Cécile Duflot, actuelle Ministre du Logement
Crédits Photo : Marie-Lan Nguyen - Wikipédia
Bonjour à tous !
Tandis qu'un énième plan social dramatique s'annonce en France avec la probable fermeture prochaine de l'usine Arcelor-Mittal de Florange, en Moselle, un autre combat fait rage dans l'ombre des dorures, de l'Elysée au Palais Bourbon en passant par Matignon : la lutte de pouvoir que livrent les Verts.
Voilà un parti bien curieux qui donnerait presque envie de s'encarter si l'on avait envie de rire de leur attitude : 2% aux Présidentielles, à peine mieux aux Législatives et les voilà pourtant à la tête d'un groupe parlementaire tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat. Un véritable miracle démocratique !
Comment est-ce possible me direz-vous ? Eh bien par la grâce de l'intelligence retorse hors normes et totalement dépourvue de scrupules d'un homme de l'ombre : Jean-Vincent Placé.
Le sénateur vert avait en effet réussi le tour de force de convaincre Martine Aubry, à l'époque Première Secrétaire du PS, de négocier un accord électoral qui liait les deux partis avant la double échéance démocratique de Mai-Juin.
François Hollande, entretemps désigné comme le candidat socialiste pour la Présidentielle, eut ainsi la mauvaise surprise d'avoir l'obligation de composer avec un allié plus encombrant qu'autre chose. Pour le résultat que l'on sait aujourd'hui.
Deux ministres verts sont actuellement au Gouvernement, dont la très médiatique Cécile Duflot qui n'hésite jamais à l'ouvrir à tort et à travers.
Et l'on voit ici tout le mépris des Verts pour la Ve République, qu'ils abhorrent. Car ces messieurs(-dames) n'ont que faire de la France ! Eux, ce qui les intéresse, c'est sauver le Monde ! Ben voyons ! Comme aurait dit Audiard : "Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît !"
Car plutôt que de respecter la hiérarchie immuable du régime français, qui impose une discipline stricte des ministres envers les directives du couple exécutif, nos amis baba-cools ruent dans les brancards, proposent ouvertement la légalisation du cannabis et se prononcent contre le Traité Européen. Comprenons-nous bien : certes, ce traité est une monumentale erreur, mais lorsque l'on fait partie d'un gouvernement qui s'apprête à voter pour, la moindre des choses est alors de suivre le mouvement.
Faisant fi de ce genre de considération, provoquant de facto l'ire du vieux guerrier Cohn-Bendit (qui doit se retrouver fort marri de voir à quel point ces revendications soixantehuitardes sont suivies à la lettre par ses héritiers), les Verts soutiennent l'Extrême-Gauche dans son combat pour ne pas faire adopter le texte "Merkozy".
Et voilà comment Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre tout penaud, doit tenter cahin-caha de justifier la présence au gouvernement de deux trublions qui n'en font qu'à leur tête.
Car en 1984, devant le tournant de la Rigueur, les Communistes avaient au moins eu le courage de remettre leur démission à Pierre Mauroy, Chef du gouvernement de l'époque.
Où l'on voit que le culot et l'ambition peuvent finalement mener bien loin. Y compris à mépriser les alliés avec lesquels on a signé un accord de coalition.

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