un dealer peut se faire facilement 3000€ par mois, beaucoup plus qu'en étant à Pôle Emploi, au RSA ou au SMIC. La République ne peut lutter. On se retrouve alors avec des zones entières avec leurs propres règles, leurs propres lois, et leurs propres revendications. La Seine-Saint-Denis est devenu un territoire "halal" et les grandes multinationales leur emboîtent le pas. Quick a ainsi ouvert des restaurants halals, au mépris de la laïcité républicaine. Les pouvoirs publics ont fait de même : à Lille, Martine Aubry a aménagé des horaires spécifiques, pour les femmes, dans les piscines. Quant à l'école, il n'est pas rare de voir proposer des menus sans porc dans les cantines.
Mais enfin, de qui se moque-t-on ? Est-ce là la tradition française ? La tradition laïque qui, au prix de siècles de guerres de religion, a compris qu'il fallait confiner le sacré strictement au cadre privé afin que, dans le public, nous soyons tous des citoyens de la République française ?! Je ne le crois pas.
Il faut remédier à cela en en finissant une bonne fois avec les discours angéliques et la passivité en matière d'immigration. La France se meurt. Commençons par mettre un terme aux accords de Schengen et soyons enfin actifs ! Il est plus que temps. Sinon, on pourrait se retrouver assez vite avec le même phénomène qu'en 2005. Voire pire ! 
Enfin, pendant ce temps-là, François II a pris le train et est rentré de vacances. J'espère qu'il n'a pas oublié ses manuels ni sa trousse, car il n'a pas fini d'avoir du boulot !

samedi 18 août 2012

Bilan des JO (2/2) Napoléon, reviens, ils sont (re-)devenus fous !

Bonjour à tous !

Afin d'être exhaustif concernant le bilan des JO, il convient de dresser également un constat sur le plan sportif. Plusieurs choses méritent d'être évoquées.
Ainsi, les USA reprennent la première place au classement des médailles, quatre ans après l'avoir abandonnée à la Chine, aux JO de Pékin. Complétant le podium, la Grande-Bretagne en éjecte la Russie pour la première fois !
La France, elle, gagne trois places et se retrouve 7e. Si les breloques sont moins nombreuses qu'à Pékin, celles du plus beau métal passent de 7 à 11. Un beau score dans un contexte où le succès sportif s'internationalise de plus en plus. Jamais autant de pays (52, de mémoire) n'avaient été récompensés lors d'une olympiade. 
Il faut toutefois noter l'échec de certaines fédérations : l'escrime, qui revient fanny pour la première fois depuis les JO de Rome en 1960, l'équitation, ou la voile. Remercions la natation et le judo d'avoir su nous porter.
Quant aux athlètes, ces jeux ont consacré de nouveaux gabarits ce qui, d'un point de vue physiologique et sportif, est plus qu'intéressant. A tout seigneur, tout honneur, commençons par Usain Bolt qui, avec son longiligne 1m96 et ses gigantesques foulées à haute fréquence, a démontré qu'il n'était certainement pas fini et que les petits sprinteurs massifs étaient relégués aux oubliettes. Mention spéciale aussi pour le Kényan David Rudisha, à l'allure gracieuse qui nous a offert un 800m époustouflant, couru comme deux 400m à la file, et faisant passer le record du monde de la distance sous la 1'40". N'oublions pas non plus Renaud Lavillenie qui, avec son 1m80, n'est guère supposé franchir 6m à la perche. Et pourtant, avec 5m97, il a établi un nouveau record olympique, apportant à la France sa première médaille d'or olympique en athlétisme pour la première fois depuis Galfione en 1996. Déjà à la perche... Enfin, ayons tous une pensée pour l'extraordinaire Michael Phelps : 22 breloques, 18 en or, athlète le plus récompensé de l'histoire des JO : chapeau !
Néanmoins, il demeure un arrière-goût désagréable. Comme si quelque chose n'avait pas tourné rond. Ce quelque chose, c'est la réouverture sournoise du vieil antagonisme entre Anglais et Français par les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté. Entre la chute volontaire en cyclisme sur piste durant l'épreuve de vitesse hommes par équipes, l'aviron avec son problème mécanique déclaré hors limites et le scandale entourant l'élimination d'Alexis Vastine, sans parler du coureur britannique qui fit un faux-départ et qui eut, par on ne sait quel miracle, l'autorisation de se repositionner dans les blocks, il y a de quoi s'arracher les cheveux. Pas de doute, les Britanniques n'ont pas, à proprement parler, triché, mais ils ont joué avec les règles, réinventant le fair-play à leur sauce. Et je ne parle pas de l'outrage au sport commis par la sélection espagnole de basket-ball, perdant exprès son match contre le Brésil (baissant soudainement de pied alors qu'ils avaient copieusement mené les 3 premiers quarts-temps) afin de nous rencontrer en 1/4 de finale pour éviter Team USA jusqu'à la finale.
Bref, à Londres, la fête fut belle, les images de vrai sport, symbole de l'équité et de l'exploit, demeureront. Mais les milliards outrageusement dépensés dans un pays engagé dans une sévère récession économique ne peuvent ni ne doivent faire oublier le cynisme britannique ainsi que celui du CIO, tant pendant la cérémonie d'ouverture que pendant l'olympiade en elle-même. 
Le pire c'est que ce n'est peut-être pas fini : en 2014, les JO d'hiver auront lieu à Sotchi, en Russie, station de sports d'hiver préférée d'un certain Vladimir Poutine. Enfin, l'important, c'est de participer paraît-il. Pauvre Baron, si il savait...

lundi 13 août 2012

Bilan des JO (1/2) Carton rouge à France Télévisions !

Bonjour à tous !

Ce fut sans doute l'événement sportif de trop pour France Télévisions ! La couverture des JO d'été fut une catastrophe à tout point de vue. Comment passer sous silence un tel ratage ?
Les échecs furent nombreux, essayons de les énumérer autant que possible.
Premier d'entre eux, Nelson Montfort, auteur d'une bourde scandaleuse au moment d'interviewer la nageuse Ophélie-Cyrielle Etienne : il l'a incitée à parler de sa mère, disparue seulement quelques mois plus tôt. Honteux. Et sitôt sorti de la piscine, il a été sévir au bord de la piste d'athlétisme, où sa flagornerie n'a que peu d'égal dans la zone mixte.
Et puis il y a eu les pubs, incessantes. Pratiquement tous les quarts d'heure. Un véritable cauchemar. D'autant que quand la page de pub est terminée, on a droit aux partenaires du groupe avant le générique du reportage. Bref, autant dire que pratiquement 10 minutes se sont alors écoulées.
Que dire également sur la catastrophe Louise Elkland, dans son bus, dont personne n'avait cure ? A part inviter un cuisinier (comme si la cuisine anglaise pouvait être bonne, sans parler de l'indélicatesse envers les sportifs qui, justement, se sont privés pendant cette quinzaine d'efforts), voilà du temps, de la pellicule et de l'essence gaspillés en vain. 
Mentionnons aussi la litanie de reportages inutiles, parfois rediffusés dans la même journée comme ce fut le cas concernant celui qui traitait du quotidien de Céline Goberville, notre première médaillée.
Et quand ils avaient fini, ils nous rediffusaient au milieu d'événements en direct des moments différés qui s'étaient déroulé plus tôt dans la journée. Sans compter les interviews de sportifs. Comme si cela ne pouvait pas attendre la fin du direct !
N'oublions pas non plus les guéguerres entre journalistes : Laurent Luyat qui coupe sans arrêt André Garcia et Olivier Girault pendant France-Argentine, et qui s'étonne presque que le premier nommé lui rétorque sans autre forme de procès que ce n'est pas la peine de lui donner l'antenne pendant la mi-temps, puisqu'il ne se passe rien. Ou bien Jean-Philippe Guillin qui est obligé d'expliquer à Gérard Holtz ce qu'est le respect des hymnes.
Enfin, je ne parle même pas de l'automasturbation de la chaîne et de ses journalistes qui nous expliquent depuis hier, jour de la clôture des Jeux, qu'ils sont les plus forts car ils ont réalisé des cartons d'audience. Sauf que sans concurrence, malheureusement, pour suivre les JO, on n'avait pas trop le choix !
Et tout ça sans mentionner l'incompétence globale des commentateurs, obligés d'être à quatre pour commenter l'athlétisme, ou à trois pour commenter la natation, des prises de parole intempestives, des précisions techniques ratées sur certains sports ou encore de grossières fautes de synthé qui ont vite échaudé les athlètes. Boris Diaw a ainsi procédé à un rappel à l'ordre car son nom avait été mal orthographié. Et ce soir, lors de la retransmission en direct de la boutique Adidas sur les Champs, partenaire officiel de l'Equipe de France Olympique, Gévrise Emane s'est appelée Emane Gévrise : elle fut la seule dans ce cas. Et Mahiedine Mekhissi s'est retrouvé médaillé d'argent...sur 300m steeple !
Si France Télévisions veut lutter contre l'érosion de son audimat, il va falloir se poser de sérieuses questions sur le professionalisme de ses équipes. Sinon, lassé, les téléspectateurs, qui payent justement la redevance pour ces chaînes-là, risquent de sérieusement ruer dans les brancards !