mercredi 13 mars 2013

Quand les féministes perdent le sens commun

Militantes du mouvement Women Can Be Priests, Place St Pierre à Rome
Crédits Photo : Euronews

Bonjour à tous !

Alors que le Conclave a solennellement débuté aujourd'hui, il y a forcément des voix qui s'élèvent pour se faire remarquer : des athées qui dédaignent l'Eglise pour mieux s'ingérer dans ses affaires en réclamant un Pape "réformiste", des chansonniers pour tirer la moëlle humoristique de cette situation et...des femmes qui souhaitent, alors qu'elles sont catholiques pratiquantes - et donc supposées avoir intégré toutes les subtilités du Premier et du Second Testaments - voir l'une d'entre elles élue Pape. Ou Papesse. Car la seule façon que l'on a trouvé pour enrichir le vocabulaire français est de féminiser et/ou d'angliciser tous les termes possibles et imaginables. Il n'est pas venu à l'esprit de ses femmes, pourtant, que si Dieu (si il existe) a demandé aux hommes de le servir, c'est parce qu'il avait moins confiance en eux. Et que la raison pour laquelle c'est aux hommes qu'on demande tant de sacrifices (renoncement à fonder une famille, notamment), c'est pour les contrôler, les tenir en laisse pour éviter qu'ils ne s'éparpillent et ne commettent des actes répréhensibles. C'est le problème de nos sociétés d'aujourd'hui : à force de voir des injustices partout, on ne se pose plus la question de savoir pourquoi les faits existent depuis tant d'années, de décennies, de siècles. On veut le progrès, peu importe comment mais on l'exige. Alors que la Première Guerre Mondiale aurait dû interpeller sur les limites de ce progrès quand on s'est aperçu que toutes les merveilleuses inventions de la Révolution Industrielle pouvaient très facilement transformer un conflit en charnier.
Cette forme de féminisme n'est pas la seule à se manifester à tort et à travers : en Suède, dans certains comtés du pays, on demande aux hommes d'uriner assis (véridique) pour de soi-disants raisons d'hygiène. Bizarrement, en France, les femmes qui utilisent les toilettes publiques le font plutôt en rechignant tant l'hygiène y est incertaine. Et pour cause : poser son séant sur un siège qui en a vu passer tant d'autres dans la journée, même avec la meilleure Javel du monde, ce n'est pas très sain. Mais la Suède ne compte pas en rester là dans ses bêtises féministes : un couple a ainsi élevé son enfant sans lui révéler son sexe. Il n'a même pas de prénom ! Et je ne parle pas des institutions de puériculture, les crèches ou les écoles, où l'on oblige les enfants à faire des occupations unisexes. Le résultat de cette politique désastreuse ? La Suède est le pays d'Europe où le taux de suicide des hommes est le plus élevé d'Europe ! A force d'avoir émasculé ses vikings, le royaume scandinave les a condamnés à dépérir.
En France, l'arrivée au pouvoir de la Gauche et la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au Ministère de l'Egalitarisme (sa véritable dénomination) a clairement laissé une ouverture pour les féministes extrémistes. On les a vues fourbir leurs armes dans le "débat" (comprendre : monologue) sur le "mariage pour tous", et elles ont remis ça en blasphémant Notre-Dame de Paris quand Benoît XVI a annoncé son retrait de la fonction papale. Les Femen, puisqu'il s'agit d'elles, entendent montrer à la France qu'avec des seins nus on peut tourner les hommes en ridicule en leur faisant prendre conscience de l'odieuse audace d'être ce qu'ils sont. C'est-à-dire...des hommes. Ces furies venues d'Europe de l'Est qui ne possèdent aucune mesure, aucun respect, ni aucun sens des valeurs morales, sans parler de la décence la plus élémentaire, entendent forcer les hommes à s'excuser de ce qu'ils sont. Le torchon de Marcela Iacub est finalement venue parachever cette "oeuvre" qui a pour finalité de démontrer que l'homme doit se retirer et laisser le pouvoir aux femmes. Pour en faire quoi ? On ne sait pas. Mais elles le veulent. Du moins certaines d'entre elles. Le tout appuyé par la très discutable et discutée théorie du genre qui prétend nous enseigner que le sexe est un construit socio-culturel, un habitus comme dirait Bourdieu, et non une donnée biologique. Autrement dit, on ne conteste pas qu'untel soit brun, qu'unetelle ait les yeux bleus... Par contre on conteste la réalité de ses organes génitaux. Amusant. Et stupide. Mais il est difficile de faire entendre raison à ses totalitaires. Pourtant, des examens scientifiques révèlent que la conscience du sexe existe déjà chez le foetus : ceux de sexe masculin peuvent avoir des érections spontanées tandis qu'à la naissance, les bébés de sexe féminin ont tendance à se taire pour prêter attention aux pleurs d'autres nourrissons. Chassez le naturel il revient au galop !
Car ce qu'il serait bon d'expliquer, c'est qu'être un homme n'est pas qu'une somme de privilèges tandis qu'être une femme ne serait qu'une somme de corvées et de choses négatives : chaque sexe a sa fonction à tenir dans le bon fonctionnement de la société, chaque position a ses avantages et ses inconvénients. Etre un homme signifie travailler durement, parfois jusqu'à l'apparition d'un conflit (l'Histoire nous enseigne que ledit conflit est le plus souvent sanglant, des Jacqueries à Mai 68 en passant par la révolte des Canuts), devoir prendre et assumer des responsabilités et, surtout, être prêt à mourir au combat pour défendre sa patrie, sa famille, ses biens. En quoi cela constitue une position avantageuse ? En quoi est-ce un haut fait, une gloire, que de devoir s'éloigner des siens, ne pas pouvoir voir grandir ses enfants parce que le devoir appelle l'homme en dehors du domicile ? Si les femmes veulent la place de l'homme, qu'elles la prennent. Mais dans sa globalité. Toutefois, il serait injuste d'oublier que l'homme a pu, trop souvent, surestimer sa valeur et abuser d'une position qu'il jugeait dominante. Les nombreuses dérives, qui en découlent encore, sont certainement à l'origine de ce retour de manivelle. Un grand débat serein est plus que souhaitable. La société d'aujourd'hui semble pourtant privilégier l'affrontement et la violence, pour marquer les esprits. Dommage...

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