Comme vous le savez sans doute, l'Union Européenne a encore fait des siennes le week-end dernier. En effet, il a été décidé qu'une aide financière de 100 milliards d'euros serait attribuée aux banques espagnoles. Rien que ça. On se demande quand ce manège incessant de mise sous perfusion, à des degrés divers, des états membres de l'UE va s'arrêter. Pour que vous vous fassiez une idée, sachez que cela représente 20 milliards d'euros d'aide en provenance de la France, qui va accroître son endettement de 1% du PIB, le taux d'endettement de notre pays passant alors de 89 à 90% du PIB. Pour faire encore plus parlant, cela représente 300€ déboursés par chaque Français pour sauver les banques d'un Etat qui, lui non plus, n'a pas été exempt de tout reproche, loin de là !
Car parmi les gros clients des banques espagnols, on retrouve les clubs de foot, du Real Madrid et du FC Barcelone notamment. Eh oui, car acheter, ou payer, à prix d'or les stars du ballon rond que sont Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi nécessite des fonds importants. Fonds empruntés auprès de banques généreuses qui, souvent, ne revoient plus la couleur de leur argent. Car il faut dire les choses comme elles sont : le foot espagnol est au bord de la banqueroute ! Les trois quarts des clubs de la Liga BBVA (équivalent espagnol de notre L1) ne sont plus en mesure de payer leurs joueurs, les salaires et les charges ayant explosé. Le Real Madrid voit régulièrement sa dette généreusement effacée par la Couronne d'Espagne. Quant au Barça, certains dirigeants confiaient à mots couverts l'an passé qu'ils avaient dû, eux aussi, recourir aux Qataris (cf leur sponsor maillot) pour pouvoir avoir les moyens de conserver toutes leurs stars dans leurs rangs. Et je ne parle même pas ici des sommes faramineuses que les clubs de foot espagnols doivent au Fisc local. En outre, le championnat étant phagocyté par les deux monstres, castillan et catalan, les droits TV tendent à substantiellement diminuer, les médias ayant moins envie de débourser pour une compétition se jouant à deux plutôt qu'à vingt ! On évoque même des liens d'argent entre le foot ibérique et la mafia, bref, rien ne va plus !
Mais ce n'est pas là un cas isolé chez nos voisins d'outre-Pyrénées. En effet, les succès à répétition de Rafael Nadal, en tennis, ou d'Alberto Contador, en cyclisme, sentent le souffre. Ces deux athlètes possèdent une condition physique à nul autre pareil. Trop beau pour être honnête ? Rappelez-vous d'ailleurs que l'immense scandale de l'affaire Puerto a finalement fait pschittt... Comme cela est pratique.
Finalement, seule l'équipe d'Espagne de basket, la meilleure au monde derrière les USA actuellement, semble échapper aux soupçons. Mais pour combien de temps ? Et avant que ces mêmes soupçons ne viennent peser sur quelle autre discipline du sport espagnol ?

J'aime cette façon d'enfoncer le coup sur le financement des clubs espagnol avec la faillite des banques espagnol.
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerEh oui car tout est lié : le foot essaie de vivre au-dessus de ses moyens. Mais la mise en place du fair-play financier d'ici 2-3 saisons par l'UEFA obligera les clubs de foot, espagnols et anglais notamment, devront faire comme tout le monde et se serrer la ceinture !
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