vendredi 24 mai 2013

Economie : un trio de tête en difficulté

Bonjour à tous !

"La crise est derrière nous" martèle François Hollande à l'envi. Pas si sûr. Le monde va mal, et sans doute plus mal qu'il ne veut bien l'admettre. Oh, bien sûr, tout n'est pas noir. En revanche, il convient tout autant de ne pas se laisser bercer par des chiffres aux apparences trompeuses.
Prenons ainsi le cas du podium de tête de l'économie mondiale, le trio USA-Chine-Japon. A tout seigneur, tout honneur, commençons par décortiquer les résultats de l'Oncle Sam. Celle-ci va très mal. Pourquoi ? Parce que Ben Bernanke, le président de la Fed (la Banque Centrale Américaine), est contraint d'injecter 4 milliards US$ par jour dans l'économie de son pays. Pour cela, il a recours à la planche à billets donc, mécaniquement, le dollar baisse (tandis que l'Euro est toujours plus fort), et les prix grimpent. Très bon point pour les exportations étatsuniennes me direz-vous, à raison. Sauf que, à côté de ça, les industries du pays ne se portent pas très bien. Ce qui est supposé être la force des anciennes colonies anglaises se retrouve dans la tourmente. Ainsi, General Motors et Ford, pour se sauver, ont eu recours aux subsides de l'Etat. Et ont dû mettre à la porte des milliers de salariés. Si les chiffres de l'emploi sont bons, c'est parce que les chômeurs longue durée sont rayés des cadres une fois leurs droits expirés. Les gens ne retrouvent pas du travail, c'est juste la société qui renonce à leur en fournir un. Et on sait que les Américains ne sont pas tendres avec les laissés pour compte dans un pays où les inégalités ont traditionnellement toujours été plus élevées que dans notre "vieille Europe" (copyright Dick Cheney). En outre, l'Europe est l'un des premiers clients à l'exportation des USA : vu la situation actuelle du Vieux Continent, difficile d'écouler sa marchandise. Apple et Google se portent bien ? Ce sont les arbres qui cachent la forêt. Quand la planche à billets arrêtera de tourner et que les taux d'intérêts qui y sont rattachés cesseront de dégringoler (on ne peut fixer des taux d'intérêts négatifs...), alors les Américains se prendront les dommages collatéraux de la Crise de 2008 en plein visage. Bon courage !
Nouveau rival des Américains sur la planète économique, la Chine connait, elle aussi, des ratés. La croissance de ce pays n'est plus à 2 chiffres. Elle est, certes, à plus de 7-8% par an. Un chiffre à faire pâlir d'envie nos dirigeants. Mais pour un pays de 1.3 milliards d'habitants aux inégalités abyssales, ce n'est pas assez pour que le pays continue de se sortir de l'âge de pierre où il se trouvait encore il y a trente ans. Il faut aussi reconnaître que Li Xinping a eu le courage d'annoncer que la croissance économique n'était plus le seul leitmotiv du pays. Et ça se sent. Car les relents impérialistes de l'Empire du Milieu n'avaient plus été aussi forts depuis bien des années. Les Hong-Kongais se plaignent chaque jour davantage du peu de cas qui est fait de leur sort à Pékin. Les Tibétains continuent de s'immoler par le feu. Taïwan craint de se voir rapatrier dans le giron national tandis que les Japonais font face à la revendication des Îles Senkaku. Ce dernier point est d'ailleurs symptomatique du changement de ton au sommet de l'état chinois, car les Japonais ont de nombreuses usines en Chine. C'est un partenaire économique essentiel qui a permis aux Continentaux de prendre leur essor. La crispation autour de cet archipel montre que le régime privilégie dorénavant le nationalisme à l'économie. Sans doute pour ressouder le peuple, qui est souvent prompt à sortir le drapeau rouge serti de l'étoile jaune. Et ainsi faire oublier tout ce qui ne va pas dans le pays : un clivage croissant entre l'Ouest rural et l'Est en plein boom, une absence totale de démocratie, une pollution toujours plus suffocante dans les grandes métropoles, etc.
Enfin, le Japon est sans doute le cas le plus préoccupant. D'abord parce qu'il est cerné par des tensions internationales indépendantes de sa volonté : la Chine qui revendique, donc, cet archipel des Senkaku, et la Corée du Nord qui, avec son nouveau dirigeant, prouve qu'elle n'a rien perdu de sa folie (auto)-destructrice. Cela fait beaucoup pour cette base avancée américaine dans le Pacifique. Et puis, le Yen continue sa dégringolade. A l'instar de ce qui se fait aux USA. Le seul problème, c'est que ce petit pays est une île, très (trop ?) peuplée de surcroît. Une île qui, pour ne rien arranger, est la proie régulière des aléas de la Terre (volcans, tremblements de terre et tutti quanti). Elle doit donc importer en quantité des matières premières et des produits de première nécessité tant l'agriculture se révèle un art périlleux sur son sol. Difficile de trouver ces denrées à des prix abordables avec une monnaie faible. Surtout quand, ailleurs dans le monde, les récoltes sont mauvaises (l'Australie et l'Argentine, notamment, ont rencontré de nombreuses difficultés dans ce domaine ces dernières années), contribuant à enchérir davantage encore leur coût à l'exportation. Ajoutez à cela une industrie qui piétine et un ministre de l'Economie qui déclare, lui-même, que le pays patauge, et vous avez tous les ingrédients pour une gigantesque récession. Le seul point positif des Nippons, c'est que leur dette domestique, estimée à 220% du PIB (!!!) est essentiellement détenu par les autochtones. Une bonne façon de se prémunir des éventuelles attaques extérieures.
Que penser de tout ceci ? Le tableau est sombre, c'est vrai. D'autant que les chacals continuent de pulluler comme le montrent les marchés boursiers qui continuent de flamber en dépit du bon sens. Comme si ils sentaient que la bulle allait exploser et qu'il fallait se goinfrer d'actions et d'obligations bien grasses et bien juteuses avant que l'usine à gaz qu'ils ont contribué à bâtir n'explose ! Autant d'argent qui n'est pas investi dans la recherche et le développement, pour une vision industrielle à long terme. On préfère engraisser les actionnaires à court terme. Pitoyable.
L'ennui, c'est qu'on connaît les remèdes mais qu'on refuse de les appliquer. On préfère achever le malade à coup de mesures d'austérités toutes plus asphyxiantes les unes que les autres. Ce serait pourtant tellement plus simple - et plus sain - que de réglementer à nouveau l'économie en rétablissant des frontières depuis trop longtemps laissées à l'abandon, de liquider l'OMC, le FMI et la Banque Mondiale, de couper court aux paradis fiscaux et de prendre la seule mesure internationale réellement bénéfique : l'instauration de la taxe Tobin. Mais pour ça, il faudrait réellement être capable de courage. Avoir le cran de dire que seuls les états-nations, rétablis dans leurs droits et prérogatives, auront la capacité de lutter efficacement contre la finance crapuleuse. Mais vous savez ce que disaient les Soviétiques avant l'effondrement du Mur ? Qu'il fallait instaurer toujours plus de communisme... On connaît la suite !

mardi 21 mai 2013

Edwy Plenel, idéologue ou journaliste ?

Crédits Photo : L'Express

Bonjour à tous !

Il a gagné. Tel César défilant triomphalement dans Rome. Il écume les plateaux de télévision, dispensant sa morale à la manière d'un évangéliste du Haut-Moyen-Âge. Le discours est rôdé, la mécanique bien huilée.
Lui, c'est Edwy Plenel. Journaliste de presse écrite depuis près de 40 ans, il a décidé, depuis qu'il a fondé Mediapart, de taper dur sur ceux qui, à ses yeux, ne correspondent pas à ses canons de la démocratie. 
Sa dernière victime, Jérôme Cahuzac, peut témoigner de l'acharnement du personnage. 600.000€ en Suisse dénoncés par un enregistrement foireux ? Tel un vautour, Saint Plenel accourt et accuse. Et gare à qui ne le suit pas dans sa croisade, il est aussitôt pointé du doigt. Jean-Michel Apathie a pris cher, et je ne parle pas de François Hollande, pourtant Président de la République (il est bon de le rappeler, de temps à autre). Ledit Président s'est fait tancer pour ne pas avoir viré le malotru sitôt le pot aux roses dévoilé par Mediapart.
Cela en dit long sur ce qu'il reste de la puissance qui incombe au Chef de l'Etat et sur l'équilibre des pouvoirs. A l'instar de ce qui se passe chez nos amis anglo-saxons, américains notamment, ce ne sont plus le législatif ni l'exécutif qui prévalent. Mais le 4e pouvoir : les médias. 
Et cela a une première conséquence d'importance : celle d'inverser la charge de la preuve. Car en France toute personne inquiétée par la Justice est innocente jusqu'à preuve du contraire. Pas selon M. Plenel. D'après lui, si son canard sort une casserole, l'incriminé est aussitôt décrété coupable. Ceux-là même qui, autrefois, se réjouirent de l'abolition de la peine de mort, se gargarisent aujourd'hui d'avoir établi la peine de mort de médiatique. Qui peut avoir de graves conséquences. L'entourage de Pierre Bérégovoy s'en souvient encore...
Qui est Edwy Plenel pour faire la leçon ? N'a-t-il pas appris de ses précédentes erreurs ? N'a-t-il rien retenu de l'affaire Noriega où il accusait faussement le PS d'avoir touché des commissions occultes de la part du dictateur nicaraguayen dans les années 80 ? A-t-il volontairement oublié l'affaire Baudis, où il accusa à tort l'ancien maire de Toulouse d'organiser des soirées sordides à son domicile ? Etrangement, après ces deux fautes professionnelles et déontologiques, il fut finalement amené à quitter Le Monde. Différences de points de vue argue-t-il ? C'est cela, oui...
Il a donc repris, avec force acharnement, son travail de fouineur dans un média en ligne qu'il veut indépendant afin que chaque citoyen puisse se faire sa propre opinion. A condition que le citoyen en ait les moyens, car accéder à Mediapart réclame abonnement et donc écus sonnants et trébuchants. Cet ancien trotskyste a donc décidé que tout le monde ne peut avoir accès à sa vision orthodoxe de l'information. A l'instar des révolutionnaires d'autrefois qui choisirent d'établir...le suffrage censitaire. 
En tout cas, on saura gré à Edwy Plenel de rester constant dans ses vieilles lunes : la presse d'information prévaut sur la presse d'analyse, et tant pis si ce n'est pas la culture française et si cela induit des effets pervers, exposés ci-dessus. Et puis de persister et signer dans sa perception de la démocratie, c'est-à-dire un régime parlementaire avec un Président dont les attributions seraient réduites à la portion congrue. Tout cela en faisant fi du fait que la France a connu ça sous les IIIe et IVe Républiques et que cela rendit le pays ingérable, d'une part. Et que notre pays n'a jamais mieux fonctionné qu'avec un chef facilement identifiable et au charisme indiscutable, d'autre part.
Enfin, si l'on veut s'opposer à notre Super Mario du journalisme, il faut avoir le coeur bien accroché. Elisabeth Lévy, directrice de publication chez Causeur, Zemmour & Naulleau, présentateurs de l'émission éponyme, s'y sont cassés les dents. Réponse immuable d'Edwy Plenel : "Vous avez des a priori sur moi, lisez-moi, lisez mon livre, lisez Mediapart." 
On ne sait pas trop si le travail du directeur de Mediapart est à ce point indispensable à notre démocratie mais on ne doute plus d'une chose : il a pris un tel melon qu'il en est sorti encore plus convaincu que lui seul a raison. Et c'est peut-être ça, le danger, finalement...

jeudi 16 mai 2013

Les lobbys vont-ils aller jusqu'à nous faire ré-écrire le dictionnaire ?


Louis-Georges TIN/Crédits Photo : Judith Silberfeld, Yagg.com


Bonjour à tous !

On l'a échappé belle, François Hollande nous a épargné une énième mascarade : celle de retirer le mot "race" de la Constitution. On retire le mot, et hop ! le racisme disparaît comme par magie...et devient, ipso facto, anticonstitutionnel. Une façon simpliste de régler un problème ô combien complexe. Le ranger au fond du placard ne participe pas de sa suppression. Mais à une époque où l'on veut tout, tout de suite, il est plus facile de prendre le chemin de la facilité plutôt que celui, plus tortueux mais plus vertueux, d'un véritable combat contre ce fléau. 
Il faut d'abord se demander comment cette idée saugrenue était venue à l'esprit du candidat Hollande pendant sa campagne. C'est simple, et c'est Eric Zemmour qui l'explique le mieux : aujourd'hui, les scientifiques s'accordent à dire que l'espèce humaine ne saurait être divisée en races. Les mêmes scientifiques qui, il y a un siècle, nous expliquaient l'inverse en ré-interprétant malhonnêtement tout le travail de Darwin. La question que se pose alors le polémiste et historien consiste en ce que les scientifiques auront peut-être encore changé d'avis dans cent ans. Devra-t-on les suivre à nouveau, quitte à provoquer un nouvel Holocauste ?
Si il y a du racisme en France, c'est pour deux raisons principales : tant qu'on ne les aura pas réglées, tout le reste s'apparentera à des tours de passe-passe. Le premier point, c'est la baisse d'exigence, d'intensité dans l'éducation. Plus les gens sont mal élevés, plus facilement ils en viennent à d'aussi tristes extrémités que le racisme. Le second point, c'est qu'on est passé en un demi-siècle de l'assimilation à l'intégration. Et que cela se révèle un échec cuisant. Quand l'assimilation visait à exiger du nouvel arrivant qu'il s'adaptât à son nouvel environnement - à savoir la République française - l'intégration inverse complètement les rôles : c'est à la société de prendre en charge l'arrivée du nouveau migrant. Celui-ci se révèle donc avoir des droits avant des devoirs. Avec les excès que l'on connaît : territoires perdus de la République, montée de l'islamisme, difficultés de communication avec ces populations car elles ne maîtrisent pas ou plus le Français, etc. Et l'on en oublie alors cette maxime de bon sens : A Rome, fais comme les Romains. Le fossé se creuse, plus personne ne fait un pas vers l'autre : la population française que l'on qualifiera d'autochtone par commodité de langage ne veut plus tendre à la main à une population migrante déboussolée par un nouvel environnement, tandis que cette dernière se hérisse et cherche à faire sa propre loi, protégée qu'elle est par la myriade d'associations anti-racistes et le discours formaté des responsables politiques. 
Tiens, les associations anti-racistes, parlons-en justement. En cette journée du 10 Mai qui marque annuellement le souvenir de ce que fut l'esclavage, Louis-Georges Tin, président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires) a cru bon assigner la Caisse des Dépôts et Consignation dans le but d'obtenir réparation des dommages causés par l'esclavage pour le compte... d'Haïti ! Ou comment, en une seule démarche, revendiquer que l'on agit en lobby, pour sa chapelle, au détriment de la Nation. M. Tin, comme MM Boutih ou Désir, ne cessent de demander le respect de la République envers les minorités ethniques (et pas raciales hein, attention au gros mot), ne cessent de revendiquer qu'ils sont français. Soit. Sauf qu'en agissant de la sorte, ils montrent clairement qu'ils n'ont que faire de la France, au point qu'ils s'estiment en droit de réclamer vengeance auprès de la patrie qui les a accueillis, pour le compte d'un autre pays de surcroît !
Plusieurs choses : d'abord, les Français d'aujourd'hui ne sont pas les Français d'hier, ayant connu les pratiques de l'esclavage de leur vivant. Si l'on en est là, alors autant aller à Rome demander réparation pour avoir traité Vercingétorix en esclave après la bataille d'Alésia. Ou, plus près de nous, allons hurler sous les fenêtres de Mme Merkel, à Berlin, pour recevoir quitus du STO. Au moins. Non, restons-en là, l'Histoire avance, elle progresse, justement ! (Notez ici que je m'adapte aux désidératas impérieux des modernistes-humanistes-progressistes, ou MHP pour les intimes).
Ensuite, si l'on veut faire la paix entre citoyens d'origines et de conditions différentes, passer son temps à ressortir les vieux dossiers, comme dans un couple marié, n'avancera à rien et ne grandira personne. Ce qui est fait, est fait. Ce n'est pas en signant un (gros) chèque à Haïti que l'on oubliera pour autant l'horreur que fut l'esclavage. Une journée du souvenir et de la mémoire me semble justement plus judicieux pour que chacun se souvienne de ce que cela fut afin que cela ne soit plus.
Par ailleurs, la France n'a joué qu'un rôle mineur dans la Traite des Noirs. Il n'y a jamais eu un seul esclave français sur le territoire métropolitain. Les "clients" de ce sinistre commerce se situaient Outre-Atlantique, dans les Antilles et les Colonies américaines. Mais bon, comme la France a une tendance quasi-pathologique à s'auto-flageller, il est plus facile de s'en prendre à elle. Courageux...
Enfin, last but not least, les premiers responsables de cette sombre page de notre Histoire à tous, ce sont les Africains eux-mêmes. S'en prendre aux acheteurs, fort bien. Mais pour qu'il y en ait, cela induit qu'il y ait des vendeurs. Et les vendeurs, c'étaient les Africains, ceux du Dahomey notamment (Bénin actuel). Les tribus ou les royaumes se faisaient la guerre entre eux, et les vaincus étaient fait prisonniers avant d'être vendus en esclaves (pratique pluri-séculaire, et qui existait aussi bien en Afrique, qu'en Amérique ou en Europe : mais seule la Traite des Noirs a donné lieu à semblable déplacement de population). Si il y a donc un responsable à punir, ce sont eux. Ou du moins leurs descendants. Qui n'y sont donc pas forcément pour grand chose dans ce lourd héritage, mais bon, il faut payer. En monnaie sonnante et trébuchante. Le prix de l'infâmie. Le prix de l'hypocrisie, surtout. Car à eux, on leur demandera rien.
La conclusion de tout cela me direz-vous ? François Hollande a fait campagne envers et pour les lobbies et on en cueille aujourd'hui les fruits. Chacun se sent autorisé à tirer la couverture à lui, faisant fi de l'unité de la République, des devoirs et des efforts que cela demande. La consécration de la liberté individuelle. D'une époque qui tolère qu'un retardataire indifférent entre dans une salle de cinéma où le film a commencé depuis 10 minutes et dérange toute une rangée pour s'asseoir à la place qu'il estime être en droit de désirer. La mondialisation et l'Europe ont sabordé la souveraineté de la France et avec elle, c'est le Pacte Républicain qui, lentement, s'étiole. La seule question qui vaille désormais, c'est de savoir combien de temps notre pays tiendra comme ça...

jeudi 9 mai 2013

Thank You, Sir Alex !

Crédits Photo : Panoramic


Bonjour à tous !

Il y a des grands hommes dans bien des domaines. Sir Alex en était un dans le domaine du sport, le foot en particulier. Plus qu'un manager à succès (quelques 800 succès en un peu plus de 1400 matchs sur le banc mancunien), il a incarné l'amour et le respect d'une certaine vision du football.
Fils d'ouvriers né à Glasgow en 1941, il a commencé à travailler sur les chantiers navals. Il devient footballeur professionnel à 24 ans mais arrive très vite sur le banc de touche. Après avoir amené le petit club d'Aberdeen au sommet, il débarque à Manchester en 1986. Le club est exsangue, à la dérive financière et sportive, sans titre depuis plus de 15 ans et encore orphelin de son précédent coach de légende, Sir Matt Busby.
Patiemment, Ferguson se lance dans ce qui sera le plus grand défi de sa carrière. Mais il ne gagne pas le moindre titre avant une coupe d'Angleterre en 1990. Le début d'une longue série de 40 titres (!) obtenus en 27 années. Une réussite unique en son genre. Avec une méthode très simple : la star, c'est l'équipe, les joueurs sont priés de se plier au style de jeu et non l'inverse.
Au-delà de cette formidable réussite, ce qui frappe, c'est la façon dont l'Ecossais a façonné ce club. Il a toujours eu les cartes en mains, les différents présidents restant totalement dans l'ombre, une chose inimaginable en France. C'est ainsi qu'il a instauré un salary cap inédit en Europe : la masse salariale du club ne dépasse jamais 50% de son budget. Il a fait entrer le club en bourse et même si il a été imité depuis, MU est le seul club rentable coté à New York. 
Ferguson fut également le premier à comprendre l'importance de la diversification des revenus pour assurer la pérennité économique d'un club de football : il a fait agrandir le stade, et en a fait un centre d'entertainment qui place aujourd'hui le club du Nord de l'Angleterre sur la 3e marche du podium des équipes de football les plus riches au monde (sa cotation atteint aujourd'hui 3 milliards US$). Un modèle qui est aujourd'hui reproduit à l'envi puisque Arsenal, l'un de ses principaux rivaux, a décidé de suivre la voie. L'Allemagne, quant à elle, a décidé de l'appliquer à grande échelle en se servant du tremplin de la coupe du Monde 2006.
Et puis, il y a la véritable marque de fabrique de Ferguson : dénicher des talents. Autour d'Eric Cantona, il lança ainsi la génération dorée des Neville, Butt, Keane, Scholes, Beckham et Giggs ! Une invraisemblable conjugaison de talents, un phénomène qui ne fut plus revu jusqu'à l'éclosion de Messi et consorts au Barça. La plus belle équipe de Manchester depuis les Busby babes : Dennis Law, George Best et Bobby Charlton. Il a aussi, entre autres, donné sa chance à Wayne Rooney et Cristiano Ronaldo. Pour ces joueurs, et pour les autres (Cantona, Schmeichel, Van Nistelrooy,...), il fut un second père, un modèle indépassable d'un manager de qualité doublé d'un homme de grande classe. 
A l'heure où le football perd les pédales et continue à courir après un endettement chaque jour plus difficile à supporter, Ferguson a su redonner un visage humain au sport le plus populaire au monde. Plus que le départ d'un homme, c'est une institution qui tire sa révérence. On regrettera sa bonhommie, ses bons mots, sa mine rougeaude d'amateur de whisky et de bon vin, ses colères après l'arbitre et ses accolades poignantes avec les joueurs.
Pour moi, et pour tous ceux qui aiment passionnément le football, le manager écossais représente la quintessence de ce sport : humanité, spectacle, suspense et divertissement. 
Thank you, Sir Alex !

mercredi 1 mai 2013

Mur des cons : révélateur d'une époque...

Bonjour à tous !

Cela a fait le tour des médias la semaine dernière : une vidéo captée en catimini par un smartphone au local syndical du Syndicat de la Magistrature (abrégé SM : ça ne s'invente pas !) a filmé un grand panneau où étaient affichées des personnalités de Droite, pour l'essentiel. Ces gens ainsi épinglés étaient regroupés sous l'égide cinglante autant que potache de "Mur des cons".
Cette vidéo a été publiée par le site conservateur Atlantico. Elle provient d'un journaliste de France 3, qui n'était pas venu là pour ça au départ. Son but initial était d'interviewer Françoise Martres, la directrice de ce syndicat. Elle aurait pu lui donner rendez-vous n'importe où. Mais il a fallu que ce soit là, dans ce local syndical. En apercevant le fameux mur, le journaliste n'y prête d'abord pas attention. Avant que Mme Martres ne lui demande instamment de ne pas filmer. Evidemment, dire ça à un journaliste, c'est comme dire à un enfant de ne pas piocher dans le paquet de bonbons ostensiblement posé sur la table basse du salon. Ni une ni deux, notre journaliste filme avec son téléphone, refusant d'impliquer son cameraman. Ce qui est tout à son honneur. Ledit cameraman ne s'en souviendra pas en balançant son collègue aux autres membres de l'équipe rédactionnelle de France 3. Comme retour d'ascenseur on a vu mieux...
Vous vous demandez sans doute comment cela a pu échouer du journaliste de France 3 à Atlantico. La réponse est simple : ne sachant que faire de sa "trouvaille", il s'est tourné vers des amis magistrats afin d'en mesurer la portée juridique et médiatique. L'un de ceux à qui il avait fourni une copie s'est empressé de la diffuser auprès du média internet. 
Alors évidemment, ça a déclenché un scandale. De tous les côtés. Du côté de la Droite, d'abord, qui a beau jeu de s'en servir pour martyriser ce syndicat soixante-huitard et gauchiste absolu, symbole de la décadence de la bien-pensance. Certains politiques affichés sur ce mur se voient même affublés d'une petite étiquette tricolore indiquant qu'ils servent les intérêts du FN. Mais le plus choquant dans tout cela, c'est que deux pères de victimes, qui ont tous les deux perdu une fille dans des circonstances effroyables (viol et meurtre) sont également considérés comme des cons par ces magistrats "progressistes" et "humanistes". Pourquoi ? Parce qu'ils cherchent simplement à faire comprendre à l'opinion que les victimes doivent rester les victimes, et non les criminels qui leur ont fait du mal. Chose incompréhensible pour le SM, majoritaire dans l'entourage de Taubira, pour qui la prison est une chose à éviter autant que possible car soi-disant criminogène.
Le journaliste de France 3, quant à lui, risque gros. Car le SNJ-CGT, le syndicat des journalistes CGT, a saisi la direction de la chaîne. Leur motif : vol d'images dans un local privé (ils oublient de préciser que ce local est mis à disposition par l'administration, mais passons...). Oui, vous avez bien lu : ils défendent leur corporation, leur idéologie, quitte à faire virer un collègue que leur syndicat devrait plutôt protéger. Et ils ne disent pas un mot pour défendre David Pujadas, présent sur le mur. Elle est intéressante, l'ambiance de travail chez France Télévisions.
Alors un mot aux gens qui poussent des cris d'orfraie en disant que ce procédé est honteux : les écoutes téléphoniques qui ont grandement contribué à ouvrir l'information judiciaire envers Nicolas Sarkozy ont été réalisées parfaitement illégalement par le majordome de Liliane Bettancourt. C'est de notoriété publique. A-t-on entendu ces bonnes âmes s'offusquer ? Que nenni. Imaginons, maintenant, que ce mur des cons ait contenu des personnalités de Gauche et ait été présent dans un local syndical de Droite : je vous garantis qu'on aurait rempli les tribunaux et les interviews au Grand Journal pour dénoncer une "calomnie", une "preuve supplémentaire du rapprochement entre l'UMP et le FN" (je l'aime bien celle-la, elle est toujours aussi drôle : l'UMP et le FN n'ont pas le droit de se rapprocher, par contre le PS et l'extrême-gauche, si ! Rappel : le communisme est responsable de plus de 90 millions de morts depuis le début du XXe siècle.), ou encore "un acte anti-républicain qui ébranle les fondements de notre démocratie". Enfin bref, la sérénade habituelle. Mais si c'était Mediapart qui avait découvert le "Mur des cons", nul doute que François Hollande serait en train d'annoncer un train de réformes pour la moralisation de la vie judiciaire et syndicale. Comme quoi, la vie tient à peu de choses finalement. 
Comme disait Courteline : "Etre pris pour un con par un imbécile est un délice de fin gourmet."

mardi 23 avril 2013

Liquidons l'héritage de Mai 68 !

Crédits Photo : Thomas Samson - AFP pour Le Figaro

Bonjour à tous !

Ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers dans les rues à manifester contre le "mariage pour tous", Dimanche dernier. Pas si mal pour un événement organisé seulement à Paris et au dernier moment. Pas si mal, surtout, quand on sait qu'au même moment était organisée la manifestation des pro-"mariage pour tous" qui n'a réuni que 15.000 personnes (selon les organisateurs). Tout est dit dans cette comparaison. Finalement, le peuple, plus que les politiques ou les médias, a fini par trancher : cette loi, il n'en veut pas. Ces chiffres montrent que cette loi n'est réclamée que par une petite majorité pour exiger des privilèges qui n'entrent ni dans le cadre républicain (l'intérêt général prime sur l'intérêt individuel), ni dans le cadre constitutionnel (les individus sont égaux entre eux, pas les couples ou les groupes).
Il ne s'agit pas de tirer à boulets rouges sur les homosexuels pour autant. Après tout, rappelons que cette orientation sexuelle était honteusement considérée comme une maladie il n'y a encore pas si longtemps que cela (l'OMS l'a déclassifiée en 1990). On peut regretter, par contre, qu'ils se fassent copieusement manipuler par des personnes à la morale très lâche comme Pierre Bergé, l'inter-LGBT ou encore nos très engagées stars du Show-Biz (j'assume mon ironie). Finalement, cet épisode n'est que l'ultime avatar de la déflagration de la société qui a commencé en Mai 68 et qui a consacré l'individualisme libertaire et donc fragile : influençable dans sa façon de consommer, influençable dans sa façon de travailler et donc influençable dans sa façon d'être gouverné. Le meilleur moyen pour faire avaler la pilule a été de consacrer l'hédonisme consumériste, la société du tout, tout de suite, maintenant. C'en était définitivement fini des dernières résurgences de la solidarité mécanique telle que l'avait expliquée Emile Durkheim. Chacun se retrouvait limité à son propre univers, livré à soi-même, risquant à tout moment l'anomie (la perte de repères) menant le plus souvent au suicide. Un fléau prégnant dans nos sociétés industrialisées, et très bien analysé par le sociologue français dès 1897. 
Les défenseurs du "mariage pour tous" se rendent bien compte que quelque chose cloche, ils ne se doutaient pas qu'ils allaient rencontrer une telle résistance et, surtout, que le gouvernement serait aussi peu légitime pour mener cette prétendue réforme de progrès. Il faut dire qu'entre l'affaire Cahuzac et le bourbier économique, le PS ne sait plus trop comment s'y prendre. Et François Hollande, élu par dépit et en rejet de Sarkozy, devient le président le plus détesté de l'histoire de la Ve République !
Un mot sur le progrès : il faut bien comprendre que cette notion est aujourd'hui totalement dévoyée. Elle a commencé à être employée par la société civile qui voulait marquer là sa temporalité, en opposition avec la sécularité, l'intemporalité, le temps long de l'Eglise. Un premier pas vers la déchristianisation du monde....et vers sa monétisation, car tout a un prix aujourd'hui, malheureusement. On aurait pu penser que la course au progrès s'arrêterait avec la Guerre de 14-18, qui montra au Monde à quel point celui-ci pouvait s'avérer meurtrier. Finalement, après une autre guerre mondiale et la Guerre Froide, il a changé de visage pour prendre une apparence sociale, sociétale. 
Tout cela, les "antis" l'ont bien compris. Ils s'organisent et mènent la résistance. Et comme souvent, dans ce genre de rassemblement populaire, il y a quelques abrutis et quelques casseurs pour se croire tout permis, agresser et blesser autrui. Ce qui a poussé l'expérimenté et réfléchi avocat Philippe Bilger, pourtant adversaire de longue date du projet de loi Taubira, à demander que la vague reflue et qu'on respecte la décision parlementaire. Cela peut s'entendre. Mais lorsque l'on voit l'acharnement que mettent les détracteurs à pourrir le mouvement des "antis", cela ne donne pas envie de lâcher l'affaire, allant même jusqu'à dire qu'on se retrouve dans un climat des années 30. Sauf qu'il n'y a pas eu 15 morts et plus de 1500 blessés depuis le début des manifestations. Qu'il n'y a pas de ligue d'extrême-droite pour défiler dans les rues. Et qu'il n'y a pas eu d'affaire Stavisky. 
Par contre, on voit l'immense majorité des manifestants défiler dans la bonne humeur, en couple, dans l'ordre et la discipline, et que l'on voit même émerger une toute nouvelle vague de protestation, celle des Veilleurs, qui s'asseyent dans des lieux déterminés au dernier moment pour n'y faire rien d'autre que déclamer des textes de grands auteurs, de Péguy à Apollinaire. Je serais curieux de voir comment les "pros" vont réussir à les discréditer, tiens ! 
Ne nous y trompons pas : nous n'assisterons sans doute pas à un Mai 68 à l'envers. D'abord parce que la conjoncture est trop morose pour ça et qu'historiquement, comme cela a été défini par Tocqueville, les révolutions se déclenchent quand tout va bien. Et puis, ces jeunes gens qui défilent n'ont pas la culture du combat, de l'opposition franche et déterminée, ils sont trop bien élevés pour ça. Mais ils sont les prémices d'un mouvement plus fort qui viendra sans doute plus tard : un mouvement qui sera porté par tous les enfants du divorce de masse, qui a ruiné des familles et traumatisé des milliers d'enfants. Un mouvement qui clamera haut et fort que 45 ans, presque jour pour jour, après Mai 68, son héritage est un échec : la Gauche libérale européenne et mondialisée a tué la Gauche populaire et ouvrière longtemps incarnée par Georges Marchais. A tel point que c'est un ancien socialiste qui l'incarne aujourd'hui. Toute l'ironie de l'Histoire. Une mondialisation, donc, qui a déclenché une crise que l'on traîne depuis les années 70, avec près de 3,5 millions de chômeurs, un endettement qui frôle les 100% du PIB, une croissance nulle et, pire que tout, aucune vision pour l'avenir, occupés que nous sommes à jouer au caniche bien sage devant Merkel et Bruxelles. 
Attention, la vraie France qui souffre, celle qui habite dans le milieu péri-urbain, dans des départements bien plus pauvres que la Seine-Saint-Denis (la Lozère, la Corrèze, etc), et qui ne reçoit pas les milliards du Gouvernement, celle qui subit le repli des services publics, les retards de la SNCF et qui est plus durement imposée que les autres est en train de se réveiller. Parce que quand c'est trop, c'est trop ! Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On s'assied et on regarde faire ? L'addition risque d'être salée !

mercredi 17 avril 2013

Quinquennat Hollande : et si on se mettait enfin au boulot ?

Bonjour à tous !

Avec l'arrivée du Printemps, deux événements notables se sont déroulé en ce début de semaine : la première, c'est l'attentat à Boston qui rappelle à tous que le terrorisme n'est pas derrière nous, loin de là. La vigilance reste de mise et l'on voit, avec cette guerre de l'ombre et des ennemis invisibles, que la Défense doit rester un poste de dépense important dans le budget de chaque nation, la nôtre a fortiori.
La seconde, c'est le retour pour adoption définitive du projet de loi "mariage et adoption pour tous". Bien qu'étant personnellement farouchement opposé au projet, je ne suis pas fondamentalement contre l'idée qu'il revienne si tôt devant la chambre basse du Parlement, avec un temps programmé de 25h. D'abord parce qu'il a été assez peu modifié au Sénat, donc il n'y a pas lieu d'ergoter encore pendant des heures. Et ensuite parce qu'une fois qu'il sera voté, Hollande et ses petits copains ne pourront plus se cacher. Finies, les mesurettes pseudo-progressistes. Il n'aura plus de lapin dans son chapeau et il va devoir nous montrer en quoi il était absolument légitime de voter pour lui, au détriment de son malheureux rival, Nicolas Sarkozy. Et cela permettra peut-être aussi de couper l'herbe sous le pied des factions fascistes violentes qui commencent à se constituer à droite et à gauche, contribuant à décrédibiliser encore davantage les opposants à ce projet, déjà systématiquement qualifiés d'homophobes par des gens qui se croient plus malins que les autres, comme Audrey Pulvar par exemple. Alors soyons intelligents et acceptons la décision républicaine, quand bien même elle marque à tout jamais une cicatrice inaltérable dans notre pacte républicain.
Pour en revenir au travail qui attend notre cher Président, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois qu'on retire la génoise de cette loi qui a mis la moitié du pays, au mieux dans l'embarras, au pire en colère et dans la rue, il n'y a rien, pour l'instant. Petroplus-Rouen va malheureusement fermer pour de bon, aucune offre de reprise n'ayant été validée par la Justice. L'accord sur la flexi-sécurité a été voté avec le blanc-seing de l'opposition, montrant que d'un point de vue économique, les deux font la paire. Ce sera plus facile de licencier, de baisser les salaires et d'imposer une productivité plus forte ou une délocalisation du salarié. En échange, ces derniers n'obtiennent rien, ou pas grand chose. Les banques, les financiers, les actionnaires ont poussé des millions d'entre nous à la ruine et ils continuent de s'en tirer à bon compte. Où en est la plus forte taxation des entreprises du CAC 40 afin d'alléger les PME, véritable tissu économique de notre pays ? Nulle part. Où en est la taxation sur les opérations boursières ? Nulle part. La législation sur les parachutes dorés, l'actionnariat rentier ? Nulle part. On fait des effets d'annonce, des effets de manche, on passe encore pour des rigolos de service avec cette stupide mise à nue de nos élus. Ce qu'ils ont sur leur compte en banque n'intéresse pas les Français, seuls comptent les actes. 
Et qu'on ne s'y trompe pas : en disant "non" au référendum sur la collectivité alsacienne, les Français ont, une fois de plus, montré leur attachement à leurs valeurs : le département, ils y tiennent, la région est le cadet de leurs soucis. La plupart d'entre elles ne correspondent pas aux provinces historiques de notre nation de toute façon. Notre pays est et demeure une république jacobine avec un pouvoir central fort qui protège les citoyens. Tant que nos dirigeants n'auront pas compris que tel est l'ADN de l'Hexagone, ils feront fausse route, s'attirant l'ire toujours plus difficilement contenue des électeurs et citoyens de ce pays. 
On voit que Hollande freine des quatre fers à l'idée de se confronter aux vrais problèmes. L'idée de la salle de shoot est, en ce sens, une nouvelle façon de contourner l'obstacle. Mais il va pourtant devoir s'y résoudre, il a voulu l'Elysée, il va devoir l'assumer. Et montrer qu'il n'est pas qu'un simple valet de Merkel et de Bruxelles. Osera-t-il relever le gant ?