lundi 22 octobre 2012

La repentance, ou la nouvelle religion de François Hollande

Crédits Photo : Eric Gaillard/Reuters


Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je souhaite aborder avec vous la nouvelle lubie de la Gauche au pouvoir, orchestrée par François Hollande et les différents lobbies qui l'entourent : la repentance historique.
Tout a commencé il y a quelques mois lorsqu'il a reconnu le rôle de la France dans la rafle du Vel' d'Hiv :  problème, cela signifie ipso facto que le Président reconnaît le régime de Vichy de Pétain et Laval comme incarnant la France légitime durant la Seconde Guerre Mondale. Grave erreur : la France libre, qui se battait contre les Allemands et leur barbarie, elle, se situait à Londres sous l'égide du Général de Gaulle. Condamner la France à propos du drame du Vel' d'Hiv' revient donc à minorer sinon à marginaliser cette France résistante qui finalement, et heureusement , aura eu gain de cause.
Deuxième acte, passé plus inaperçu dans la presse, mais qui agite quand même quelque peu la sphère politico-médiatique ces derniers temps : Daniel Cohn-Bendit préconise de faire acte de contrition concernant la pratique de l'esclavage et propose, entre autres, que la France organise, sous une forme ou une autre, un dédommagement des descendants des victimes. Il est vrai que la France ayant de l'argent à ne savoir qu'en faire, il aurait été dommage de ne point trouver un nouveau moyen de le dépenser... Passons ce sarcasme. Quelle idée saugrenue de la part du député européen. Car il est de bon ton de rappeler quelques réalités : tout d'abord, les Africains n'ont pas été les seules victimes de l'esclavage, contrairement à ce que pensent les bien-pensants actuels. L'esclavage a été une constante dans l'Histoire depuis l'Antiquité et certainement même encore avant : c'était l'apanage du vainqueur que de conserver vivants certains prisonniers pour les réduire en esclavage. Cela lui assurait une main d'oeuvre gratuite ainsi qu'une humiliation du vaincu. Or, va-t-on demander aux Romains, aux Grecs de dédommager les descendants de leurs esclaves ? Va-t-on même demander aux descendants des seigneurs de s'excuser auprès des familles de ceux qu'ils ont utilisé comme serfs ? Et les autres exemples sont ici trop nombreux pour être évoqués. Voyez le non-sens de cette proposition de Cohn-Bendit. Enfin rappelons deux faits essentiels concernant l'esclavage : c'étaient les populations d'Afrique elles-mêmes qui proposaient certains de leurs concitoyens à ce triste sort. Ils se faisaient la guerre entre eux (eh oui, scoop, ils ne valent pas mieux que nous sur ce point !), faisaient des prisonniers qu'ils vendaient ensuite comme esclaves aux Européens qui les envoyaient dans les colonies. Le Roi du Dahomey, par exemple, était coutumier du fait. Il faudrait donc que les Africains demandent à ceux de leurs petits camarades qui les ont exploités de s'excuser. Ce serait un bon début, mais évidemment cela n'arrivera pas : taper sur l'Occidental est bien plus facile et confortable. Enfin, donc, dernier point sur le sujet : il n'y a jamais eu d'esclave sur le sol de la France métropolitaine. N'en déplaise aux esprits chagrins, c'est un fait incontestable. Alors, moi, je propose que les Verts et M. Cohn-Bendit retournent à leurs livres d'Histoire et nous laissent tranquilles, ça nous fera des vacances.
Enfin, dernier exemple en date qui montre à quel point François Hollande est fâché avec l'Histoire de France, et plus particulièrement avec le Général de Gaulle : sa reconnaissance de la responsabilité de la France dans les événements du 17 Octobre 1961. Rappel des faits : la Guerre d'Algérie fait rage à cette époque depuis 1954 et les événements de la Toussaint Rouge. La France, avec ses alliés algériens du MNA et avec les harkis, fait face à la résistance du FLN. Comme tout conflit, il y a des victimes des deux côtés. En 1961, peu de temps avant cette manifestation du FLN, ce dernier s'est tristement illustré en tuant plusieurs policiers au cours d'attentats meurtriers. Les fidèles à la France du MNA ainsi que les harkis sont massacrés par les indépendantistes. En ce jour d'automne, et en dépit d'une interdiction stricte de manifester pour les Algériens de France, le FLN organise néanmoins un cortège, forçant les réticents à se joindre au défilé. Les policiers, les nerfs à vif, chargent. Bilan (incertain) : 2 ou 3 morts côté algérien, sans compter les blessés. En tout cas, certainement pas des centaines comme le prétend le FLN, encore très influent à Alger, lui qui n'hésite jamais à mettre tous les malheurs de ce pays artificiel sur le dos de l'accusé français. 
Or on sait que les nationalistes algériens n'ont jamais hésité à maquiller les faits et à gonfler les chiffres pour faire le procès de la France. En reconnaissant la responsabilité de notre pays, Hollande a sciemment désigné le Général de Gaulle et son Premier Ministre, Michel Debré, comme des sanguinaires. Pourtant, l'Histoire de France s'est faite dans le sang, comme toute destinée d'un vieux pays. C'est ce qui fait la France telle qu'elle est aujourd'hui. On ne peut, et on ne doit, s'excuser pour tout. Sinon on y passerait notre vie, et en plus on renierait notre héritage, notre culture, notre identité. Mais notre président n'en a que faire, après lui, le déluge ! Son électoralisme, sa pusillanimité et son absence de scrupules dictent totalement sa ligne de conduite. Il est alors inutile de pleurer, de s'étonner ou de condamner la progression du FN : dans la vie, on a jamais que ce que l'on mérite !

jeudi 18 octobre 2012

Pourquoi les Souverainistes n'ont-ils pas de poids politique en France ?

Nicolas DUPONT-AIGNAN/Crédits Photo : Wikipédia

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, il s'agit de porter un regard critique sur l'action des souverainistes en France. Un travail peu évident alors que la souveraineté de la France n'a jamais été aussi mise à mal. En effet, depuis l'adoption par le Parlement en catimini du nouveau traité européen obligeant chaque état membre de la zone Euro de faire examiner son budget par Bruxelles, la France se trouve privée d'un nouveau moyen d'action sur sa politique économique. Ce fut l'Euro qui se substitua au Franc, la monnaie nationale, en 2002, c'est le budget aujourd'hui. 
De surcroît, Angela Merkel a d'ores et déjà annoncé que cela ne lui suffirait pas : elle compte instaurer le droit de veto par les technocrates européens sur tout budget national ne correspondant pas à ses canons de l'austérité : non contente d'avoir déjà mis la Grèce à genoux, de faire suivre le même chemin à l'Irlande, le Portugal, l'Italie ou l'Espagne, elle espère faire de même avec tout état non vertueux (selon ses critères). De quoi s'interroger singulièrement sur la qualité des rapports que la Chancelière entend entretenir avec ses partenaires de l'Union Européenne.
En France, la grogne s'est bien fait ressentir : des manifestations ont bien eu lieu, mais de manière éparpillée. Quelques hérauts politiques sont montés à la barre pour se faire entendre. Sans succès.
Et c'est bien là le problème : car, alors qu'en 1992 le "oui" au Traité de Maastricht avait été voté à l'arraché, alors qu'en 2005 la France a refusé, toujours par référendum, le traité de Constitution européenne, il ne se trouve aucun relais puissant sur le plan politique pour accentuer ce refus populaire.
La principale raison de ce manque de visibilité des souverainistes de France tient sans doute à leur manque de lisibilité : depuis De Gaulle, qui avait été très clair sur le sujet ("On ne peut pas faire d'omelette fédérale sans casser les oeufs durs des états-nations"), il n'y a plus d'unité politique sur ce plan : de l'extrême-gauche incarnée par Mélenchon (qui critique Bruxelles sans vouloir sortir de l'Euro, cherchez l'erreur) à Marine Le Pen, en passant par feu Philippe Séguin, le grabataire Chevènement et l'infortuné Dupont-Aignan, l'électeur ne sait trop à quel saint se vouer. 
Le problème est là : il n'y a pas de leader unique portant la voix du souverainisme, et donc de la démocratie, en France. Debout la République et le Front National essayent bien de se faire du charme, mais rien n'y fait. Le noyau est trop éclaté, et les divergences sur les autres sujets bien trop prononcées pour espérer voir une véritable union autour de ce point crucial de l'avenir économique et politique de notre pays.
Pendant ce temps-là, l'UMPS, qui ne fait plus rêver personne depuis fort longtemps, continue de placer ses représentants à l'Elysée, privilégiant la mondialisation, le libéralisme économique, la bien-pensance omniprésente et le mépris pour les classes populaires et les classes moyennes. Comment dit-on déjà ? Ah oui : diviser pour mieux régner !

lundi 15 octobre 2012

L'arlésienne Sarkozy

Crédits Photo : Reuters/Le Monde/Andrew Kelly

Bonjour à tous !

On en parle beaucoup, c'est le couplet à la mode du moment : Sarkozy va-t-il faire son retour en politique ? Et, si oui, cela aura-t-il une réelle répercussion positive ?
Le fait est que si les médias parlent beaucoup de l'ancien Président de la République, aujourd'hui devenu conférencier, ce n'est que pour mieux souligner l'incapacité du Gouvernement actuel à imposer une ligne directrice qui emballe le pays.
Le couple exécutif connaît une chute vertigineuse et ultra-rapide dans les sondages, digne de la descente historique de Baumgartner, hier. Ayrault ne parvient pas à tenir ses ministres : Valls et Taubira se détestent, Peillon joue son petit va-tout, Duflot agit en franc-tireuse...n'en jetez plus, la coupe est pleine ! Et ce alors qu'il n'aura pas fallu longtemps aux Socialistes pour se désavouer ou pour mentir aux Français : "Le traité 'Merkozy', en l'état, je n'en veux pas, je le renégocierai" clamait haut et fort François Hollande pendant sa campagne. Résultat : il n'a pas été modifié du tout (confession faite par le Premier Ministre sur un plateau de TV) et a été voté en catimini à l'Assemblée Nationale, privant encore un peu plus le peuple français de souveraineté. Même le vote de la loi sur le "mariage pour tous" et l'adoption des enfants par des couples homosexuels prend une figure de long chemin de croix : entre ceux qui réclament, comme Bruno Le Roux, chef du groupe PS à l'Assemblée, un amendement sur la procréation médicalement assistée (ben voyons...) et un net recul des Français sur la question dans les sondages, ce n'est pas gagné d'avance. Loin de là. D'ailleurs, les voix toujours plus nombreuses s'élèvent pour réclamer au moins un débat sur le sujet tandis que le PS oublie la promesse faite en 1999 par Elisabeth Guigou : celle-ci avait promis qu'on adoptait le PACS mais que "jamais" on ne ferait voter de loi pour le mariage des homosexuels. Un beau mensonge de plus !
Tout cela pour dire qu'il était bien beau de taper sur Sarkozy pendant la campagne, mais qu'une fois au pouvoir, nos amis de Gauche ne font guère mieux, quand ils ne font pas pire ! On voit aujourd'hui à quel point ce parti d'énarques n'était pas prêt à prendre le pouvoir car son seul programme était de faire la peau de l'ancien président.
Pour autant, celui-ci peut-il, et doit-il, revenir ? Pas si sûr... Tout d'abord, l'UMP s'est trouvé un sous-Sarkozy en la personne de Jean-François Copé : oh, bien sûr, il reprend des idées qui ne sont pas faites pour déplaire à la base militante du Parti, mais ces derniers ont compris que si il transgressait dans les paroles, il ne le ferait sûrement pas dans les actes : il demeure un pro-Européen convaincu avec toute la cohorte d'effets secondaires que cela entraîne, notamment une dérégulation totale de l'immigration. Pas dupes, les votants s'apprêtent donc à faire le choix Fillon. Pas très emballant non plus, mais à défaut d'autre chose...
Quant à l'intéressé lui-même, qu'en est-il ? Il se murmure avec insistance que Carla Bruni ne veut plus entendre parler de l'Elysée, et qu'elle compte bien élever sa fille loin des troubles du pouvoir. Et ce que femme veut... L'ancien Président, lui, n'est sans doute même pas très sûr de ce qu'il souhaite. Il faudrait pour cela qu'il prenne le temps d'analyser en profondeur sa défaite : si la "ligne Buisson" lui a permis de recoller à Hollande et d'éviter de prendre une fessée, son comportement atlantiste et pro-Européen durant son mandat a montré aux électeurs qu'il n'était pas prêt à passer de la parole aux actes. 
En conclusion, si Nicolas Sarkozy souhaite revenir, il faudra qu'il revienne avec un fond modifié, un vrai programme davantage axé sur le souverainisme, la réindustrialisation, la recherche et le développement ainsi qu'une profonde réflexion sur la compétitivité des entreprises (qui peut être une compétitivité hors-coût) et pourquoi pas une sortie programmée de l'Euro et une dénonciation des conventions stupides du type Schengen. Bref, un profond travail de remise en question. Pas sûr qu'à 62 ans (son âge en 2017), avec sa femme réticente, sa fille qui grandit, et cinq ans passés en dehors de la vie politique, cela constitue un calcul très malin de sa part. Et il ne faudrait pas oublier que le peuple français est à la fois monarchiste et régicide : monarchiste en sa foi dans l'homme providentiel, ce qui constitue la base de la permanence de la Constitution de 1958, régicide en ce qu'il rejette le retour d'un homme tombé de son piédestal : demandez donc à Giscard ce qu'il en pense, lui qui prend la poussière au Conseil Constitutionnel. Le seul qui a réussi un retour vainqueur auprès du peuple, ce fut Napoléon pendant le Vol de l'Aigle, qui fut acclamé tout au long du chemin par une foule en liesse. Mais c'était parce qu'il avait été destitué par les oligarques au pouvoir, non par le peuple lui-même.
Alors Sarkozy peut-il réécrire l'Histoire ? Affaire à suivre....

lundi 8 octobre 2012

Essai sur les nouveaux enjeux démographiques

Crédits Photo : Appolo XVII/NASA

Bonjour à tous !

Aujourd'hui j'aborde un sujet qui me tient à coeur. Le but de ce post sera de faire un point sur la démographie actuelle, d'en mesurer les causes et les conséquences sans pour autant forcément chercher à faire la leçon.
Première constatation évidente : la population mondiale a considérablement augmenté en très peu de temps. Nous sommes passés de 1 milliard d'habitants en 1800 à 7 milliards en 2012, soit une multiplication par 7 des habitants de notre petite planète en à peine plus de 200 ans. 


Le graphique ci-dessus nous indique même que nous serons 9 milliards dans un peu moins d'un demi-siècle. Comment expliquer cette extraordinaire croissance ? Tout d'abord par les progrès en matière de nutrition, d'hygiène et de médecine. L'accès à l'eau courante, une agriculture massive (notamment aux USA, dans l'Ouest de la Russie, en Argentine, en France ou en Australie) assurent une meilleure subsistance, plus variée, à l'ensemble de la population. Les progrès de la médecine sont également flagrants : traitement du cancer, des maladies cardiaques... le tout facilité par le recul de l'ingérence de la religion en la matière, notamment en Europe qui fut le leader de la Révolution Industrielle, ont contribué à l'allongement du durée de la vie. 
L'autre explication est la libéralisation de la sexualité, qui s'opère notamment dans les années 60. Il faut aussi prendre en compte la multiplication des familles recomposées où l'on a parfois des enfants avec son 2e conjoint (voire son 3e dans les cas exceptionnels) et l'on obtient une partie des explications de cette formidable hausse. Ce ne sont là que des explications parmi d'autres, bien entendu.
D'autre part, et en dépit d'un progrès généralisé de la médecine, la transition démographique, qui consiste à aboutir à un schéma avec une natalité et une mortalité basses dans un pays donné, ne s'est pas répandue partout : de nombreuses familles vivant dans des pays moins bien développés que les nôtres font encore beaucoup d'enfants par crainte d'une forte mortalité infantile. Crainte d'ailleurs malheureusement justifiée dans certains pays. En outre, la présence forte de la religion dans certains pays bat en brèche les nouvelles normes de contraception qui permettraient de limiter les naissances. Ainsi l'Eglise catholique romaine n'a-t-elle toujours pas revu son dogme anti-préservatif. Un drame, qui plus est, pour les pays durement touchés par le virus du SIDA.
Or, il convient d'agir désormais rapidement pour endiguer cette envolée démographique. Car les ressources de la Terre, elles, n'ont pas augmenté. Et les progrès techniques conséquents depuis 2 siècles ont eu tendance à d'ailleurs sérieusement les entamer. Le noeud gordien se situe surtout au niveau de l'accès à l'eau potable, qui ne bénéficie pour l'heure, selon les dernières estimations, qu'à 3 milliards d'habitants. Avec le réchauffement climatique actuellement constaté et l'avancée de la désertification à la surface du globe, de plus en plus de populations vont se retrouver victimes d'une pénurie d'eau potable. Le paramètre idéal pour justifier un conflit d'envergure qui se règlerait les armes à la main, l'exemple le plus parlant se situant certainement au Moyen-Orient.
La question qui se pose est alors de savoir si il existe des moyens pour endiguer cette hausse de la population mondiale sans verser dans le cynisme malthusien. Il y a quelques temps le conseiller municipal de Paris, Yves Cochet (EELV), avait proposé de supprimer les allocations familiales à partir du 3e enfant. Cependant il s'était heurté à un mur, car la tradition familiale et nataliste forte de la France héritée de son histoire catholique, est encore très prégnante. Sans compter que selon les composantes de la population française, la natalité n'est pas la même, loin s'en faut. Mais l'enjeu principal reste d'agir à l'échelle mondiale. Plusieurs solutions peuvent être explorées :
-une éducation massive sur la contraception ;
-un retour à la raison des autorités religieuses concernant la contraception ;
-faire de la lutte contre la mortalité infantile une priorité afin de décourager les naissances multiples ;
-développer et permettre l'accès au plus grand nombre aux progrès de la médecine.
D'autres pistes existent sûrement pour une problématique qui devrait être aujourd'hui prioritaire. Vos réactions, vos propositions sont attendues et sont les bienvenues !

vendredi 5 octobre 2012

Papa, papa, la bonne et moi !

Bonjour à tous !

Jusque alors j'évitais de revenir sur un sujet précédemment évoqué. Toutefois, l'actualité étant ce qu'elle est, il faut parfois disconvenir à ses petites habitudes.
C'est la raison pour laquelle je prends le temps aujourd'hui de préciser certains points sur le projet de loi concernant le mariage homosexuel et l'adoption des enfants par un couple d'homosexuels.
Car il semble qu'on y soit : plus moyen de faire machine arrière, cette fois on va y avoir droit. Pourtant, la résistance s'organise, la protestation gronde. Mais ce gouvernement qui dit pourtant vouloir "respecter les corps intermédiaires" (dixit Jean-Marc Ayrault) prend soigneusement le temps de les ignorer lorsque cela l'arrange. Une énième preuve, au passage, qu'il finit par adopter la posture de son prédécesseur pourtant maintes et maintes fois critiqué alors que le PS était dans l'opposition. Mais, trêve de mauvaise foi, passons sur ce point.
Je souhaite ici préciser avec vous et pour vous ce qui me choque dans ce projet de loi : l'argument premier évoqué par les militants c'est l'amour, et la liberté de pouvoir se marier avec la personne que l'on aime, peu importe son sexe. Fort bien : à ce moment-là, je défie n'importe lequel de ces benêts soi-disant romantiques (car on sait tous que la population homosexuelle a une sexualité très active) de trouver dans le Code Civil un seul article évoquant le mot "amour" dans le chapitre consacré au mariage : il n'en trouvera aucun ! Et pour cause : le mariage n'est pas une histoire d'amour, il est un pacte social passé avec son alter ego de l'autre sexe pour garantir un toit et une subsistance à la femme et aux enfants. 
La révolution des moeurs des années 70 couplée à un allongement de la durée de vie a cependant remis en question le mariage tel qu'on l'a connu pendant des siècles, régenté par les parents en dépit de l'avis des enfants. Le sentiment amoureux a alors pris le pas. Ce qui est très bien. Mais comme rien n'est plus fragile qu'un sentiment aussi fort que l'amour, les divorces se sont aussi multipliés, brisant des familles, déstabilisant des enfants alors en panne d'autorité paternelle (les enfants étant souvent laissés à la garde de leur mère) et de repères. L'une des explications au problème d'éducation que l'on rencontre depuis lors chez nos chères têtes blondes. 
Pour en revenir à nos moutons, l'amour ne saurait donc être un argument valable : le mariage, comme la pénalisation du vol et du meurtre, est un acte codifié par les religions depuis des millénaires. Etrangement, personne ne semble vouloir remettre en cause, et c'est heureux, la pénalisation de ces derniers : pourquoi n'accepterait-on pas, alors, que le mariage, qui est devenu un fondement du lien social républicain depuis l'adoption du Code Civil napoléonien, demeure en l'état ? Sinon, autant permettre la polygamie ou l'inceste (entre un frère et une soeur par exemple) puisqu'il s'agit là aussi d'amour ! Attention, loin de moi l'idée de considérer l'homosexualité comme une perversion. Le fait est que l'inceste (mariages entre cousins d'une lignée royale notamment) ou la polygamie (cas des Mormons, pour ne citer qu'eux) est légal dans certains pays et dans certaines situations. Raison pour laquelle j'invoquais ici cet argument.  Le problème, et c'est ce que le gouvernement ne semble pas comprendre, c'est que le mariage est une règle intangible, une limite, un cadre qui garantit la perpétuation de l'espèce dans un environnement sécurisé pour la mère et les enfants, par définition les maillons fragiles d'un foyer. Je vous renvoie ici aux articles 203 et suivants du Code Civil : l'homme garantit à son épouse un foyer stable et viable qui garantit la bonne éducation des enfants. En outre, si les homosexuels tiennent tant que cela à officialiser leur union, le PACS sert déjà à cela : mais, ô surprise, ce sont surtout les hétérosexuels qui y ont recours. Comme c'est bizarre...
Le plus tristement risible dans cette affaire, c'est l'agitation de Mme Taubira, notre garde des Sceaux, sur le sujet : n'a-t-elle pas plus urgent ? Pourtant on aurait eu besoin de la voir à Echirolles. On aurait aussi eu besoin de la voir à Marseille. Mais dans un cas comme dans l'autre, notre brave ministre est courageusement restée terrée Place Vendôme, certainement occupée à pondre un nouveau projet de loi pour vider nos prisons. Quant à la Droite, il est malheureux que Mme Bachelot se pose en porte-étendard de la défense des droits d'une minorité de la minorité homosexuelle. C'est sans doute pour faire oublier son piteux bilan à la fois comme Ministre de l'Environnement et comme Ministre de la Santé, et pour éviter de dire à quel point la cupidité l'a poussée à accepter un poste comme animatrice de télévision. Consternant.
Sinon, quand la Majorité aura ENFIN décidé de se mettre à travailler sérieusement, elle pourra peut-être s'atteler aux 10% de chômeurs, aux 5 trimestres consécutifs annoncés de croissance nulle, à l'instauration d'une vraie fiscalité juste et adaptée, à construire des prisons, à remettre à plat notre système éducatif, à mettre l'accent sur la recherche, le développement et l'innovation, à arrêter de cirer les pompes d'Angela Merkel, à jeter un oeil sur l'Iran, à sauver nos usines du marasme des plans sociaux....

lundi 1 octobre 2012

Les Verts veulent le beurre et l'argent du beurre !

Cécile Duflot, actuelle Ministre du Logement
Crédits Photo : Marie-Lan Nguyen - Wikipédia

Bonjour à tous !

Tandis qu'un énième plan social dramatique s'annonce en France avec la probable fermeture prochaine de l'usine Arcelor-Mittal de Florange, en Moselle, un autre combat fait rage dans l'ombre des dorures, de l'Elysée au Palais Bourbon en passant par Matignon : la lutte de pouvoir que livrent les Verts.
Voilà un parti bien curieux qui donnerait presque envie de s'encarter si l'on avait envie de rire de leur attitude : 2% aux Présidentielles, à peine mieux aux Législatives et les voilà pourtant à la tête d'un groupe parlementaire tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat. Un véritable miracle démocratique !
Comment est-ce possible me direz-vous ? Eh bien par la grâce de l'intelligence retorse hors normes et totalement dépourvue de scrupules d'un homme de l'ombre : Jean-Vincent Placé.
Le sénateur vert avait en effet réussi le tour de force de convaincre Martine Aubry, à l'époque Première Secrétaire du PS, de négocier un accord électoral qui liait les deux partis avant la double échéance démocratique de Mai-Juin. 
François Hollande, entretemps désigné comme le candidat socialiste pour la Présidentielle, eut ainsi la mauvaise surprise d'avoir l'obligation de composer avec un allié plus encombrant qu'autre chose. Pour le résultat que l'on sait aujourd'hui.
Deux ministres verts sont actuellement au Gouvernement, dont la très médiatique Cécile Duflot qui n'hésite jamais à l'ouvrir à tort et à travers. 
Et l'on voit ici tout le mépris des Verts pour la Ve République, qu'ils abhorrent. Car ces messieurs(-dames) n'ont que faire de la France ! Eux, ce qui les intéresse, c'est sauver le Monde ! Ben voyons ! Comme aurait dit Audiard : "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît !"
Car plutôt que de respecter la hiérarchie immuable du régime français, qui impose une discipline stricte des ministres envers les directives du couple exécutif, nos amis baba-cools ruent dans les brancards, proposent ouvertement la légalisation du cannabis et se prononcent contre le Traité Européen. Comprenons-nous bien : certes, ce traité est une monumentale erreur, mais lorsque l'on fait partie d'un gouvernement qui s'apprête à voter pour, la moindre des choses est alors de suivre le mouvement.
Faisant fi de ce genre de considération, provoquant de facto l'ire du vieux guerrier Cohn-Bendit (qui doit se retrouver fort marri de voir à quel point ces revendications soixantehuitardes sont suivies à la lettre par ses héritiers), les Verts soutiennent l'Extrême-Gauche dans son combat pour ne pas faire adopter le texte "Merkozy".
Et voilà comment Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre tout penaud, doit tenter cahin-caha de justifier la présence au gouvernement de deux trublions qui n'en font qu'à leur tête.
Car en 1984, devant le tournant de la Rigueur, les Communistes avaient au moins eu le courage de remettre leur démission à Pierre Mauroy, Chef du gouvernement de l'époque.
Où l'on voit que le culot et l'ambition peuvent finalement mener bien loin. Y compris à mépriser les alliés avec lesquels on a signé un accord de coalition.

lundi 24 septembre 2012

François Hollande et Jean-Marc Ayrault se seraient-ils discrètement encartés à l'UMP ?

Le couple exécutif dans l'embarras/Crédits Photo :
Philippe Wojazer - Reuters avec Le Monde

Bonjour à tous !

L'automne arrive, les jours raccourcissent et les arbres perdent leurs feuilles. Mais ce n'est pas seulement la saison du romantisme, c'est également le moment où le Parlement adopte, traditionnellement, le budget de l'année à venir, 2013 en l'occurrence.
Or, celui-ci n'est pas sans nous réserver quelques petites surprises. Ainsi s'appuiera-t-il notamment sur le vote prochain, certainement en Congrès avec majorité des 3/5e, du nouveau traité européen de stabilité budgétaire. Pour faire simple, il s'agit de la sacro-sainte "règle d'or" défendue avec acharnement par... Nicolas Sarkozy. Premier étonnement !
D'autre part, il se murmure de plus en plus fortement que la TVA sociale (appelée anti-délocalisation par Nicolas Sarkozy) pourrait également être adoptée pour 2013, sinon pour 2014. 
Cela valait bien le coup de passer son temps à critiquer l'ancien Président et s'atteler à défaire soigneusement ce que celui-ci avait mis en place, un peu à l'instar de Pénélope.
Mais au-delà de ces deux sujets de discussion emblématiques qui posent légitimement la question d'un "UMPS" qui dirigerait le pays invariablement de la même façon depuis des décennies, il convient également de creuser le fond de ces mesures.
Je l'ai dit et redit ici, le traité européen de stabilité budgétaire est une bêtise sans nom : concrètement, une instance supra-nationale non-élue jugera de la conformité du budget d'un Etat avec ses engagements européens. Si lesdits engagements ne sont pas tenus, le budget examiné pourra être retoqué à loisir par cette instance et une amende pourra être infligée ! Inutile de dire qu'en ces temps de crise et avec la dette qui est la nôtre, se voir infliger une amende de plusieurs milliards d'euros (car ce sont ces sommes qui sont en jeu) ne fera que nous pénaliser davantage encore, entraînant un irrémédiable cercle vicieux.
Concernant la TVA sociale, en revanche, soyons clairs : elle est indispensable. Car tant que nos frontières seront ouvertes aux quatre vents, nous n'aurons aucun moyen de sanctionner d'une manière ou d'une autre les fournisseurs qui suivent sans vergogne la voie d'un dumping fiscal, social et/ou environnemental.
Le PS doit retrouver rapidement la voie de la raison, car il ne peut faire semblant de s'étonner du dévissage en règle de la cote de popularité de son exécutif. Il doit prendre des mesures concrètes qui ne remettent pas en cause la souveraineté de la France. C'est d'ailleurs pour cette raison que le traité européen de stabilité ne sera pas soumis à référendum. Les dirigeants savent trop bien ce que le peuple pense désormais de l'Europe et de toute sa clique. Les récents sondages le montrent sans ambiguité. 
Mais comment faire entendre raison à un parti dont certaines de ses têtes d'affiche sont des ignares absolus ? Si vous voulez une preuve de leur bêtise crasse, regardez donc la dernière intervention de Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris, et candidate déclarée à sa succession en 2014. Elle ose affirmer que le FN a participé à la collaboration avec l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale alors que ce parti n'a été créé qu'en 1972 et que son fondateur, Jean-Marie Le Pen, n'était qu'un adolescent lors du conflit.
Ne reste plus aux Verts qu'à plier bagages et quitter le gouvernement après avoir affirmé qu'ils ne voteraient pas le traité européen, et le couple exécutif pourra alors boire le calice jusqu'à la lie. Pendant ce temps-là, la France s'enfonce dans le marasme économique. Enfin, puisque c'est normal...