lundi 22 octobre 2012

La repentance, ou la nouvelle religion de François Hollande

Crédits Photo : Eric Gaillard/Reuters


Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je souhaite aborder avec vous la nouvelle lubie de la Gauche au pouvoir, orchestrée par François Hollande et les différents lobbies qui l'entourent : la repentance historique.
Tout a commencé il y a quelques mois lorsqu'il a reconnu le rôle de la France dans la rafle du Vel' d'Hiv :  problème, cela signifie ipso facto que le Président reconnaît le régime de Vichy de Pétain et Laval comme incarnant la France légitime durant la Seconde Guerre Mondale. Grave erreur : la France libre, qui se battait contre les Allemands et leur barbarie, elle, se situait à Londres sous l'égide du Général de Gaulle. Condamner la France à propos du drame du Vel' d'Hiv' revient donc à minorer sinon à marginaliser cette France résistante qui finalement, et heureusement , aura eu gain de cause.
Deuxième acte, passé plus inaperçu dans la presse, mais qui agite quand même quelque peu la sphère politico-médiatique ces derniers temps : Daniel Cohn-Bendit préconise de faire acte de contrition concernant la pratique de l'esclavage et propose, entre autres, que la France organise, sous une forme ou une autre, un dédommagement des descendants des victimes. Il est vrai que la France ayant de l'argent à ne savoir qu'en faire, il aurait été dommage de ne point trouver un nouveau moyen de le dépenser... Passons ce sarcasme. Quelle idée saugrenue de la part du député européen. Car il est de bon ton de rappeler quelques réalités : tout d'abord, les Africains n'ont pas été les seules victimes de l'esclavage, contrairement à ce que pensent les bien-pensants actuels. L'esclavage a été une constante dans l'Histoire depuis l'Antiquité et certainement même encore avant : c'était l'apanage du vainqueur que de conserver vivants certains prisonniers pour les réduire en esclavage. Cela lui assurait une main d'oeuvre gratuite ainsi qu'une humiliation du vaincu. Or, va-t-on demander aux Romains, aux Grecs de dédommager les descendants de leurs esclaves ? Va-t-on même demander aux descendants des seigneurs de s'excuser auprès des familles de ceux qu'ils ont utilisé comme serfs ? Et les autres exemples sont ici trop nombreux pour être évoqués. Voyez le non-sens de cette proposition de Cohn-Bendit. Enfin rappelons deux faits essentiels concernant l'esclavage : c'étaient les populations d'Afrique elles-mêmes qui proposaient certains de leurs concitoyens à ce triste sort. Ils se faisaient la guerre entre eux (eh oui, scoop, ils ne valent pas mieux que nous sur ce point !), faisaient des prisonniers qu'ils vendaient ensuite comme esclaves aux Européens qui les envoyaient dans les colonies. Le Roi du Dahomey, par exemple, était coutumier du fait. Il faudrait donc que les Africains demandent à ceux de leurs petits camarades qui les ont exploités de s'excuser. Ce serait un bon début, mais évidemment cela n'arrivera pas : taper sur l'Occidental est bien plus facile et confortable. Enfin, donc, dernier point sur le sujet : il n'y a jamais eu d'esclave sur le sol de la France métropolitaine. N'en déplaise aux esprits chagrins, c'est un fait incontestable. Alors, moi, je propose que les Verts et M. Cohn-Bendit retournent à leurs livres d'Histoire et nous laissent tranquilles, ça nous fera des vacances.
Enfin, dernier exemple en date qui montre à quel point François Hollande est fâché avec l'Histoire de France, et plus particulièrement avec le Général de Gaulle : sa reconnaissance de la responsabilité de la France dans les événements du 17 Octobre 1961. Rappel des faits : la Guerre d'Algérie fait rage à cette époque depuis 1954 et les événements de la Toussaint Rouge. La France, avec ses alliés algériens du MNA et avec les harkis, fait face à la résistance du FLN. Comme tout conflit, il y a des victimes des deux côtés. En 1961, peu de temps avant cette manifestation du FLN, ce dernier s'est tristement illustré en tuant plusieurs policiers au cours d'attentats meurtriers. Les fidèles à la France du MNA ainsi que les harkis sont massacrés par les indépendantistes. En ce jour d'automne, et en dépit d'une interdiction stricte de manifester pour les Algériens de France, le FLN organise néanmoins un cortège, forçant les réticents à se joindre au défilé. Les policiers, les nerfs à vif, chargent. Bilan (incertain) : 2 ou 3 morts côté algérien, sans compter les blessés. En tout cas, certainement pas des centaines comme le prétend le FLN, encore très influent à Alger, lui qui n'hésite jamais à mettre tous les malheurs de ce pays artificiel sur le dos de l'accusé français. 
Or on sait que les nationalistes algériens n'ont jamais hésité à maquiller les faits et à gonfler les chiffres pour faire le procès de la France. En reconnaissant la responsabilité de notre pays, Hollande a sciemment désigné le Général de Gaulle et son Premier Ministre, Michel Debré, comme des sanguinaires. Pourtant, l'Histoire de France s'est faite dans le sang, comme toute destinée d'un vieux pays. C'est ce qui fait la France telle qu'elle est aujourd'hui. On ne peut, et on ne doit, s'excuser pour tout. Sinon on y passerait notre vie, et en plus on renierait notre héritage, notre culture, notre identité. Mais notre président n'en a que faire, après lui, le déluge ! Son électoralisme, sa pusillanimité et son absence de scrupules dictent totalement sa ligne de conduite. Il est alors inutile de pleurer, de s'étonner ou de condamner la progression du FN : dans la vie, on a jamais que ce que l'on mérite !

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