lundi 25 février 2013

Hommage à Daniel Day-Lewis

Crédits Photo : Mario Anzuoni, Reuters

Bonjour à tous !

Une fois n'est pas coutume, il ne sera pas question ici de politique ou d'économie, mais de culture. En effet, les Césars et les Oscars avaient lieu ce week-end, l'occasion de faire un petit bilan et de rendre hommage au plus grand acteur de sa génération, Daniel Day-Lewis.
Commençons donc par les Césars. Visiblement, Antoine De Caunes n'était pas au mieux de sa forme. S'inspirer du mini-sketch de Billy Crystal consistant à s'insérer dans les scènes des films en compétition (qui date d'il y a 10 ans de cela !) n'est sans doute pas la meilleure façon de rentrer dans la soirée. En fait, c'est la profession dans son ensemble qui semblait tendue et nerveuse depuis l'affaire Maraval, qui dénonçait les émoluments des acteurs dans une tribune de presse. Autre personne à en avoir pris pour son grade à longueur de soirée, Gérard Depardieu. Il fallait s'y attendre. Pas très original. Ni très courageux de tirer sur une ambulance à plusieurs dizaines contre un seul. Kevin Costner, très ému de sa récompense du reste, s'est ennuyé ferme toute la cérémonie. Bref, rien à retenir de cette soirée, si ce n'est les justes récompenses pour Amour et De Rouille et d'os. Fort heureusement, Holy Motors de Leos Carax n'a rien reçu, et rien qu'à lire le synopsis et voir la bande annonce, ça ne donne pas envie de le voir. Tant pis si ça fait grincer des dents chez Télérama, l'Obs ou Les Inrocks. Ce sera une jubilation supplémentaire me concernant.
Et puis hier soir (enfin la nuit dernière, pour nous, en France), s'est déroulée la Cérémonie des Oscars, 85e du nom. On voit la différence. Aux USA on aime le show, quitte à en faire trop. L'hôte de la soirée, Seth McFarlane, s'est répandu en vannes de mauvais goûts, de son fait ou par l'intermédiaire de l'ours qu'il a créé, Ted. Antisémitisme, allusion à la drogue omniprésente à Hollywood, tout y est passé. Même si c'est une façon un peu maladroite de donner un coup de pied dans ce protocole aseptisé. On a quand même eu quelques moments intéressants qui auront su apporter de l'entrain à une soirée décidément trop longue, comme toutes celles du genre d'ailleurs. Adele a ainsi chanté Skyfall, Barbra Streisand lui a rendu la pareille en faisant trembler la salle avec The Way we were, en hommage aux disparus de l'année passée (Ernest Borgnine et Michael Clarke Duncan pour ne citer qu'eux). Jennifer Lawrence, Oscar de la meilleure actrice, est tombée et Michelle Obama, en duplex de la Maison Blanche, a consacré Argo meilleur film. De quoi faire oublier quelque peu les récompenses de mauvais goût attribuées aux Misérables, énième itération du genre qui doit faire regretter à Hugo d'avoir écrit ce livre, de là où il nous regarde. Quant à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Ang Lee, je veux bien, mais il ne faut pas oublier que son film - sans vouloir lui retirer ses qualités - a été tourné à 75% sur fond vert, sans dialogues ou presque et avec très peu de jeu d'acteur à diriger. A ce moment-là, autant récompenser la météo de Nathalie Rihouet. Michael Haneke est reparti, sans surprise, avec la statuette du meilleur film étranger. On aurait aimé qu'il en fût de même pour Emmanuelle Riva d'autant que la concurrence n'était pas exceptionnelle cette année. On appréciera, enfin, que Bigelow ne reparte sans aucune statuette principale, parce que nous faire le coup de Démineurs 2, faut pas exagérer. Jessica Chastain aura, quant à elle, d'autres occasions de remporter une récompense.
Enfin, il y eut, pour moi, le moment fort de la soirée. Fort parce qu'historique. Nicholson a, par le passé, il est vrai, remporté 3 Oscars, dont deux comme meilleur second rôle. Mais voilà, Daniel Day-Lewis a fait mieux hier soir. 3 Oscars du meilleur acteur, cela n'était jamais arrivé. Sur trois décennies différentes en prime. Il remporte sa première récompense en 1990 pour My left foot, de Jim Sheridan, enchaîne en 2008 pour There will be blood de Paul Thomas Anderson et enfin cette année pour Lincoln. Cet acteur a tourné pour quelques-uns des plus grands cinéastes (Stephane Frears, James Ivory, Michael Mann, Martin Scorsese, Paul Thomas Anderson et bien sûr, donc, Spielberg. En 1998, il avait pourtant décidé de prendre sa retraite, s'installant comme cordonnier. C'est Scorsese qui avait été le chercher pour lui offrir un rôle dans Gangs of New York. Bien lui en avait pris. Car on ne saurait se passer du talent d'un acteur qui interprète ses rôles à l'ancienne, en s'en imprégnant jusqu'à la moelle. Sur le tournage de Lincoln, tout le monde était prié de l'appeler "Mister President", y compris entre les scènes. Il échangeait par SMS en langage du XIXe siècle avec ses partenaires de jeu et avait été jusqu'à reproduire les inflexions et la démarche de celui que les Américains surnomment affectueusement Abe. Les critiques de cinéma ont unanimement loué son talent d'acteur depuis qu'il hante les plateaux de tournage (son premier film date de 1971, il avait alors 14 ans.) Lui qui confie toujours ressentir une immense tristesse et un grand vide à la fin de chaque tournage, tant il y met de l'intensité et de l'authenticité, pourrait bien nous faire le même effet le jour où il arrêtera définitivement. See you soon, Daniel !

vendredi 22 février 2013

La vie politique française face au néant

Jean-Pierre Raffarin/Eric Feferberg, AFP

Bonjour à tous !

Cette fois-ci, on y est, il n'est plus possible de se cacher. Après les débats houleux concernant le "mariage pour tous", et dont le dernier épisode en date est la saisine du Conseil Economique, Social et Environnemental par ses opposants (qui ont déposé une pétition ayant recueilli 700,000 signatures), vient enfin le retour au coeur des débats : l'économie, la vie politique et le social. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas déçu du voyage, ce n'est rien de le dire !
A gauche, Taubira - à laquelle je reconnais la fidélité à ses idées, pas la moindre des qualités en politique - reprend son bâton de pèlerin pour en finir avec le "tout carcéral". Il serait pourtant urgent de redonner de la dignité aux prisons et aux détenus (et diminuer ainsi la probabilité de récidive), construire de nouvelles places de détentions pour entrer dans la moyenne européenne (environ 90,000 places de détention par pays) et opter pour une vraie politique carcérale : un suivi efficace et personnalisé des mineurs, la mise à l'écart des primo-délinquants pour leur éviter l'influence néfaste des récidivistes, une réhabilitation du personnel carcéral et, cela va sans dire, une véritable prise en considération des victimes. 
Deuxième point d'achoppement pour l'équipe au pouvoir, la croissance. Et là, on assiste, comme trop souvent dans ce gouvernement, à une cacophonie. On a d'ailleurs assisté aujourd'hui au même "n'importe quoi" concernant les otages français à la frontière camerouno-nigériane. Pour en revenir au cas qui nous intéresse, d'aucuns estiment que la croissance sera nulle (ils ont raison) et des irresponsables continuent de tabler sur une croissance de 0,8%. Sauf que l'OCDE, notamment, ne semble pas d'accord avec ce dernier pronostic. Cela veut donc dire que les pertes d'emplois seront plus graves que prévus, les rentrées fiscales moins importantes et que l'objectif de 3% du PIB concernant le déficit promis à l'impérialisme de l'axe Bruxelles-Berlin ne sera pas tenu. Ce qui permet de constater deux choses :
- primo, la porte-parole du gouvernement, qui devrait représenter la ligne officielle du duo Ayrault-Hollande, ne fait pas son travail. Les petits camarades se disputent, parlent à tort et à travers, l'exécutif ne dit rien et Mme Vallaud-Belkacem continue son petit bonhomme de chemin avec son pseudo-féminisme ridicule ;
- deuxio, que l'on ne sait toujours pas quelle orientation économique claire le gouvernement veut donner au pays. En 81, Mitterrand et Mauroy, même si l'avenir leur avait donné tort, avaient opté pour la relance. Tout le monde l'avait compris. Là on hésite entre mesures fiscales imprécises et anti-constitutionnelles d'un côté, et mesurettes censées redonner un peu de pouvoir d'achat aux Français (blocage des prix de l'essence et du loyer par exemple).
Enfin, la troisième cagade vient de Claude Bartolone en personne. Le Président de l'Assemblée Nationale a dû reconnaître que la réforme constitutionnelle ne se ferait pas car il n'avait pas réussi, avec ses collègues socialistes, à convaincre 3/5e des parlementaires de voter pour, y compris à Gauche puisque les Radicaux s'y sont opposés. Le parti de Jean-Michel Baylet s'oppose à la réforme du statut pénal du Président, ce qui est heureux car le Président, par définition, est un être extraordinaire, stricto sensu, durant son mandat. Et ils sont également opposés à la suppression de la Cour de Justice de la République qui avait montré son utilité pendant l'affaire du sang contaminé. Au Centre, l'UDI et le Modem s'opposent par principe à des retouches systématiques de la Constitution qui, faut-il le rappeler, est le fondement de notre République. Enfin, la Droite repousse avec fermeté et raison le droit de vote des étrangers aux élections locales. Et c'est dommage que ce soit la Droite qui rappelle à la Gauche l'esprit de Jaurès qui disait que "La Nation est le seul bien des pauvres." Autrement dit, quelle que soit sa condition sociale, tout Français jouissant de ses droits civiques a le droit de voter. Il n'est nul besoin de travailler ou de payer ses impôts pour jouir de ses droits fondamentaux. Ou alors on rétablit le suffrage censitaire. L'Histoire démontra que ce fût une bien mauvaise idée.
Et l'UMP, dans tout ça, justement ? On devrait s'attendre à ce que le parti dirigé par.... Ah, oui, il faut dire qu'une chatte n'y retrouverait plus ses petits dans tout ce capharnaüm ! Eh bien l'UMP, dont on serait en droit d'attendre qu'elle fasse feu de tout bois, qu'elle soit force de proposition, prenne la parole et unisse les Français qui rejettent la politique socialiste. Nenni ! On préfère se tirer dans les pattes et continuer de faire le procès de Sarkozy. Très courageux quand on sait que celui-ci n'est pas libre de répondre, de par son statut de membre du Conseil Constitutionnel. Un courage qui sied évidemment à merveille à ces grands humanistes que sont NKM et Raffarin. Ledit Raffarin dont on aimerait bien qu'il nous fasse justement part de son bilan en tant que Premier Ministre sous Chirac. Mais il ne le supporterait pas le pauvre, alors il préfère tirer sur l'ambulance. Une magnifique preuve d'humanité. Quant à NKM.... La nullarde en économie préfère se crêper le chignon avec Dati pour la Mairie de Paris. Au moins la Maire du VIIe a-t-elle l'élémentaire courtoise de ne pas trop se répandre dans la presse concernant le fameux "bilan" de Sarkozy, homme sans lequel elle serait restée ce qu'elle a toujours été : rien ! Un peu comme NKM, sauf que l'édile de Longjumeau n'a pas le même sens de la reconnaissance. 
Or donc, que déduire de ce silence gênant de l'UMP et de sa conduite consternante tant dans la désignation de ses leaders que dans la vindicte envers celui qui est quand même le seul, en 10 ans, a leur avoir fait gagner des élections ? La réponse est, en vérité, assez simple : ils n'ont rien à proposer car la majorité d'entre eux mènerait la même politique pro-européenne, et donc pro-libérale, que la Gauche. A la seule différence qu'au lieu d'augmenter les impôts, ils diminueraient les dépenses. Dans les deux cas, ce sont les classes moyennes qui payent le plus les pots cassés. Car si les dépenses doivent être effectivement réduites, c'est de manière efficace, notamment au niveau des collectivités territoriales. Mais là, on rentrerait dans des guerres intestines qui mettraient le PS et l'UMP à feu et à sang. 
La conclusion de tout ceci est donc que c'est le moment ou jamais pour la classe politique de se renouveler dans ses idées et ses valeurs. Il ne faut pas avoir peur de briser des tabous. On attend de la Gauche qu'elle se révèle enfin colbertiste, étatiste. Que Montebourg lâche un ministère qui lui vaut la haine et les quolibets pour enfin faire entendre la voix de la démondialisation. On ne sait jamais, si Valls le suit, on peut enfin avoir une Gauche intelligente qui retrouve le respect de la Nation et des petites gens qui la composent. Quant à la Droite, ce n'est pas Colbert qui doit l'inspirer mais bien évidemment le Général de Gaulle, inspirateur d'une Droite sociale capable de créer la Sécurité sociale mais aussi de mettre en avant la nécessité de l'autorité. Car l'ordre préserve les classes populaires, le socle du peuple de France. Il doit se faire entendre à nouveau sur la politique de l'assimilation, le retour des frontières avec une immigration maîtrisée et, bien sûr, une concertation avec ses partenaires européens pour enfin sortir de l'Euro. Un Euro qui a, mine de rien, multiplié l'inflation au moins par 2. Un exemple ? En 1981, la baguette de pain coûtait 1,25F environ. Avec l'ajout de l'inflation de 1982, 83,...2011, elle devrait valoir environ 3,18F. Or elle vaut en réalité 0,90€. Soit près de 6F. Mais ce débat sur le retour au Franc fera l'objet d'un autre post.
En attendant, je vous laisse à vos réflexions. C'est au peuple de prendre en main sa destinée, de se faire entendre, et de reprendre le fil du roman national français interrompu en Mai '68.

samedi 16 février 2013

Budget européen : non, les nations ne sont pas mortes !

Libre de droits

Bonjour à tous !

Alors que l'histoire du cheval roumain cannibalise l'actualité aux côtés de la démission du Très Saint Père, il s'est déroulé un évènement non moins important la semaine passée : l'accord sur le budget européen pour les 6 années à venir (2014-2020). Fait unique, c'est la première fois que celui-ci est révisé à la baisse !
C'est là que ça devient très intéressant puisque l'on assiste sans doute à un basculement historique. Car après l'Europe franco-allemande qui faisait suite au Traité de l'Elysée signé par De Gaulle et Adenauer, et dont nous célébrons les 50 ans cette année, c'est aujourd'hui une alliance germano-britannique qui semble se former. Pourquoi ? Parce que Merkel et Cameron sont tous les deux d'aspiration libérale, voire ultra-libérale, qu'ils mettent en avant les économies avant les investissements, que Londres se fiche comme d'une guigne que l'Euro soit fort, contentant ainsi Berlin qui ne veut pas entamer les réserves de ses retraités, et que la City sert également de base financière stratégique à la richissime industrie d'Outre-Rhin.
Et puis, surtout, il s'agit d'un retour à l'Histoire. Historiquement, les Allemands et les Anglais ont toujours cherché noise aux Français qu'ils trouvent trop dépensiers, trop étatistes, trop administrés et trop catholiques. Tout le contraire de deux pays protestants pour qui l'argent n'est pas un tabou et est même idolâtré. Rappelons que c'est Max Weber, un sociologue allemand, qui fut le premier à théoriser le lien entre protestantisme et enrichissement des nations. De Gaulle était conscient de cela : il qualifiait d'ailleurs les Anglais de boutiquiers et il voyait juste quand il voulait les empêcher d'entrer dans le marché commun. Car il savait que ce serait faire entrer le loup dans la bergerie. Il n'avait pas tort. Seulement l'anglophile Pompidou n'a pas résisté à la tentation après son arrivée au pouvoir. Et on n'a jamais pu faire plier Londres aux exigences de la construction européenne : Schengen, ils regardent ça d'un oeil lointain, ils ont conservé leur chère Pound et ils ont même poussé l'outrecuidance jusqu'à conserver leur archaïque système métrique, comme pour mieux contenter le cousin américain. 
Car il faut dire que l'attitude anglaise s'explique historiquement par sa position géographique mais aussi dans la constitution de son empire colonial. Elle a toujours été un cheval de Troie de l'Oncle Sam en Europe. Quant à son immense empire colonial - qui s'est construit en grande partie, faut-il le rappeler, par l'éradication pure et simple des populations autochtones (Nlle Zélande, USA, Australie...) - elle le doit à la puissance de sa marine. Rappelons que la flotte anglaise est ainsi la seule à avoir défait l'Invincible Armada espagnole en 1588 sous le règne d'Elisabeth Ie. Elle a également constitué deux gigantesques compagnies marchandes pour rentabiliser a maxima ses colonies : la Compagnie des Indes Orientales et la Compagnie des Indes Occidentales. La France dans tout ça ? Le Continent a toujours eu ses préférences depuis la constitution de l'empire carolingien sous Charlemagne aux VIIIe et IXe siècle. C'est d'ailleurs cette Europe carolingienne, l'Europe des 6, qui fut à l'origine instituée en 1957 par le Traité de Rome. Ce "continentalisme" français fut renforcé et scellé dans la pierre des pyramides avec la défaite de Napoléon lors de sa campagne d'Egypte en 1799, lui fermant alors définitivement l'accès au Moyen-Orient et à la Mer Rouge. 
Ce petit rappel historique montre donc la divergence fondamentale entre deux Europe qui ne peuvent s'entendre et fonder, à terme, une entité supranationale comme le rêvaient Giscard ou Delors. Il y a d'un côté une Europe catholique, étatiste, basée sur de vieilles puissances historiques (la France, l'Espagne et l'Italie) et de l'autre une Europe protestante, libérale, qui raisonne sur une logique de profits et d'enrichissement pour permettre à sa population de se prémunir des aléas de la vie (Allemagne, Angleterre, Bénélux). Vouloir fonder une alliance avec ces pays est voué à l'échec. D'autant que certains pays sont des monarchies, d'autres non. Et puis il y a une autre question qui mérite d'être posée : celle de l'histoire de l'Allemagne, qui nous permet de mieux cerner les intérêts de ce pays. Rappelons que celui-ci n'existe que depuis la Guerre de 1870-71 contre la France de Napoléon III menée par Bismarck. Avant cela il ne s'agissait que d'un conglomérat de principautés. La scission allemande opérée entre 1961 et 1990 a freiné ce pays dans la rédaction de son roman national. Il a donc besoin de se sentir fort pour exister et pour assurer une cohésion à un peuple qui n'a pas une grande histoire commune derrière lui. C'est sans doute à ce titre qu'il fut à l'origine de deux guerres mondiales. Et aujourd'hui, alors que son armée est désormais inexistante, c'est par sa puissance économique couplée à sa légendaire discipline qu'il entend assurer son hégémonie et ainsi, son avenir, qu'il juge par ailleurs très incertain à en juger par la faiblesse de son taux de natalité. Tant pis si il doit écraser les autres et plonger des peuples dans la misère pour arriver à ses fins. Quant à espérer un changement de politique, il est vain d'y croire. Car les mesures économiques libérales qui dirigent aujourd'hui le pays furent mises en place par Gehrard Schröder, pourtant de Gauche (SPD).
Avec toutes ces explications, il n'est donc pas très étonnant qu'Angie grimace depuis que François II est parti guerroyer au Mali. Car elle sait très bien que quand l'économie ne se porte pas bien, le seul autre moyen d'emmener un pays derrière soi, et d'éventuels alliés dans son sillage, c'est au fil de l'épée. Reste à savoir si cette réaction française n'est pas intervenue trop tard pour préserver la crédibilité tricolore...

lundi 11 février 2013

Au nom de l'Amour...

Libre de droits

Bonjour à tous !

Aujourd'hui je me permets de vous inviter à une petite réflexion digressive philosophique sur la place de l'Amour dans notre société (le choix du "A" plutôt que du "a" est ici, vous l'aurez compris, totalement délibéré !) 
Alors que le dernier grand conflit s'est arrêté en 1945, et qu'il s'est ensuivi 45 autres années de peur lorsque l'Ours et le Cowboy se regardaient dans le blanc des yeux, l'Homme (comprenez l'espèce humaine dans sa globalité) s'est légitimement posé la question de savoir ce qui pouvait l'amener à autant de violence, de brutalité, de haine envers autrui. On a alors procédé par raccourcis, dans l'urgence, sans demander à sa pensée de s'inscrire en quatre dimensions, à se projeter dans l'avenir. Deux choses en furent décidées, une bonne fois pour toutes, deux paradigmes qui furent consacrés par le mouvement contestataire des années 60-70 : 1-tous les êtres humains doivent être égaux à tous les niveaux (et sus au méchant capitaliste américain !) et 2-on doit aimer son prochain même si il nous cause les pires ennuis (et sus au nazisme honni !) Voilà comment, en deux coups de cuillère à pot, on venait de régler son compte au capitalisme et au fascisme. Trop facile. Ou presque....
Vous trouvez ce raisonnement simpliste ? Ouvrez et lisez, au hasard, Les Inrockuptibles, Télérama, Le Monde, Libération, Le Nouvel Obs... Quand vous aurez fini de les éplucher, vous vous rendrez compte que cela fait des années qu'on nous bourre le mou avec des sentiments mièvres, de l'égalitarisme de bas étage, du raisonnement à la petite semaine et, plus grave, avec des anathèmes prononcés sans discernement contre tel ou tel penseur, idéologue, savant qui sortirait un tant soit peu du moule ! Vous voulez des exemples ? Regardez ce qui s'est passé pendant le "Printemps arabe" qui a eu tôt fait de se transformer en hiver islamiste : soit vous souteniez les révolutionnaires, soit vous étiez rétrograde et raciste, sous-entendant, par votre scepticisme, que la démocratie, c'est pas pour les Arabes (copyright Elisabeth Lévy). Vous vous interrogez sur les tenants et les aboutissants du mariage gay ? On vous tourne en ridicule, vous qualifie de catho (même si vous ne l'êtes pas) extrémiste et d'homophobe (même si vous êtes homo, Bongibault et Duteurtre en savent quelque chose). Et quand vous dites que vous craignez, à terme, la légalisation de la PMA, pour les lesbiennes, et de la GPA, on vous répond que ce n'est pas le sujet et que vous affolez les foules pour rien (alors même que Mme Taubira délivre une circulaire indiquant clairement le contraire et que, avec la bonne mémoire qui vous caractérise, vous vous souvenez du gros mensonge de Mme Guigou qui avait juré ses grands dieux en 98 que le PACS ne mènerait pas au mariage gay). 
Et les sujets "sensibles" sont légions, le plus fameux étant sans aucun doute la fameuse droitisation supposée de l'UMP. Alors que n'importe quel politologue un peu honnête sait pertinemment qu'il s'agit d'un retour aux fondamentaux du gaullisme (cf 1990 et la scission entre Pasqua-Séguin d'un côté, Chirac, Juppé, Sarko de l'autre). Mais bon, la presse de Gauche (c'est-à-dire la presse française dans sa quasi-intégralité) n'aime pas beaucoup le Général. Il faut rappeler qu'elle n'a pas aimé se prendre des leçons de Résistance pendant que ses idoles communistes se révélaient de fieffés collabos pendant la 2e Guerre Mondiale.
J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer ici ce que je pensais de l'amour, et de la notion très subjective de Bien et de Mal, dans mes billets sur Magnotta et Breivik, notamment. L'être humain est un animal comme un autre qui a la grande chance de pouvoir rationaliser et raisonner son instinct. Mais pas toujours. Pourquoi ? C'est un mystère. Néanmoins, empiriquement, cela demeure une nécessité. Car l'obscurité la plus sombre rend toujours plus éclatante la plus faible des lumières. Il n'y a pas de dualité Bien/Mal, les deux se complètent pour nous faire avancer, progresser, nous amener à transgresser l'acquis, à le questionner et à, finalement, progresser. On a déjà réfléchi à la façon d'éradiquer le Mal, on y arrivera jamais : c'est une soupape de sécurité, un signal d'alarme utile qu'il faut écouter plutôt que combattre, sans discernement.
Et quand je parle de manque de discernement, jugez plutôt : je considère qu'il y a là main basse, dans une discrétion plus ou moins efficace, d'un lobby féministe pour inverser les codes de la société jusqu'à l'absurde. Je vous renvoie au fameux épisode de l'école maternelle dont on devrait changer l'appellation. Pendant des siècles, les femmes se sont senties, sans doute à juste titre, soumises aux hommes, à leur violence, leur colère. En faisant ce raisonnement, on notera qu'elles oublient, volontairement ou non, que l'homme devait faire face à ses propres responsabilités et que les hommes n'étaient sans doute pas tous des salauds, loin s'en faut. Toutefois, la 2e Guerre Mondiale a marqué un "point Godwin" dans la violence qui, il faut bien le dire, est une manifestation peu reluisante de la virilité. La société qui, comme en 1918, s'est dit "plus jamais ça" a laissé libre champ aux femmes pour prendre le pouvoir : on a opposé alors la douceur à la violence, le consensus et le dialogue aux prises de décisions tranchées et ainsi de suite. Mais cela ne pouvait pas fonctionner si l'homme conservait son essence, à savoir sa virilité. Et peu importait si il était désormais en mesure de la contrôler ou non. On l'émasculait, symboliquement du moins. On a donc décidé de procéder à l'indifférenciation des êtres. L'homme devait ressembler à la femme pour que le stratagème soit pleinement efficace. La théorie des genres importée par Simone de Beauvoir en fut le cheval de Troie. Et petit à petit s'est mise en place une société pacifiée par la force (un comble !), encore une fois sous peine d'anathème. Désormais, les hommes s'épilent, se mettent de la crème, partagent les tâches ménagères, se lèvent la nuit pour calmer le petit, vont aux réunions parents-profs... Consciente de cela, la société de consommation a décidé de réagir pour susciter le désir chez cet homme qui n'en est plus un. Pour le faire bander à nouveau, on sexualise les campagnes de pub, on met des femmes nues partout. Le comble du glauque et du morbide. L'évolution inquiétante de la pornographie est un autre indice. Finie l'époque du libertinage gentiment transgressif à la Brigitte Lahaie. Place au gonzo le plus violent et le plus macabre possible, comme si les jeunes garçons, qui en sont friands, cherchaient à reprendre le dessus sur des filles toujours plus inaccessibles, intransigeantes. Tout ça, finalement, pour que les femmes puissent, elles aussi, goûter aux délices de l'exploitation au travail et en découvrent toute l'amertume : le temps partiel, la discrimination à l'embauche, la rémunération moindre par rapport à leurs collègues masculins et, bien entendu, les drames sociaux qui s'ensuivent : fermetures d'usine, licenciements de masse, chômage. 
Comprenons bien ici qu'il ne s'agit pas de dire que les femmes doivent rester enfermées à la maison. Simplement, leur entrée dans le monde du travail aurait dû être mieux préparée. En Allemagne, on a fait un choix en renonçant à une politique nataliste pour que les femmes puissent travailler. Cela me semble plus cohérent. En France, on n'a pas mené de concertation sur le partage équitable du temps de travail ou des congés parentaux. Alors quand la femme qui a accouché revient travailler 6 mois plus tard, elle subit parfois des conséquences désastreuses : mise au rencard, dégringolade dans la hiérarchie quand ce n'est pas le licenciement. Mais c'est un débat qui mériterait un billet d'humeur à part entière.
Ce qu'il est essentiel ici de comprendre, ce sont deux choses :
-la première, c'est que ce n'est pas en indifférenciant les individus qu'on sera tous traités sur un même pied d'égalité. Il s'agit d'un leurre dangereux qu'il convient d'éviter. D'autant que la richesse de l'espèce humaine provient de ses différences qui, chacune, amènent leur pierre à l'édifice d'un vrai patrimoine mondial de l'Humanité ;
-la seconde, c'est qu'il est très aléatoire, voire suicidaire, de ne s'en remettre qu'à l'Amour. Car quand il est présent, c'est que la haine n'est jamais loin. Et avec elle, son cortège de malheurs. 
Il est donc temps d'apprendre à se parler à nouveau, sans taxer celui qui pense différemment de réactionnaire menaçant. Le débat d'idées, la diversité des opinions sont une nécessité pour parvenir à remettre la société sur le chemin de la Raison. Car à force de vouloir chasser le naturel, on finirait par en oublier qu'il a tendance à revenir au galop !

jeudi 7 février 2013

Salle de shoot : la nouvelle mauvaise idée du Gouvernement

Salle de shoot à Vancouver
Crédits Photo : Andy Clark - Reuters

Bonjour à tous !

"Moi Président, je ne diviserai pas les Français". Voici, en substance, quels furent les propos de François Hollande lors de son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la dernière élection présidentielle de l'an passé. Cette anaphore, restée fameuse dans le petit monde médiatico-politique, avait le mérite d'être claire : il s'agissait de rompre avec les agissements de l'ancienne présidence, qualifiée "d'hyer-présidence" à très mauvais escient par les Socialistes durant tout le précédent quinquennat. On allait donc consulter les Français, faire des référendums, des réunions, des commissions, des concertations...
Ce que l'on ne nous avait pas dit, c'est que ce ne serait pas systématique. Et que, visiblement, pour tout ce qui touche au "sociétal" (Dieu que je hais ce mot), autrement et plus justement dit, à la vie quotidienne, on se passe de l'opinion des Français, quand bien même ils sont opposés à telle ou telle réforme dans une large proportion (qui n'est toutefois pas toujours la majorité, il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître).
Ainsi donc, point de référendum pour le "mariage pour tous", ni de concertation ni de grand débat sur la famille, qui en aurait pourtant eu bien besoin : les familles monoparentales se multiplient, les divorces également, sans parler des cas de violence conjugale. Mais là n'est pas le sujet, il s'agit de rétablir une pseudo-égalité. Comprendre plutôt égalitarisme. Et tant pis pour les valeurs bafouées de la République, qui mettent les individus (et non les couples ou les groupes) sur un même pied d'égalité. Et ce, justement, afin d'éviter la trop forte influence de groupes de pression qui pourraient nuire aux intérêts du pays. 
Bref, ce projet de loi inique toujours en débat à l'Assemblée, le tandem Hollande-Ayrault, jamais avare d'un mauvais coup, fait feu de tout bois pour éviter de s'attaquer au vrai problème, à savoir l'économie.
Après le mariage pour tous, c'est le droit de vote des étrangers que l'on agite tel un chiffon rouge. Et maintenant, ce sont les salles de shoot. La nouvelle mauvaise idée.
Concrètement, une salle de shoot sera ouverte dans le Xe arrondissement parisien et aura pour vocation d'accompagner les junkies dans leur prise de drogue avec du personnel soignant et social. La salle sera ouverte 8h par jour, 7 jours sur 7, et on leur fournira du matériel stérile. Le maire du Xe est d'accord. La belle affaire.
Sauf que... Eh oui, sauf que ce n'est pas aussi simple que cela. D'abord, parce que les riverains n'ont pas été consultés. Ces derniers sont d'ailleurs très mécontents, ce qui peut se comprendre. D'autant que les expériences à l'étranger peuvent laisser circonspect. Si l'encadrement des junkies est effectivement plus strict, cela n'empêche toutefois pas l'apparition de petits trafics aux alentours des salles de shoot, et la diminution de consommation de drogue n'est pas avérée. En outre, cette salle étant, pour l'instant, la seule en France, tous les junkies de Paris pourront s'y rendre en procession. Charmant voisinage, surtout pour les enfants. D'autant que le Xe est déjà une zone sensible avec la proximité des gares du Nord et de l'Est. Mais bon, l'avis des riverains, sans doute des ploucs réacs de la France blanche et catho, on s'en contrefiche. Et ils ont bien raison de n'en avoir cure ! Après tout, ceux qui ont pris cette décision n'habitent pas à proximité de l'endroit incriminé...
Qui plus est, cette petite plaisanterie aura un coût : qui va financer ? Encore de l'argent gaspillé que l'on pourrait investir dans la sauvegarde de l'emploi, mais l'obstacle est trop difficile pour l'équipe de pleutres qui nous gouverne. On manque de médecins et de travailleurs sociaux, alors on en alloue à cette salle qui, bientôt, n'en doutons pas, fera des émules. On manque aussi, dans les hôpitaux, de seringues et de matériel stériles ? Qu'à cela ne tienne, donnons-en à ces malheureux drogués. 
Que va-t-on nous dire pour défendre cette idiotie ? Que les drogués sont drogués non par choix mais par essence, par nature ? Ben voyons ! Que ça se pratique dans d'autres pays ? Oui, bien sûr, sauf que, une fois pour toutes, la France a sa propre histoire, sa propre culture, comme c'est le cas de tous les autres pays à travers le monde. Et que ce n'est pas parce qu'un pays fait une bêtise qu'on est obligé de faire la même. Sinon, à titre d'exemple, l'Espagne et la Belgique sont des monarchies : qu'on la rétablisse en France, comme ça, pour voir. Ou bien que l'on rétablisse la peine de mort, après tout elle se pratique au Qatar, en Chine et aux USA.
Ne soyons pas stupides. Apprenons à penser et concevoir notre avis par nous-mêmes. Mais cela demande du courage et de la réflexion. Deux qualités qui semblent avoir fui l'Hexagone depuis bien longtemps.
Il est temps de tenir compte d'une chose : le Droit n'a pas à s'adapter chaque fois qu'on le transgresse. Si il a été pensé et conçu de cette façon, c'est pour protéger les citoyens. A ces derniers de s'adapter, et non l'inverse. Car à force d'ouvrir des boîtes de Pandore, cela va finir par nous exploser au visage. Il sera alors trop tard pour faire machine arrière !

vendredi 1 février 2013

Le Qatar gêné aux entournures

David Beckham lors de sa conférence de presse
Crédits Photo : Panoramic

Bonjour à tous !

Aujourd'hui s'est déroulé le dernier épisode en date de la grossière et maladroite stratégie qatarie visant à s'acheter une respectabilité diplomatique : l'arrivée de David Beckham au PSG, dont le cheik Al Thani est le propriétaire. Quelques heures seulement après l'annonce du "Qatargate" faite par le bi-hebdomadaire France Football qui accusait la FIFA d'avoir cédé aux sirènes de la corruption de la part du petit émirat du Golfe, l'Anglais le plus célèbre au monde signe dans le club de la Capitale et révèle que son salaire sera intégralement reversé à des oeuvres de charité parisiennes. On en aurait presque la larme à l'oeil.
Ne soyons pas crédules une seule seconde : Beckham a 37 ans, 38 dans quelques mois, joue dans un club de seconde zone (le Los Angeles Galaxy) depuis plusieurs années et n'a plus rien à prouver à personne tant son palmarès est éloquent. On peut cependant parier que sa femme, Victoria, sera ravie de faire du shopping Avenue Montaigne et Place Vendôme.
Les Qataris nous prennent vraiment pour des idiots si ils estiment que ce coup de com' nous empêchera de nous interroger sur leurs pratiques douteuses sur plusieurs plans.
Le plan sportif, tout d'abord, où plusieurs indices laissent à penser qu'ils ont clairement et "généreusement" offert de l'argent à différents dignitaires du monde du football pour s'offrir la Coupe du Monde en 2022. Alors que ça n'a jamais été un pays de football et qu'il fait 50°C à l'ombre tout l'été. Il semble que la voix de la France leur ait coûté tout de même plus qu'une simple enveloppe si l'on en croit France Football : le rachat du PSG (dont, autrement, personne n'aurait voulu tant ce club est à la dérive depuis le départ de Michel Denisot) et la création de la chaîne BeInSport, capable de concurrencer Canal + en offrant des programmes sportifs de premier plan à des tarifs attractifs. La chaîne cryptée s'est retrouvée fort marrie dans l'histoire puisqu'elle a perdu la moitié de l'exploitation de la L1, la Liga, ainsi que la NBA, notamment. Un coup dur pour la chaîne ainsi que pour les abonnés, dont la redevance mensuelle n'a pas baissé pour autant. Heureusement, ils ont pu aujourd'hui conserver l'exclusivité des droits de la Premier League jusqu'en 2016. Le temps de voir BeInSport disparaître, comme l'ont fait avant elle TPS et Orange Sport ? Peut-être. En tout cas, que ceux qui se réjouissent de payer une somme modique pour voir du sport à la télé ne se réjouissent pas trop vite. Car cela a un prix ! Que nous allons aborder dans le second plan.
Car, en effet, les Qataris ne sont ni des philanthropes, ni des enfants de choeur. Ils entendent entreprendre à nouveau un djihad autour de la Méditerranée, mais de manière plus subtile que leurs aînés, il y a de cela une douzaine de siècles. La décolonisation de l'Afrique couplée aux récents printemps arabes qui secouent le Maghreb et la Syrie sont l'occasion pour eux d'armer des rebelles salafistes, défenseurs acharnés de la Charia. La prise de pouvoir par Ennahda en Tunisie, des frères musulmans en Egypte, ainsi que les maquisards d'Aqmi, au Mali, ou les rebelles en Syrie sont tous aux ordres des Qataris. Eh oui, ces formidables mécènes qui rachètent un quelconque club de foot en France arme aussi les milices islamistes contre lesquels nos soldats se battent actuellement. Miliciens d'ailleurs armés, également, de fusils qui ont servi à libérer la Libye, sous le mandat de Sarkozy et l'insistance (op-)pressante de BHL. Une bien mauvaise idée ma foi. Les Qataris soutiennent par ailleurs, comme le prouvent leurs fréquentes visites à Gaza, les terroristes du Hamas qui mettent le territoire en coupe réglée. 
Il est donc temps de savoir ce que l'on veut : se laisser racheter petit à petit par un pays microscopique qui dispose, au bas mot, d'une réserve de liquidités estimée à 540 milliards de US$ et fermer les yeux sur leurs pratiques peu amènes, quitte à ce que cela nous retombe dessus, ou bien mettre un terme rapide à ce petit jeu de dupes. Car non contents de racheter nos clubs de foot, nos hôtels ou de prendre des parts dans nos entreprises, ils financent aussi désormais les banlieues. Il ne faudra pas s'étonner alors si, en cas de rébellion de notre part, notre pays se retrouve en proie à un soudain déséquilibre. Et de se voir alors confronté aux macabres héritiers de Mohammed Merah...

lundi 28 janvier 2013

La Gauche française et l'extrême-droite : une belle histoire d'amour !

Jean-Paul Sartre/Libre de droits

Bonjour à tous !

Vous constatez assez souvent, notamment depuis l'apogée de la Sarkozie, que la Gauche française ne se gêne pas pour taxer l'UMP de "droitisation", sorte de danse du ventre de la droite républicaine destinée à l'extrême-droite en défendant des idées qui ne dépareilleraient pas au sein du FN. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une droitisation mais d'une décentrisation (allons-y pour les néologismes !), un retour légitime vers des idées que le RPR a lâchement abandonnées en 1990 au profit d'un libéralisme pro-européen irraisonné. 
Alors la Gauche nous sort tous les couplets humiliants pour la France : une loi mémorielle sur la colonisation par Christiane Taubira, une repentance latente envers l'Algérie et pour parachever son "oeuvre", un égalitarisme mal-venu et anti-républicain avec cette loi absurde de "mariage pour tous".
C'est d'autant plus ridicule et irrespectueux envers la France et son Histoire que la Gauche a beaucoup à se reprocher. Rappelons tout d'abord que la colonisation a été défendue et soutenue par la Gauche : alors que Clémenceau et la Droite de l'époque étaient sceptiques à ce sujet, Jules Ferry revendiquait ses bénéfices dans le but d'éduquer des "êtres inférieurs". Un bel exemple de tolérance n'est-ce pas.
Cela a continué, de manière plus troublante encore, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi les Communistes étaient-ils, pour la plupart, pacifistes et donc prêts collaborer avec l'occupant nazi. Et c'est ce qui s'est passé. Les premiers résistants, ceux qui ont suivi De Gaulle à Londres, sont les activistes de l'Action Française, le mouvement fondé par Charles Maurras. Pas les Communistes. Le comble est sans doute l'hagiographie que certains n'hésitent pas à faire de figures de proue du communisme comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir alors qu'ils n'ont montré aucune forme active de résistance. L'un comme l'autre ont travaillé sans états d'âme à Radio Vichy, la radio d'Etat sous l'occupation. Et Sartre a même écrit et présenté des pièces de théâtre aux officiers allemands. Le comble c'est que cet homme dénué de scrupules n'a pas hésité à faire partie du Comité d'Epuration, participant donc à rayer des cadres des écrivains convaincus de connivence avec l'Ennemi !
Enfin, l'épisode le plus significatif de connivence entre la Gauche et l'extrême-droite, c'est bien sûr le passage de François Mitterrand à Vichy. Il y fut agent contractuel et fut même l'ami de René Bousquet, le chef de la police du régime pétainiste. Il n'hésita d'ailleurs pas, en 1986, à instaurer des proportionnelles aux Législatives dans le seul but d'atténuer la victoire du RPR. Et ce en étant parfaitement conscient que le Front National entrerait en masse à l'Assemblée Nationale. Ce qui s'est passé, le parti frontiste y enregistrant le score le plus important en nombre de sièges de son histoire.
On le voit, la Gauche a la mémoire bien courte en ce qui concerne ses relations floues avec l'extrême-droite. Au lieu de donner des leçons de morale à la Droite comme le fait si bien Harlem Désir sur son supposé rapprochement avec le FN (ce qui n'est clairement pas démontré dans les faits, aucune alliance électorale n'ayant été, par exemple, signée entre les deux partis), le PS et le PCF feraient mieux de raser les murs et d'arrêter de vouloir réécrire l'histoire comme ça les chante, au gré de leurs lubies, et en humiliant la France de surcroît. 
Cependant, il semble assez facile d'escompter qu'il s'agit là, pour le parti à la rose, d'essayer de prendre sa revanche sur la cuisante défaite de Lionel Jospin en 2002 au premier tour des Présidentielles face à Jean-Marie Le Pen. Pourtant, ils devraient apprendre à ravaler leur fierté. Parce qu'au rythme où l'actuelle Majorité dégrade le pays, on pourrait bien se retrouver confronté à la même situation en 2017...