lundi 20 août 2012

Que penser des émeutes amiénoises ?

Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur/Crédits photo :
AFP-Gérard Julien


Bonjour à tous !

François Hollande s'en serait sans doute bien passé, mais sa rentrée est marquée par une série de troubles dans des quartiers dits populaires : Toulouse d'abord, mais surtout Amiens. Des émeutiers ont blessé 16 policiers en plus des dégâts matériels. Le pire dans tout ça, c'est que l'on n'a toujours pas réussi à mettre la main sur les instigateurs de ces débordements !
C'est un peu l'heure de vérité pour l'un des ministres les plus en vue du gouvernement, à savoir Manuel Valls. L'ancien maire d'Evry, qui s'est toujours voulu pragmatique et ferme sur la question de la sécurité, va devoir composer avec les autres membres de son gouvernement, et notamment Christiane Taubira.
C'est en effet une opposition de style que nous proposent ces deux ministres régaliens : le dynamisme et la fermeté de Manuel Valls d'un côté, déterminé à appliquer partout les lois de la République et couper ainsi l'herbe sous le pied d'une opposition qui taxe sans cesse la Gauche d'angélisme, et Christiane Taubira de l'autre, qui veut en finir avec ce qu'elle dénonce être le tout-sécuritaire et le tout-pénitentiaire.
Mme Taubira a raison sur un point (et c'est bien le seul !) : en ces temps de vaches maigres économiques, jeter le menu fretin en prison pour des broutilles n'a pas forcément grand sens, s'avère contre-productif et coûte cher au contribuable. Cependant, il faut veiller à faire effectivement appliquer les peines et prévenir la récidive : c'est bien là le but des peines plancher qu'elle entend supprimer !
Car ne nous y trompons pas : ce qui s'est passé à Amiens va se reproduire et pourquoi ? Parce que ces quartiers sont devenus des zones de non-droit. Les caïds ont soigneusement fait le ménage en faisant fuir les médecins, les pompiers ou les policiers, qu'ils caillassent indistinctement. Ces derniers ne viennent plus, laissant la population à l'abandon. Les habitants historiques de ces quartiers populaires s'en vont, laissant les malfrats, souvent issus de l'immigration (inutile de nous faire croire que ce sont des Suédois qui constituent, en France, l'essentiel de la population carcérale), faire de ces endroits sur la carte un territoire isolé. 
L'argent de la drogue et de la vente d'armes sert alors à financer la vie en société, détournant les nécessiteux de l'Etat-Providence républicain. On ne les a pas enfermés dans des ghettos, ils les ont créés eux-mêmes ! Un dealer peut se faire facilement 3000€ par mois, beaucoup plus qu'en étant à Pôle Emploi, au RSA ou au SMIC. La République ne peut lutter. On se retrouve alors avec des zones entières avec leurs propres règles, leurs propres lois, et leurs propres revendications. La Seine-Saint-Denis est devenu un territoire "halal" et les grandes multinationales leur emboîtent le pas. Quick a ainsi ouvert des restaurants halals, au mépris de la laïcité républicaine. Les pouvoirs publics ont fait de même : à Lille, Martine Aubry a aménagé des horaires spécifiques, pour les femmes, dans les piscines. Quant à l'école, il n'est pas rare de voir proposer des menus sans porc dans les cantines.
Mais enfin, de qui se moque-t-on ? Est-ce là la tradition française ? La tradition laïque qui, au prix de siècles de guerres de religion, a compris qu'il fallait confiner le sacré strictement au cadre privé afin que, dans le public, nous soyons tous des citoyens de la République française ?! Je ne le crois pas.
Il faut remédier à cela en en finissant une bonne fois avec les discours angéliques et la passivité en matière d'immigration. La France se meurt. Commençons par mettre un terme aux accords de Schengen et soyons enfin actifs ! Il est plus que temps. Sinon, on pourrait se retrouver assez vite avec le même phénomène qu'en 2005. Voire pire ! 
Enfin, pendant ce temps-là, François II a pris le train et est rentré de vacances. J'espère qu'il n'a pas oublié ses manuels ni sa trousse, car il n'a pas fini d'avoir du boulot !

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