Bonjour à tous !
Ce fut sans doute l'événement sportif de trop pour France Télévisions ! La couverture des JO d'été fut une catastrophe à tout point de vue. Comment passer sous silence un tel ratage ?
Les échecs furent nombreux, essayons de les énumérer autant que possible.
Premier d'entre eux, Nelson Montfort, auteur d'une bourde scandaleuse au moment d'interviewer la nageuse Ophélie-Cyrielle Etienne : il l'a incitée à parler de sa mère, disparue seulement quelques mois plus tôt. Honteux. Et sitôt sorti de la piscine, il a été sévir au bord de la piste d'athlétisme, où sa flagornerie n'a que peu d'égal dans la zone mixte.
Et puis il y a eu les pubs, incessantes. Pratiquement tous les quarts d'heure. Un véritable cauchemar. D'autant que quand la page de pub est terminée, on a droit aux partenaires du groupe avant le générique du reportage. Bref, autant dire que pratiquement 10 minutes se sont alors écoulées.
Que dire également sur la catastrophe Louise Elkland, dans son bus, dont personne n'avait cure ? A part inviter un cuisinier (comme si la cuisine anglaise pouvait être bonne, sans parler de l'indélicatesse envers les sportifs qui, justement, se sont privés pendant cette quinzaine d'efforts), voilà du temps, de la pellicule et de l'essence gaspillés en vain.
Mentionnons aussi la litanie de reportages inutiles, parfois rediffusés dans la même journée comme ce fut le cas concernant celui qui traitait du quotidien de Céline Goberville, notre première médaillée.
Et quand ils avaient fini, ils nous rediffusaient au milieu d'événements en direct des moments différés qui s'étaient déroulé plus tôt dans la journée. Sans compter les interviews de sportifs. Comme si cela ne pouvait pas attendre la fin du direct !
N'oublions pas non plus les guéguerres entre journalistes : Laurent Luyat qui coupe sans arrêt André Garcia et Olivier Girault pendant France-Argentine, et qui s'étonne presque que le premier nommé lui rétorque sans autre forme de procès que ce n'est pas la peine de lui donner l'antenne pendant la mi-temps, puisqu'il ne se passe rien. Ou bien Jean-Philippe Guillin qui est obligé d'expliquer à Gérard Holtz ce qu'est le respect des hymnes.
Enfin, je ne parle même pas de l'automasturbation de la chaîne et de ses journalistes qui nous expliquent depuis hier, jour de la clôture des Jeux, qu'ils sont les plus forts car ils ont réalisé des cartons d'audience. Sauf que sans concurrence, malheureusement, pour suivre les JO, on n'avait pas trop le choix !
Et tout ça sans mentionner l'incompétence globale des commentateurs, obligés d'être à quatre pour commenter l'athlétisme, ou à trois pour commenter la natation, des prises de parole intempestives, des précisions techniques ratées sur certains sports ou encore de grossières fautes de synthé qui ont vite échaudé les athlètes. Boris Diaw a ainsi procédé à un rappel à l'ordre car son nom avait été mal orthographié. Et ce soir, lors de la retransmission en direct de la boutique Adidas sur les Champs, partenaire officiel de l'Equipe de France Olympique, Gévrise Emane s'est appelée Emane Gévrise : elle fut la seule dans ce cas. Et Mahiedine Mekhissi s'est retrouvé médaillé d'argent...sur 300m steeple !
Si France Télévisions veut lutter contre l'érosion de son audimat, il va falloir se poser de sérieuses questions sur le professionalisme de ses équipes. Sinon, lassé, les téléspectateurs, qui payent justement la redevance pour ces chaînes-là, risquent de sérieusement ruer dans les brancards !

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