jeudi 7 février 2013

Salle de shoot : la nouvelle mauvaise idée du Gouvernement

Salle de shoot à Vancouver
Crédits Photo : Andy Clark - Reuters

Bonjour à tous !

"Moi Président, je ne diviserai pas les Français". Voici, en substance, quels furent les propos de François Hollande lors de son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la dernière élection présidentielle de l'an passé. Cette anaphore, restée fameuse dans le petit monde médiatico-politique, avait le mérite d'être claire : il s'agissait de rompre avec les agissements de l'ancienne présidence, qualifiée "d'hyer-présidence" à très mauvais escient par les Socialistes durant tout le précédent quinquennat. On allait donc consulter les Français, faire des référendums, des réunions, des commissions, des concertations...
Ce que l'on ne nous avait pas dit, c'est que ce ne serait pas systématique. Et que, visiblement, pour tout ce qui touche au "sociétal" (Dieu que je hais ce mot), autrement et plus justement dit, à la vie quotidienne, on se passe de l'opinion des Français, quand bien même ils sont opposés à telle ou telle réforme dans une large proportion (qui n'est toutefois pas toujours la majorité, il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître).
Ainsi donc, point de référendum pour le "mariage pour tous", ni de concertation ni de grand débat sur la famille, qui en aurait pourtant eu bien besoin : les familles monoparentales se multiplient, les divorces également, sans parler des cas de violence conjugale. Mais là n'est pas le sujet, il s'agit de rétablir une pseudo-égalité. Comprendre plutôt égalitarisme. Et tant pis pour les valeurs bafouées de la République, qui mettent les individus (et non les couples ou les groupes) sur un même pied d'égalité. Et ce, justement, afin d'éviter la trop forte influence de groupes de pression qui pourraient nuire aux intérêts du pays. 
Bref, ce projet de loi inique toujours en débat à l'Assemblée, le tandem Hollande-Ayrault, jamais avare d'un mauvais coup, fait feu de tout bois pour éviter de s'attaquer au vrai problème, à savoir l'économie.
Après le mariage pour tous, c'est le droit de vote des étrangers que l'on agite tel un chiffon rouge. Et maintenant, ce sont les salles de shoot. La nouvelle mauvaise idée.
Concrètement, une salle de shoot sera ouverte dans le Xe arrondissement parisien et aura pour vocation d'accompagner les junkies dans leur prise de drogue avec du personnel soignant et social. La salle sera ouverte 8h par jour, 7 jours sur 7, et on leur fournira du matériel stérile. Le maire du Xe est d'accord. La belle affaire.
Sauf que... Eh oui, sauf que ce n'est pas aussi simple que cela. D'abord, parce que les riverains n'ont pas été consultés. Ces derniers sont d'ailleurs très mécontents, ce qui peut se comprendre. D'autant que les expériences à l'étranger peuvent laisser circonspect. Si l'encadrement des junkies est effectivement plus strict, cela n'empêche toutefois pas l'apparition de petits trafics aux alentours des salles de shoot, et la diminution de consommation de drogue n'est pas avérée. En outre, cette salle étant, pour l'instant, la seule en France, tous les junkies de Paris pourront s'y rendre en procession. Charmant voisinage, surtout pour les enfants. D'autant que le Xe est déjà une zone sensible avec la proximité des gares du Nord et de l'Est. Mais bon, l'avis des riverains, sans doute des ploucs réacs de la France blanche et catho, on s'en contrefiche. Et ils ont bien raison de n'en avoir cure ! Après tout, ceux qui ont pris cette décision n'habitent pas à proximité de l'endroit incriminé...
Qui plus est, cette petite plaisanterie aura un coût : qui va financer ? Encore de l'argent gaspillé que l'on pourrait investir dans la sauvegarde de l'emploi, mais l'obstacle est trop difficile pour l'équipe de pleutres qui nous gouverne. On manque de médecins et de travailleurs sociaux, alors on en alloue à cette salle qui, bientôt, n'en doutons pas, fera des émules. On manque aussi, dans les hôpitaux, de seringues et de matériel stériles ? Qu'à cela ne tienne, donnons-en à ces malheureux drogués. 
Que va-t-on nous dire pour défendre cette idiotie ? Que les drogués sont drogués non par choix mais par essence, par nature ? Ben voyons ! Que ça se pratique dans d'autres pays ? Oui, bien sûr, sauf que, une fois pour toutes, la France a sa propre histoire, sa propre culture, comme c'est le cas de tous les autres pays à travers le monde. Et que ce n'est pas parce qu'un pays fait une bêtise qu'on est obligé de faire la même. Sinon, à titre d'exemple, l'Espagne et la Belgique sont des monarchies : qu'on la rétablisse en France, comme ça, pour voir. Ou bien que l'on rétablisse la peine de mort, après tout elle se pratique au Qatar, en Chine et aux USA.
Ne soyons pas stupides. Apprenons à penser et concevoir notre avis par nous-mêmes. Mais cela demande du courage et de la réflexion. Deux qualités qui semblent avoir fui l'Hexagone depuis bien longtemps.
Il est temps de tenir compte d'une chose : le Droit n'a pas à s'adapter chaque fois qu'on le transgresse. Si il a été pensé et conçu de cette façon, c'est pour protéger les citoyens. A ces derniers de s'adapter, et non l'inverse. Car à force d'ouvrir des boîtes de Pandore, cela va finir par nous exploser au visage. Il sera alors trop tard pour faire machine arrière !

vendredi 1 février 2013

Le Qatar gêné aux entournures

David Beckham lors de sa conférence de presse
Crédits Photo : Panoramic

Bonjour à tous !

Aujourd'hui s'est déroulé le dernier épisode en date de la grossière et maladroite stratégie qatarie visant à s'acheter une respectabilité diplomatique : l'arrivée de David Beckham au PSG, dont le cheik Al Thani est le propriétaire. Quelques heures seulement après l'annonce du "Qatargate" faite par le bi-hebdomadaire France Football qui accusait la FIFA d'avoir cédé aux sirènes de la corruption de la part du petit émirat du Golfe, l'Anglais le plus célèbre au monde signe dans le club de la Capitale et révèle que son salaire sera intégralement reversé à des oeuvres de charité parisiennes. On en aurait presque la larme à l'oeil.
Ne soyons pas crédules une seule seconde : Beckham a 37 ans, 38 dans quelques mois, joue dans un club de seconde zone (le Los Angeles Galaxy) depuis plusieurs années et n'a plus rien à prouver à personne tant son palmarès est éloquent. On peut cependant parier que sa femme, Victoria, sera ravie de faire du shopping Avenue Montaigne et Place Vendôme.
Les Qataris nous prennent vraiment pour des idiots si ils estiment que ce coup de com' nous empêchera de nous interroger sur leurs pratiques douteuses sur plusieurs plans.
Le plan sportif, tout d'abord, où plusieurs indices laissent à penser qu'ils ont clairement et "généreusement" offert de l'argent à différents dignitaires du monde du football pour s'offrir la Coupe du Monde en 2022. Alors que ça n'a jamais été un pays de football et qu'il fait 50°C à l'ombre tout l'été. Il semble que la voix de la France leur ait coûté tout de même plus qu'une simple enveloppe si l'on en croit France Football : le rachat du PSG (dont, autrement, personne n'aurait voulu tant ce club est à la dérive depuis le départ de Michel Denisot) et la création de la chaîne BeInSport, capable de concurrencer Canal + en offrant des programmes sportifs de premier plan à des tarifs attractifs. La chaîne cryptée s'est retrouvée fort marrie dans l'histoire puisqu'elle a perdu la moitié de l'exploitation de la L1, la Liga, ainsi que la NBA, notamment. Un coup dur pour la chaîne ainsi que pour les abonnés, dont la redevance mensuelle n'a pas baissé pour autant. Heureusement, ils ont pu aujourd'hui conserver l'exclusivité des droits de la Premier League jusqu'en 2016. Le temps de voir BeInSport disparaître, comme l'ont fait avant elle TPS et Orange Sport ? Peut-être. En tout cas, que ceux qui se réjouissent de payer une somme modique pour voir du sport à la télé ne se réjouissent pas trop vite. Car cela a un prix ! Que nous allons aborder dans le second plan.
Car, en effet, les Qataris ne sont ni des philanthropes, ni des enfants de choeur. Ils entendent entreprendre à nouveau un djihad autour de la Méditerranée, mais de manière plus subtile que leurs aînés, il y a de cela une douzaine de siècles. La décolonisation de l'Afrique couplée aux récents printemps arabes qui secouent le Maghreb et la Syrie sont l'occasion pour eux d'armer des rebelles salafistes, défenseurs acharnés de la Charia. La prise de pouvoir par Ennahda en Tunisie, des frères musulmans en Egypte, ainsi que les maquisards d'Aqmi, au Mali, ou les rebelles en Syrie sont tous aux ordres des Qataris. Eh oui, ces formidables mécènes qui rachètent un quelconque club de foot en France arme aussi les milices islamistes contre lesquels nos soldats se battent actuellement. Miliciens d'ailleurs armés, également, de fusils qui ont servi à libérer la Libye, sous le mandat de Sarkozy et l'insistance (op-)pressante de BHL. Une bien mauvaise idée ma foi. Les Qataris soutiennent par ailleurs, comme le prouvent leurs fréquentes visites à Gaza, les terroristes du Hamas qui mettent le territoire en coupe réglée. 
Il est donc temps de savoir ce que l'on veut : se laisser racheter petit à petit par un pays microscopique qui dispose, au bas mot, d'une réserve de liquidités estimée à 540 milliards de US$ et fermer les yeux sur leurs pratiques peu amènes, quitte à ce que cela nous retombe dessus, ou bien mettre un terme rapide à ce petit jeu de dupes. Car non contents de racheter nos clubs de foot, nos hôtels ou de prendre des parts dans nos entreprises, ils financent aussi désormais les banlieues. Il ne faudra pas s'étonner alors si, en cas de rébellion de notre part, notre pays se retrouve en proie à un soudain déséquilibre. Et de se voir alors confronté aux macabres héritiers de Mohammed Merah...

lundi 28 janvier 2013

La Gauche française et l'extrême-droite : une belle histoire d'amour !

Jean-Paul Sartre/Libre de droits

Bonjour à tous !

Vous constatez assez souvent, notamment depuis l'apogée de la Sarkozie, que la Gauche française ne se gêne pas pour taxer l'UMP de "droitisation", sorte de danse du ventre de la droite républicaine destinée à l'extrême-droite en défendant des idées qui ne dépareilleraient pas au sein du FN. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une droitisation mais d'une décentrisation (allons-y pour les néologismes !), un retour légitime vers des idées que le RPR a lâchement abandonnées en 1990 au profit d'un libéralisme pro-européen irraisonné. 
Alors la Gauche nous sort tous les couplets humiliants pour la France : une loi mémorielle sur la colonisation par Christiane Taubira, une repentance latente envers l'Algérie et pour parachever son "oeuvre", un égalitarisme mal-venu et anti-républicain avec cette loi absurde de "mariage pour tous".
C'est d'autant plus ridicule et irrespectueux envers la France et son Histoire que la Gauche a beaucoup à se reprocher. Rappelons tout d'abord que la colonisation a été défendue et soutenue par la Gauche : alors que Clémenceau et la Droite de l'époque étaient sceptiques à ce sujet, Jules Ferry revendiquait ses bénéfices dans le but d'éduquer des "êtres inférieurs". Un bel exemple de tolérance n'est-ce pas.
Cela a continué, de manière plus troublante encore, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi les Communistes étaient-ils, pour la plupart, pacifistes et donc prêts collaborer avec l'occupant nazi. Et c'est ce qui s'est passé. Les premiers résistants, ceux qui ont suivi De Gaulle à Londres, sont les activistes de l'Action Française, le mouvement fondé par Charles Maurras. Pas les Communistes. Le comble est sans doute l'hagiographie que certains n'hésitent pas à faire de figures de proue du communisme comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir alors qu'ils n'ont montré aucune forme active de résistance. L'un comme l'autre ont travaillé sans états d'âme à Radio Vichy, la radio d'Etat sous l'occupation. Et Sartre a même écrit et présenté des pièces de théâtre aux officiers allemands. Le comble c'est que cet homme dénué de scrupules n'a pas hésité à faire partie du Comité d'Epuration, participant donc à rayer des cadres des écrivains convaincus de connivence avec l'Ennemi !
Enfin, l'épisode le plus significatif de connivence entre la Gauche et l'extrême-droite, c'est bien sûr le passage de François Mitterrand à Vichy. Il y fut agent contractuel et fut même l'ami de René Bousquet, le chef de la police du régime pétainiste. Il n'hésita d'ailleurs pas, en 1986, à instaurer des proportionnelles aux Législatives dans le seul but d'atténuer la victoire du RPR. Et ce en étant parfaitement conscient que le Front National entrerait en masse à l'Assemblée Nationale. Ce qui s'est passé, le parti frontiste y enregistrant le score le plus important en nombre de sièges de son histoire.
On le voit, la Gauche a la mémoire bien courte en ce qui concerne ses relations floues avec l'extrême-droite. Au lieu de donner des leçons de morale à la Droite comme le fait si bien Harlem Désir sur son supposé rapprochement avec le FN (ce qui n'est clairement pas démontré dans les faits, aucune alliance électorale n'ayant été, par exemple, signée entre les deux partis), le PS et le PCF feraient mieux de raser les murs et d'arrêter de vouloir réécrire l'histoire comme ça les chante, au gré de leurs lubies, et en humiliant la France de surcroît. 
Cependant, il semble assez facile d'escompter qu'il s'agit là, pour le parti à la rose, d'essayer de prendre sa revanche sur la cuisante défaite de Lionel Jospin en 2002 au premier tour des Présidentielles face à Jean-Marie Le Pen. Pourtant, ils devraient apprendre à ravaler leur fierté. Parce qu'au rythme où l'actuelle Majorité dégrade le pays, on pourrait bien se retrouver confronté à la même situation en 2017...

vendredi 25 janvier 2013

Libéralisme : quand l'Europe souhaite se tirer une balle dans le pied

D. Cameron & A. Merkel à Davos
Crédits Photo : BPA/Reuters

Bonjour à tous !

Vous n'êtes pas sans ignorer, pour avoir tous vécu cela à un moment ou à un autre de votre vie, que, lorsque vous êtes malade, le médecin vous recommande de rester bien au chaud chez vous. Le but est d'éviter de contaminer les autres mais aussi d'éviter de prendre un coup de froid qui viendrait aggraver le mal dont vous souffrez déjà.
Quand on traduit cette pratique de bon sens en langage économique, il faut comprendre : la crise vous a plus touché qu'un autre, instaurez une dose de protectionnisme histoire de protéger la force vive de votre économie : votre industrie ! Celle-la même qui, lorsqu'elle est compétitive par ses innovations et la qualité de sa main d'oeuvre, assure à tous les coups des rentrées de devises fraîches et une croissance solide. Et c'est encore plus vrai dans un monde ouvert aux quatre vents comme aujourd'hui. Tellement ouvert que notre cher pays est devenu le refuge privilégié de malades atteints de la forme la plus grave de la tuberculose en provenance du grand Caucase russe, soit dit en passant.
Alors que la crise a largement démontré que le monde de la finance était largement responsable de cette catastrophe économique, sociale et humaine, alors, justement, que le monde de la finance n'est que la forme la plus perfide, parce que la plus dématérialisée du capitalisme, de la mondialisation et du libéralisme échevelé, Angela Merkel vient de décréter qu'il s'agissait là du remède miracle ! Eh oui, vous avez bien lu.
Désireuse de connaître les raisons exactes du questionnement existentiel britannique quant à son futur au sein de l'Union Européenne, notre chère Angie, jamais avare d'un sale coup, s'est entretenue avec son homologue insulaire, David Cameron. Celui-ci a plaidé, ô surprise quand on connaît le bonhomme, l'orientation de son parti et même l'inclination de son pays, à plus de libéralisme. Sans ciller outre mesure, la Terminator de l'Europe du Sud a aussitôt déclaré qu'il conviendrait en effet de faire baisser les dépenses sociales de l'ensemble de l'Union et de conclure des accords de libre-échange privilégiés avec le Japon, l'ensemble des pays de l'ASEAN (sorte de marché commun de l'Asie-Pacifique), le Canada et, rêve suprême, l'Oncle Sam. 
Autant injecter le virus H1N1 à un malade de la grippe. Ces inconscients semblent pourtant oublier que l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement et qu'il y a environ 30 ans, lorsque les premières failles apparurent dans l'Empire soviétique, le Politburo s'était empressé de réclamer encore et toujours plus de communisme. On sait ce qu'il en est advenu finalement. 
L'Allemagne se croit autorisée à parler au nom de toute l'Union, suscitant la joie des très libéraux pays du Nord, y compris ceux qui sont encore un genou à terre comme l'Irlande. Le Danemark s'est empressé de rejoindre cette troupe de joyeux drilles. Pourtant Mme Merkel devrait lire Spiderman plus souvent. On y apprend que : "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités." Elle devrait donc, plutôt qu'opérer cette sorte de fuite en avant égoïste et irresponsable, chercher à comprendre d'où vient le mal profond dont souffre l'Europe. Et commencer par instaurer un véritable protectionnisme européen, en attendant que les pays qui n'en peuvent plus finissent par l'appliquer à l'échelon national.
Il est plus que temps que ces messieurs-dames qui gouvernent avec des oeillères se penchent sur le bas-peuple. Sinon un vent populiste soufflera sur les prochaines élections. Et il sera trop tard pour venir se plaindre. D'autant que les électeurs ne seront plus dupes du : "C'est pas notre faute, ce sont ces démagos de populistes qui jouent aux incendiaires !"
Lui qui rêvait des Etats-Unis d'Europe, je n'ose penser à la réaction de Victor Hugo si il voyait son rêve devenu réalité dans la peine, la souffrance et la paupérisation des masses.

mardi 22 janvier 2013

Renault, l'entreprise qui déchaîne les passions

Louis Renault en 1926/Crédits Photo : Wikicommons

Bonjour à tous !

C'est tombé cette semaine, Renault va supprimer 7500 postes en France. Il n'y aura aucun licenciement sec ni départ volontaire a assuré la direction du groupe, mais plutôt des non-remplacements de départ à la retraite. Et l'on attend ici avec amusement que M. Montebourg se manifeste. L'attente risque d'être longue. Car il est plus facile de taper sur PSA, entreprise essentiellement française et qui possède la majeure partie de ses usines dans l'Hexagone : un non-sens économique dans la compétition entre constructeurs automobiles, mais une pratique vertueuse - à saluer - de patriotisme économique. Tout le contraire de sa rivale historique dirigée par l'international Carlos Ghosn. Le cost killer, comme on l'appelle, ne transige pas : on s'aligne sur les petits voisins d'à côté concernant les conditions de travail ou on délocalise. Tout le charme de la mondialisation chère à tous nos amis européistes, de quelque bord qu'ils soient. Ils se reconnaitront. Notre ministre de la désindustrialisation progressive (et surtout agressive d'ailleurs...) sait pertinemment qu'il est inutile de s'en prendre à Renault : d'abord parce que l'entreprise est totalement internationalisée et que Ghosn s'en moquerait comme de son premier jeu de boutons de manchettes, et ensuite parce que l'Etat est actionnaire à 15%. Si il prenait la parole, cela mettrait en fâcheuse posture notre fabuleux trio Hollande-Ayrault-Moscovici !
Et puisqu'on parle de la participation de l'Etat dans la marque au Losange, il est bon de faire un petit récapitulatif historique de la façon dont cela s'est produit. C'est donc Louis Renault qui a fondé l'entreprise avec ses frères en 1899. L'usine historique se trouvait à Billancourt. Malheureusement, il se révéla être un patron sans pitié avec ses employés, licenciant sans ménagement ceux d'entre eux qui étaient syndiqués. Cela prit des proportions dramatiques en 1938 : d'abord bloquée par les militants CGT et communistes, l'usine est évacuée par les forces de l'ordre manu militari. Il faut dire que la police de l'époque ferait passer celle d'aujourd'hui pour une escouade de boy-scouts ! Après cet éclat, tous les délégués du personnel et la plupart des ouvriers syndiqués furent renvoyés et Renault s'arrangea même pour qu'ils ne trouvent pas de travail ailleurs dans la région !
1945, fin de la Guerre. Nombreuses furent les entreprises françaises à avoir collaboré, bon gré mal gré, avec les Nazis : Renault, mais aussi Peugeot et Citroën. Une seule va payer les pots cassés. Car, alors qu'ils avaient commencé la Guerre dans le camp des collabos et des antisémites de premier ordre, les Communistes ont, entretemps, tourné casaque et font même partie du Gouvernement à la Libération. L'occasion est trop belle de se débarrasser du cruel Louis Renault. Ni une, ni deux, l'entreprise est nationalisée. L'entrepreneur ne s'en remettra jamais et mourra en 1946. Il y a une haine si viscérale envers lui qu'aujourd'hui encore les leaders syndicaux de l'entreprise veillent à ce que son portrait ne figure même pas dans la salle du conseil d'administration ! 
Que les Communistes aient voulu se venger d'un être si brutal et si veule, cela peut se comprendre aisément. Mais il aurait été préférable de le dire honnêtement plutôt que d'essayer de nous livrer une vision tronquée de l'Histoire où seule l'entreprise Renault aurait collaboré avec l'ennemi. C'est décidément une sale manie de la Gauche que de nous livrer une version de l'Histoire tiédasse à sa sauce. Il en va de même pour son rôle dans la colonisation et pendant la Seconde Guerre Mondiale, comme je l'ai mentionné plus haut. Cet exemple parlant d'une entreprise emblématique française qui se retrouve être au centre d'enjeux politiques nationaux nous montre qu'il ne faut jamais hésiter à questionner l'Histoire. Même si ce que l'on trouve n'est pas toujours très beau à voir...

vendredi 18 janvier 2013

Intervention française au Mali : la peur des mots ?

Crédits Photo : Rémy de la Mauvinière/AFP

Bonjour à tous !

Ca y est, il l'a fait ! François II, François le Mou est devenu Président de la République : inflexible sur le mariage gay (après tout il est fidèle à ses idées et à ses engagements, ça se respecte), instaurateur de la flexisécurité adulée par nos "amis" anglo-saxons (ça ne marche plus ailleurs, mais en France on a toujours un train de retard) et passant outre le Parlement pour lancer les hostilités au Mali, Hollande a enfin compris que nous étions en plein dans la Ve République. Celle qui consacre le Président comme seul véritable référent pour les citoyens du pays. Fini d'envoyer au front Ayrault l'incapable, Taubira et Vallaud-Belkacem les grandes gueules ou Valls le séducteur. La fin de la récré a été sifflée. Et on y voit plus clair.
Agacé par les prises d'otages à répétition dans le Sahel, notre bon président a donc tapé du poing sur la table. Il faut dire qu'il n'y a pas à chercher bien loin pour connaître les intérêts de la France dans cette intervention : la protection des réserves d'uranium au Niger. Et il est inutile de compter sur l'armée malienne pour intervenir : elle est en pleine déconfiture dans un pays qui ne regroupe pas une nation pleine, entière et indivisible comme c'est le cas dans notre chère "vieille Europe" que d'aucuns dans le monde moquent avec une pédanterie effrontée. Quand la France a été chassée du continent africain, elle a pris une règle et une équerre et a mis des noms dans les cases, point. On savourera tout de même au passage l'énième contrepied de la Gauche dans cette histoire : "La Françafrique, c'est fini !" nous a-t-on répété à l'envi. Ben oui, on voit ça. 
En tout cas cette intervention est une bonne chose car elle protège les intérêts de la France. C'est de la géostratégie. Quant à savoir ce que ces islamistes font là... On serait bien tenté de dire que si les vilains colons français n'étaient pas partis, on n'en serait pas là car cela a freiné l'islamisation galopante d'une Afrique subsaharienne animiste et chrétienne, mais on nous rétorquerait encore une fois que la colonisation c'est très mal ! Alors, gardons le silence et ne prononçons pas le mot qui fâche.
L'ennui, dans toute cette histoire, c'est que ni le Président, ni aucun autre membre du Gouvernement, ne nomme précisément l'ennemi : ce sont des "terroristes". Mais pourquoi, nom d'un petit bonhomme, ne pas les dénommer correctement ? Ce sont des djihadistes, des islamistes qui ne rêvent que d'une chose : ridiculiser le monde occidental pour mieux propager leur indigeste charia. Et dans ces cas-là, évidemment, inutile d'attendre un mot de ce cher M. Boubakeur ou du CFCM, le Conseil Français du Culte Musulman. Rien, nada, silence radio. Comme cela est pratique. Par contre, pour arrondir les angles et appeler à "éviter tout amalgame" durant l'affaire Merah, là, il y avait du monde. Des gens bien courageux dites-moi. Et pendant ce temps-là, les petits copains des islamistes maliens ont pris des dizaines d'étrangers en otage en Algérie, navrante histoire qui s'est terminée dans un bain de sang. Auront-ils un mot pour les victimes, ces responsables musulmans français ? Je crains que non. 
On ne sait pas encore trop ce que donnera ce conflit en plein Sahel, et il est déjà trop tard pour sauver ce que ces ignares ont saccagé à Tombouctou et qui faisait pourtant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais il est encore temps, pour la France, d'appeler un chat, un chat et d'appeler le monde occidental à enfin prendre ses responsabilités. Et aux musulmans qui vivent dans nos contrées de choisir leur camp. Alors, messieurs, qui aura du cran ?

lundi 14 janvier 2013

Non à la médecine de confort !

Bruno Le Roux, patron des députés PS, et
principal revendicateur de la PMA pour les couples homosexuels
Crédits Photo : Fred Dufour/AFP

Bonjour à tous !

Alors que la "manif pour tous" a fait beaucoup parler ce week-end, il est un débat sous-jacent qui mérite d'être posé : celui de la médecine de confort.
Qu'entendre par là ? L'on définira, ici, la médecine de confort comme toute forme de recherche médicale ayant pour finalité le confort et le bien-être de chacun dans un but lucratif plutôt que curatif. Je mettrai dans ce lot, et à titre d'exemple, la chirurgie esthétique (que l'on différenciera de la chirurgie réparatrice), ou bien la recherche visant à promouvoir une gestation et une filiation bricolées. Car il n'y a pas d'autre mot. On pourra aussi inclure les recherches sur le clonage dans ce domaine, toujours à titre d'exemple. 
On a longtemps taxé l'Eglise d'obscurantisme dans les domaines de la science et de la médecine, lui reprochant de freiner le progrès médical et l'épanouissement de chacun. Sauf qu'en agissant de la sorte, même si Rome a agi sans discernement et avec abus, la hiérarchie ecclésiale protégeait la société de dérives marchandes et capitalistes comme on les vit aujourd'hui.
Car il est loin, l'âge d'or de la médecine, celui des Fleming, Pasteur, Paré, où la recherche médicale permit de faire reculer la mortalité, couplée à de grandes avancées en matière d'hygiène. Aujourd'hui, la médecine a été mise en coupe réglée par les grands laboratoires pharmaceutiques, qui ne sont pas réputés être des enfants de choeur. Ces groupes ne cherchent rien d'autre que le profit maximal à court terme en défiant l'éthique. L'affaire du Mediator, dernière en date les concernant, est bien là pour le prouver. Et alors que la PMA et la GPA sont agitées tels un chiffon rouge par les tenants du "mariage pour tous", on enchaîne aussitôt avec un débat sur l'euthanasie. Une belle blague quand on sait que les mêmes qui proposent une réflexion sur ce sujet sont opposés à la peine de mort...
Au nom du sacro-saint progrès, on essaie de nous faire avaler des couleuvres toujours plus grosses. On a de plus en plus de mal à cacher que l'on veut faire du corps humain une marchandise comme une autre, car il faut toujours offrir des sacrifices au Dieu Dollar (ou Euro, il a plusieurs noms...)
Avec le débat sur le "mariage pour tous", c'est aussi l'avenir que l'on souhaite pour nos enfants qui est en ligne de mire : car on met toujours en avant ce qui s'est fait dans d'autres pays comme les Pays-Bas ou la Belgique. Eh bien la PMA et la GPA sont appliquées dans ces pays, l'enfant et le ventre d'une mère se retrouvant être des biens de consommation courante, suivant que l'on soit dans un cas ou dans l'autre. Pierre Bergé, président du directoire du Monde, entre autres choses, a récemment déclaré : "Je ne vois pas de différence entre un ouvrier qui loue ses bras et une femme qui loue son ventre." Tout est (tristement) dit.
Demain, si on laisse faire sans réagir, ce sera la voie vers l'eugénisme : on pourra choisir son enfant sur commande, et le paramétrer comme on paramètre une voiture avant un achat. Il y a quelques décennies, une certaine doctrine voulait promouvoir la race aryenne par ce biais. Sauf qu'évidemment, on refusera toujours ce parallèle, arguant qu'on agit pour "l'égalité", la "liberté" et que, "de toute façon ça ne me dérange pas, qu'ils fassent ce qu'ils veulent après tout." Ou comment l'inconséquence, le "après moi, le déluge", est érigée en nouvelle religion. 
La vérité, c'est que tout cela répondra à un impératif qui est sans doute la plus vieille angoisse au monde : la peur de la mort. Pour soi et pour ses proches. Alors on met toutes les chances de son côté, et tant pis pour les conséquences désastreuses que cela a sur notre société. Alors qu'il serait bien plus simple de s'accepter comme l'on est, que nos différences, sexuelles, culturelles, ou physiologiques sont justement ce qui nous caractérisent aux yeux des autres. S'accommoder de kilos en trop, d'un diabète, ou du fait d'être homo avec les conséquences biologiques que cela implique seraient autant de démonstrations d'une grandeur d'âme, car cela démontrerait enfin que l'être humain a besoin de l'altérité pour exister. Et ce serait bien mieux que de permettre d'enrichir quelques profiteurs sans scrupules. De là à aboutir à un extrême fictif comme dans The Island ou Bienvenue à Gattaca ? Espérons que non. Mais cela ne dépend que de nous. Le progrès, oui, mais avec raison et réflexion.