dimanche 3 novembre 2013

Décryptage du manifeste des 343 salauds

Bonjour à tous !

Difficile d'échapper à la polémique de la semaine, qui a clairement clivé le PMF (paysage médiacratique français). Cette polémique concerne la publication prochaine d'un manifeste dit "des 343 salauds" dans le mensuel Causeur (numéro du mois de Novembre). En substance, les signataires (19 sont pour l'instant identifiés en attendant, éventuellement, les autres) réclament que l'on jette aux orties la loi à venir visant à pénaliser les clients de prostituées.
Jusque là, rien de scandaleux, même si la démarche peut susciter le débat. Ce qui a posé problème, c'est le ton volontairement provocateur, teinté d'humour grinçant, employé par ces messieurs. De surcroît, ils ont osé détourner deux symboles du progressisme de Gauche (eh oui, le toujours fameux progrès qui ne sait plus à quel saint - sein ? - se vouer) : le manifeste des 343 salopes paru en 1971 dans l'Obs, listant des femmes reconnaissant avoir eu recours à l'avortement alors que c'était interdit ; et le slogan de SOS Racisme "Touche pas à mon pote" qui est devenu "Touche pas à ma pute."
Alors, je reconnais bien volontiers que ce n'est pas très fin, ni très malin de leur part. D'autant que certaines de ces personnes sont déjà black-listées par toutes les personnalités médiatiques de la Gauche bien pensante. Je pense ici à Eric Zemmour ou Ivan Rioufol par exemple. Ceci étant, ruer dans les brancards comme l'ont fait Libé, Les Inrocks, Marianne, Le Nouvel Obs (vous avez remarqué ? toujours les mêmes) était, me semble-t-il, totalement exagéré. Il y a, de surcroît, d'autres actualités qui méritent plus violente réaction. Parmi les effarouchés de la première heure, je prends notamment l'exemple du toujours mesuré et respectueux (je plaisante, là) Laurent Joffrin qui va jusqu'à disqualifier la compétence intellectuelle des deux essayistes sus-nommés. Je doute que M. Joffrin ait matière à se placer intellectuellement au-dessus de ces messieurs. Au nom de quoi se le permet-il ?
Toutefois, là n'est pas le coeur du sujet. Le coeur du sujet, c'est cette loi à venir. Et je me propose de la décortiquer et d'en démontrer les vices cachés. Premièrement, pénaliser les clients des prostituées sans interdire la prostitution, c'est un non-sens. Comme si demain on autorisait la vente de cannabis mais qu'on mettait à l'amende les consommateurs. Deuxièmement, tout le monde sait pertinemment que le problème dans la prostitution, ce ne sont pas les clients, ni les marcheuses nocturnes, mais les trafiquants qui exploitent de pauvres filles venues d'Afrique noire ou d'Europe de l'Est. Faire preuve de courage (un manque récurrent dans ce gouvernement, décidément) aurait été d'oeuvrer, a minima, pour une coopération internationale avec les polices des pays concernés pour arrêter ces criminels. Ce qui serait encore mieux dans ce cas, ce serait de rétablir les frontières d'avant Schengen. Mais bon, là il faut se rendre à l'adage selon lequel l'espoir fait vivre : alors votre serviteur vivra vieux... Troisièmement, on fait comme si cela n'existait pas, mais il y a des femmes (et des hommes !) qui se prostituent volontairement. Soit par nécessité (mais cela n'engage qu'eux-mêmes, sans organisation criminelle derrière), soit par goût (le cas des escorts notamment, qui choisissent leurs clients, le contexte, sont rémunérés généreusement et font ainsi le choix de vivre des relations sexuelles sans avoir à s'investir sentimentalement). Précisons toutefois que cela ne concerne qu'une minorité de personnes. Quatrièmement, cette loi va fragiliser l'ensemble des prostituées, qui vont devoir travailler dans la clandestinité encore davantage. Certaines travailleront sur Internet, et tant mieux pour elles, si elles le peuvent et si elles le veulent. D'autres devront se cacher dans des endroits glauques, avec un risque accru de se faire agresser ou de se voir imposer des rapports non-protégés. Cinquièmement, la prostitution, quoi qu'on en pense, ne disparaîtra jamais. La Suède a une position abolitionniste depuis plusieurs années et nombre de Suédois reconnaissent que l'opération est, au moins, un demi-échec. Sixièmement, on fustige là encore le désir masculin. Malheureusement, l'Homme étant ce qu'il est, il a ses défauts "naturels". La femme a les siens (ne comptez pas sur moi pour les lister ou les juger), l'homme aussi. Et force est de reconnaître que le désir masculin est un sujet d'inquiétude depuis des temps immémoriaux. Combien de guerres ou d'incidents diplomatiques déclenchés parce qu'un homme désirait une femme qu'il ne devait pas convoiter ? (Je vous renvoie tant aux ouvrages historiques qu'au mythe de la Guerre de Troie ou de Tristan et Yseut, pour ne citer qu'eux). Les prostituées ont toujours été un catharsis du désir masculin. Bien sûr, l'éducation et la force de caractère restent les meilleurs moyens de l'endiguer. Mais parfois cela ne suffit pas. Il y a toujours de malheureuses femmes qui se font violer, le porno fait florès sur Internet, etc. C'est sans doute déplorable. Mais là encore, je ne fais pas de jugement de valeur : j'explique. Et je pense que supprimer la prostitution c'est risquer de réfréner certains instincts qui risqueront de se manifester de manière bien plus violente par la suite. Non que la violence épargne les prostituées, cela va sans dire. Mais dans la mesure où je défends la prostitution libre échappant aux contraintes de réseaux mafieux étrangers brutaux, je me place dans l'optique résolument optimiste qu'une prostitution réglementée permettra d'endiguer cette coercition abjecte.
Drôle de bilan sur la prostitution que je fais là, me direz-vous. Et vous aurez raison. Après avoir patiemment mûri ma réflexion sur le sujet, je me permets de la partager avec vous : je propose de ré-ouvrir les maisons-closes. Pour rappel, Marthe Richard les a faites supprimer en 1946 pour faire payer aux filles de joie françaises d'avoir couché avec des Allemands pendant la Guerre. Ironie de l'Histoire, aujourd'hui on se propose de faire payer des clients français pour avoir couché avec des femmes venues de l'étranger. 
La ré-ouverture des maisons-closes, à condition que cela se fasse dans de bonnes conditions (et pas comme en Allemagne ou la privatisation des lieux entraîne une série de dérives), peut avoir des atouts pour encadrer cette pratique : les travailleuses du sexe (et travailleurs, rappelons qu'il existe des hommes se prostituant) seraient protégé(e)s dans un lieu fermé facilement sécurisable. Il pourrait y avoir de fréquentes visites médicales. Il serait simple d'y imposer le port de la capote. On pourrait en profiter pour faire de la prévention envers les clients, en tâchant de leur faire comprendre que la prostitution a beau être tolérée, elle n'en reste pas moins une pratique discutable. Enfin cela ferait une source potentielle de revenus fiscaux non négligeables pour l'Etat. Mais à la condition stricte qu'il garde le contrôle de la situation.
Enfin j'aimerais conclure en disant qu'à partir du moment où un rapport sexuel, qu'il soit tarifé ou non, se pratique entre deux adultes consentants, l'Etat n'a pas son mot à dire. S'il veut lutter contre la prostitution clandestine venue de l'étranger (Europe de l'Est, Afrique noire), il sait ce qu'il lui reste à faire, je l'ai dit plus haut. Pour le reste, les filles qui exercent librement doivent pouvoir continuer de le faire. On attend désormais que le Gouvernement intervienne de manière aussi résolue dans des affaires autrement plus importantes.

jeudi 31 octobre 2013

L'éveil de la France des oubliés

Bonjour à tous !

C'est avec un air un peu hébété que la France a redécouvert la Bretagne. La crise sans précédent que traverse l'agro-alimentaire local a jeté les gens dans un profond désarroi. Le psychodrame de l'écotaxe n'a fait qu'empirer la situation. Cette région un peu particulière, traditionnellement opposée à Paris depuis le Génocide chouan post-révolutionnaire, avait décidé de se tourner vers l'Europe pour se gaver de subventions. En échange, les agriculteurs locaux devaient clairement empoisonner leurs sols et leurs eaux, accepter que des travailleurs venus d'Europe de l'Est (cf la tristement célèbre Directive Bolkenstein) labourent leurs champs pour 3 francs 6 sous et obéir sans coup férir aux quotas imposés par Bruxelles. Et puis la machine de la mondialisation s'est emballée, les entreprises locales vivant de l'agriculture ont vu leurs commandes plonger ou bien ont délocalisé. Les usines ferment, les gens se retrouvent dans la rue à manifester contre le gouvernement, non sans une certaine hypocrisie. Car les Bretons savent bien qu'ils ont une lourde responsabilité dans ce qui leur arrive. Mais leur colère a le mérite de pointer du doigt le fait que l'Elysée et Matignon sont les esclaves des Institutions Européennes, devenues ultra-libérales au détriment du modèle rhénan de solidarité voulu par le Général de Gaulle. 
Et ce n'est pas le seul exemple où les oubliés de la République se font entendre. Dans un article publié il y a quelques mois, le mensuel Causeur évoquait la France péri-urbaine, totalement méprisée par les politiques. Celle qui doit se lever tous les jours à 5h pour aller travailler loin de son domicile, tout en déposant ses enfants dans l'école de la commune voisine, celle de la leur ayant fermé il y a des années. La France péri-urbaine, c'est aussi celle qui voit disparaître les services publics, les petits commerces, les artisans qui n'ont personne pour leur succéder, celle qui voit ses gares SNCF disparaître au nom de la rentabilité exigée par les actionnaires privés de cette entreprise publique. Et puis c'est aussi la France de l'insécurité. Car les gens qui ont déserté les banlieues mal famées, où les communautarismes sont prégnants et où se faire traiter de "sale blanc" ou de "gaulois" est devenu monnaie courante voyaient dans les campagnes une certaine tranquillité, l'assurance de pouvoir dormir en oubliant de fermer sa porte à clé de temps à autre. Peine perdue. Du coup la colère gronde. Le géographe Christophe Guilluy et la démographe Michèle Tribalat alertent sur ce point depuis de nombreuses années : quand seront-ils entendus ? Quand entendra-t-on la France profonde, celle qui n'a aucune visibilité médiatique, celle qui est parfois raillée, moquée, mais qui travaille dur, qui est laborieuse ? 
Le jour approche où ces mal-aimés, qui n'ont pas de syndicat ou de lobby pour les défendre, décidera de renverser la table. Car les deux exemples parlants que je viens de donner ne sont pas des cas isolés. A force de favoriser les pratiques communautaires, de s'émouvoir pour des gens qui habitent loin des latitudes françaises plutôt que pour ceux qui vivent dans nos frontières, le Gouvernement met en danger le Pacte Républicain. Le réveil pourrait être douloureux. Car comme on dit toujours, "méfions-nous de l'eau qui dort."

mardi 15 octobre 2013

Le FN est-il devenu le premier parti de gauche ?

Laurent Lopez, le candidat FN pour la cantonale partielle de Brignoles, a remporté l'élection. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Le Point.fr

Bonjour à tous,

Comme on le pressentait, Laurent Lopez, candidat frontiste, a remporté l'élection cantonale partielle de Brignoles... Et quand on voit de quel scrutin on parle, on se dit que ça valait bien la peine d'en parler toute la semaine dans les quotidiens, les magazines d'information, les sites internet, à la radio, sur les chaînes d'infos en continu.... Il faudra un jour se demander si, finalement, ce n'est pas la médiacratie environnante plutôt que les autres partis politiques qui ne font pas le lit du FN. Après tout, les choses n'ont jamais que l'importance qu'on veut bien leur donner. Mais de là à imaginer notre bienheureuse presse, pourtant unanimement en perte de vitesse auprès de son public, faire son autocritique, il y a un pas que l'ignorant citoyen n'oserait sûrement pas franchir...
Au-delà de cette victoire à la pyrrhus (Lopez n'est élu qu'avec à peine 1/4 des voix des électeurs en âge de voter dans cette circonscription), il est intéressant de s'intéresser à l'évolution de ce parti. A sa fondation, en 1972, il s'agit déjà d'une auberge espagnole (anciens collabos, anciens résistants, nostalgiques de l'Algérie française, communistes ou gaullistes déçus,...). Leur seule ambition finalement : la défense de la France telle qu'elle est. Rappelons qu'en 1972, Pompidou est malade, son autorité s'affaiblit et on voit déjà poindre les têtes d'oeuf tout droit sortis de l'ENA qui ne vont pas tarder à nous vendre bon an mal an l'Europe et ses vertus, avec sa ramification la plus terrible : la mondialisation. En ce sens d'ailleurs, le premier choc pétrolier suivant la Guerre du Kippour en 1973 est un premier avertissement. Non entendu par les électeurs puisque VGE sera élu en 1974. Pour le résultat que l'on sait. Et la casserole Bokassa en prime. 
Au fil d'élections, de hauts et de bas, Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN et xénophobe notoire, nous inondera de ses saillies. Fier comme un coq en 1986 et en 2002, le vieux bougre se voit contraint de tirer sa révérence en 2007, taclé par derrière par l'habile stratège qu'était encore Sarkozy. Sa fille prend le relais. Et alors qu'on s'attend à la voir suivre la lignée de son père, inscrivant sa mouvance politique dans la même ligne du néant et de l'opposition énervée, on eut la surprise qu'il n'en fût rien. Ce qui déstabilisa plus d'un commentateur, peu habitué à voir une femme politique s'affirmer avec autant de vigueur au sein de ses troupes. On constata que si elle gardait sienne la fermeté sur l'immigration, elle avait surtout identifié le véritable ennemi de la France dans un contexte de crise économique mortifère : l'Europe, et par extension la mondialisation. L'Europe a permis Schengen, l'Euro qui pénalise nos exportations ; la  mondialisation a permis les règles de la concurrence faussées par l'OMC, les délocalisations sauvages et les dés pipés par Pékin, notamment concernant sa monnaie ou encore ses barrières douanières et le vol de nos innovations via les joint-ventures et autres transferts de technologie.
Marine Le Pen a également eu le mérite de renouveler ses cadres, allant chercher sa garde rapprochée chez les chevènementistes notamment, conscients que le vieux Lion de Belfort ne pouvait plus lutter. Ses cadres rajeunis, elle est repartie à l'assaut, réalisant une belle présidentielle 2012, des législatives réussies avec 3 élus (et encore près de 20% des voix) et en se présentant comme le poil à gratter dans de nombreuses élections partielles où la Gauche est systématiquement giclée au premier tour.
La question est de savoir pourquoi le FN renaît de ses cendres aujourd'hui : parce que le parti a clairement pris un virage à gauche. Là où Le Pen père se posait comme le défenseur de l'ultra-libéralisme, en proposant notamment l'abolition de l'impôt sur le revenu, Le Pen fille joue la carte du petit peuple. Beaucoup de mesures sociales figurent dans son programme. Certains tiqueront en disant qu'elle ne peut qu'être d'extrême droite puisque elle défend encore la préférence nationale. En omettant, par fourberie ou par ignorance, qu'à l'origine la préférence nationale est une mesure révolutionnaire mise en place par les Jacobins aux environs de 1792. Et que cette même préférence nationale fut le fil rouge des accords de Matignon en Juin 1936. Donc en portant ce paradigme en étendard, Marine Le Pen se révèle réellement plus à gauche que les partis qui s'en réclament. Le PS, en imposant les ménages les plus fragiles, en se montrant coulant avec le patronat et en ratifiant l'accord Sarkozy-Merkel se montre clairement plus comme un parti centriste libéral. Les écolos ne survivent que par la mansuétude de Solférino. LO, la LCR et le PCF sont morts. Reste le Front de Gauche qui n'arrive cependant pas à dépasser le plafond de verre des 10% de l'extrême gauche aux différentes élections, présidentielles notamment. Pourquoi ? Parce que si il dénonce l'Europe et la mondialisation, ce parti souhaite conserver l'Euro et se prononce en faveur de mesures sociétales qui sont des chevaux de Troie du capitalisme sauvage : immigration incontrôlée et Loi Taubira en faveur des homosexuels notamment. A la grande époque du PCF, de la Libération jusqu'à Marchais, jamais ces mesures anti-républicaines ne seraient venues sur le tapis. On se contentait de défendre le prolo français. Point. Et le parti faisait facilement 22% dans les urnes. Cherchez l'erreur.
Alors certes, Marine Le Pen n'est pas une solution. Son programme économique n'est pas clairement chiffré, il n'y  a pratiquement pas un mot sur l'éducation ou l'innovation dans son programme, pourtant les deux points forts d'une croissance durable, et puis elle ne cherche pas vraiment à se débarrasser des frontistes xénophobes de l'époque de son père, tel Bruno Gollnisch. Mais elle a le mérite de poser une nouvelle échelle de valeurs, de véritables et pertinentes problématiques pour les échéances électorales à venir. Les autres partis continueront-ils à la diaboliser pour mieux cacher leur misère ? Ou bien accepteront-ils enfin de mettre les mains dans le cambouis ? Eléments de réponse en 2014 avec les Municipales et les Européennes. Mais tel qu'on est là, autant le dire, c'est pas demain la veille. Qui a dit qu'il n'y avait pas meilleur aveugle que celui qui ne voulait pas voir ?

mardi 8 octobre 2013

Retour sur le drame de Lampedusa

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, l'Europe se réveille avec la gueule de bois. Il y a de quoi ! 300 morts, sans compter les disparus sur les côtes italiennes de la sinistre bourgade de Lampedusa. Les victimes sont des migrants en provenance d'Afrique, vraisemblablement de la Corne de l'Afrique où des factions aux ordres d'Al-Qaïda s'installent chaque jour toujours plus confortablement.
Aussitôt, la médiacratie qui gouverne aujourd'hui nos pensées quotidiennes s'est émue de ce drame. On a, dans le même élan, intenté un procès en racisme et en repli sur soi à l'Europe, quand on ne nous a pas resservi le fameux couplet de "Europe colonisatrice, Europe coupable" (On se demande combien de temps on va encore l'entendre celui-là, d'ailleurs...)
Mais personne ne s'est posé la bonne question : à qui est-ce vraiment la faute ? Ou plutôt : pourquoi en est-on de nouveau arrivé là, alors que Lampedusa a connu d'autres tragédies de ce genre ?
Les réponses sont multiples, et les coupables, nombreux. En premier lieu, on peut accuser les passeurs : 1000 euros, voilà ce qu'a dû dépenser un migrant pour prendre place sur ce véritable radeau de la méduse. Multipliez par le nombre de personnes, vous allez voir que c'est un business florissant. On peut aussi s'en prendre aux dirigeants des pays africains, dont la plupart sont corrompus et qui empêchent toute tentative de co-développement. On peut blâmer les pays occidentaux, qui font amis-amis avec Saoudiens et Qataris, premiers financiers d'Al-Qaïda qui est en train de mettre l'Afrique en coupe réglée. Et on peut surtout maudire notre générosité à l'égard de ces gens qui, une fois arrivés clandestinement - et donc illégalement - sur notre sol bénéficient de toutes les aides possibles et imaginables. Surtout en France. 
Le moyen le plus sûr pour éviter que ce genre de drame ne se reproduise est d'arrêter de faire de l'Europe un aspirateur à misère. N'importe quel quidam sachant faire un peu d'arithmétique se rend bien compte que la situation du Vieux Continent est devenue intenable. Tous les pays d'Europe du Sud sont en déficit, avec un chômage record. Nourrir, loger et soigner des personnes entrées illégalement sur notre territoire ne fait qu'alourdir une facture chaque jour plus salée. Si au moins ils allaient jusqu'en Europe du Nord, où l'économie est davantage capable de supporter cette immigration subie. Mais non. Ce n'est pas le cas. Les Français en ont assez et on s'étonne que le FN grimpe et grimpe encore. Rien d'étonnant à cela. La lassitude est un sentiment humain très compréhensible. On pourrait aussi rétablir un tant soit peu les frontières, refaire de Schengen ce qu'il aurait dû être si la promesse de départ avait été tenue (une passoire à l'intérieur, une défense impénétrable à l'extérieur). 
Et puis, surtout, les citoyens de notre pays pourraient arrêter de vouloir jouer les grandes âmes. Ca devient insupportable d'entendre de partout que ce sont des pauvres gens, qu'il faut les aider, que nous, Occidentaux et Français de surcroît, sommes des gens dénués de coeur... Mais que font ces gens pour les aider, les malheureux en question à part lire Libé, Les Inrocks, ou je ne sais quel autre journal "degôche" ? Rien. Parce qu'ils ne sont déjà pas capables de prendre en compte la misère de leur voisin de palier, des ouvriers de Florange, ou plus récemment d'Alcatel, qui viennent de perdre leur emploi. Parce qu'il est toujours plus facile de se mobiliser pour le vulgus pecum à l'autre bout du Globe. Après tout, ça se passe loin de chez nous, ça ne mange pas de pain et ça n'engage à rien. Mais regarder la misère que l'on côtoie au quotidien dans les yeux, ça demande plus de courage. Mais de courage, le Français n'en a plus guère ! La fin du service militaire, une époque trop longtemps plongée dans la paix et dans la plaie de la sur-consommation sont sans doute des explications plausibles à cette couardise. Le Français n'est plus qu'un vociférant qui donne des leçons à ceux qui proposent de vraies solutions. Et qui sont facilement relayés par des médias qui, depuis trop longtemps, jouent sur cette corde en ne faisant plus de la presse, tout comme les politiques ne font plus de politique. La seule chose qui prime, hélas ! désormais, c'est l'émotion. 

lundi 30 septembre 2013

Travail dominical, travail nocture : le miroir aux alouettes

Michel Sapin, Ministre du Travail - Crédits Photo : 
Nicolas Tucat/AFP/Le Figaro

Bonjour à tous !

Notre pays n'étant jamais avare d'une polémique, le débat économique de la semaine porte sur le travail nocturne et dominical. Dans le premier cas, l'enseigne de parfumerie Sephora a été rappelée à l'ordre pour avoir ouvert une enseigne en plein Paris pendant la nuit. Dans l'autre cas, la Justice a prononcé une fin de non-recevoir aux enseignes de bricolage qui souhaitent ouvrir le Dimanche. Interdiction aussitôt bravée pas plus tard qu'hier, le Dimanche 29 Septembre.
Rappelons une chose pour contextualiser : la loi sur le travail dominical remonte à 1906, un an après la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat afin d'instaurer une paix des braves entre laïcards et clercs. Elle rappelle par la même occasion que la France a beau être une démocratie laïque, elle n'en demeure pas moins inscrite dans une histoire profondément chrétienne, et même catholique depuis le baptême de Clovis au Ve siècle jusqu'à cette fameuse loi de 1905. N'en déplaise aux beaux esprits qui proposent de supprimer deux jours fériés catholiques pour les remplacer par Kippour et l'Aïd. Ben voyons ! Encore une façon d'oublier notre histoire, notre force, notre passé.
Passons. Pour en revenir au sujet du jour. La défense de ces entreprises est bien rôdée lorsque les médias viennent recueillir leur opinion. On n'envoie pas les dirigeants, mais les salariés, de manière plus subtile. Les pauvres, rendez-vous compte, ils subissent un manque à gagner important à ne pas pouvoir travailler la nuit ou le Dimanche. Alors forcément, on s'émeut.
Sauf qu'on oublie plusieurs choses. On oublie d'abord que les dirigeants de ces grandes entreprises, eux, ne viennent pas et ne viendront jamais travailler le Dimanche. Ca, c'est bon pour les pécores ! Ensuite, on oublie qu'en restant bloqué aux 35H hebdomadaires, en n'augmentant pas les salaires, on paupérise effectivement les salariés. Plutôt que d'ouvrir un débat sur ces questions de bon sens, on préfère à nouveau la solution la plus inique, qui fragilisera encore davantage les cercles intimes et familiaux. Parce que pendant que les parents vont travailler le Dimanche pour gagner trois sous, on oublie que les enfants, eux, n'ont pas école. Qui les garde ? Qui s'en occupe ? Qui les inscrit dans leur histoire familiale autour d'une bonne table ? Personne. Ce sont encore des enfants qui vont s'élever tout seul, ou bien par le biais d'une nounou lambda. Car aujourd'hui, c'est la réalité : on fait des enfants pour ne surtout pas s'en occuper. Qu'ils se débrouillent, après tout on paie des gens pour ça : les nounous, la crèche, les impôts pour l'école.... L'école justement : honte à l'Education Nationale et aux parents d'avoir créé des plages horaires d'études ou d'activités extra-scolaires après 16h30. Résultat, des petits bouts de 3 ans doivent rester à l'école de 8h20 à 18h. Et après les parents râlent parce que les gamins sont fatigués et que les bulletins ne suivent pas. Sans blague !
Il est temps d'en finir avec le tout-libertaire. Avoir des enfants, fonder une famille, ce sont des responsabilités qui doivent s'assumer. Et quand on assume, on éduque ses petits, on reste près d'eux, on leur inculque des valeurs, des bases de l'instruction également. L'école instruit, mais n'éduque pas. Et le travail ne doit servir qu'à gagner sa vie pour se loger et se sustenter. Par pour satisfaire des besoins consuméristes toujours plus importants. On n'a pas besoin d'une deuxième voiture, de trois télévisions par foyer. Quant aux étudiants qui doivent travailler pour financer leurs études, j'ai envie de dire qu'une fois encore, l'Etat faible doit redevenir un Etat fort dans la grande tradition jacobine et centralisatrice française. Dans cette optique, il doit permettre à l'élite intellectuelle en devenir de la France de pouvoir faire ses études dans de bonnes conditions financières. C'est affaire de volonté politique. Enfin, notons que, concernant le travail dominical et le travail nocturne, je fais évidemment une distinction entre les services publics nécessaires au fonctionnement de l'Etat qui doivent accomplir les missions régaliennes indispensables, du commerce qui ne recule devant aucune bassesse et aucune manipulation pour simplement pouvoir toujours faire plus de fric !
Dire non au travail accompli dans des heures exceptionnelles, c'est respecter une histoire, une tradition, mais aussi préserver une cohésion sociale indispensable, dont on parle tant mais pour laquelle on n'agit finalement jamais.

lundi 23 septembre 2013

Pourquoi l'Europe ne sera jamais unie

Angela Merkel lors de sa victoire électorale du 22/09/13
Crédits Photo : M. Schrader/AP/Le Figaro

Bonjour à tous !

Alors que ce week-end nous a fait traverser énormément d'émotions, de la plus dramatique avec les événements au Kenya et au Pakistan, à la plus joyeuse et futile avec le titre européen de nos Bleus en basket, Angela Merkel a été réélue en Allemagne. Une fois de plus. Une fois de trop ?
Pour comprendre tout le sens de mon propos du jour, opérons un flash-back : 1798. Les troupes de Bonaparte, qui n'est pas encore Napoléon, débarquent en Egypte dans l'espoir d'en chasser les Ottomans autant que les Anglais. On ne le sait pas encore, mais l'issue de cette campagne conditionnera une bonne partie de l'Histoire à venir de l'Europe. 
En effet, les troupes françaises échouent. Ce n'est pas le triomphe annoncé, loin s'en faut : à Londres, William Pitt "le jeune" (il fut élu Premier Ministre à 24 ans seulement) jubile. Car c'en est fini des espoirs de la France de devenir la grande puissance maritime qu'elle aurait pu être en cas de triomphe dans la Vallée du Nil. La voici désormais cantonnée au pré-carré continental, sur lequel elle n'a alors pas de rival. D'autant qu'à cette époque, la France ne cherche pas tant à dominer ses adversaires qu'à asseoir les acquis de la Révolution.
Las, deux événements concomitants vont avoir raison de la détermination française à s'auto-déterminer dans ses propres frontières : d'abord, les monarchies européennes voient d'un très mauvais oeil une république s'instaurer au sein du pays le plus puissant du Monde d'alors ; ils n'aimeraient pas que cela donne de mauvaises idées à leurs propres populations. Ensuite, Pitt n'en a pas fini avec les Français. Redoutant pour le bien de son florissant commerce maritime de voir une puissance s'installer hégémoniquement sur le continent européen, l'Angleterre va voir dans les différentes victoires de l'Empereur autant de menaces au business d'Outre-Manche. Dès lors, c'est la guerre, Napoléon n'arrivant jamais à se sortir de la nasse. Chaque fois qu'il pense pouvoir en terminer avec l'un ou l'autre de ses adversaires, celui-ci revient à la charge jusqu'au drame de Waterloo, en 1815. 
A la fin du XIXe siècle, c'est la montée des nationalismes. Napoléon III concourt à la réunification italienne, créant ainsi un Etat neuf. Cela ne se passe pas aussi facilement avec l'Allemagne. La Prusse, qui cherche à réussir ce que Cavour et Victor-Emmanuel III ont réussi dans la Botte, cherche noise à la France. S'ensuit la Guerre de 1870, le triomphe prussien, le Ier Reich, la Commune et l'instauration de la IIIe République en France. Et l'inversement du rapport de force. 
Alors que l'Angleterre semble ne plus se mêler des affaires continentales, occupée à devenir la première puissance coloniale et économique au monde (aidée en cela par la réussite de la Révolution Industrielle sur son sol), l'Allemagne devient la puissance dominante en lieu et place de la France. Les Ie et IIe Guerres Mondiales ne font que renforcer le désir allemand de constituer un immense empire qui court de l'Alsace à la Pologne de l'Ouest à l'Est, et du Danemark en Bohème-Moravie du Nord au Sud. Dès lors l'opposition est frontale, et on sait comment cela se termine. 
Aujourd'hui, on loue notamment le sang-froid et le courage des Anglais de Churchill au cours de la Guerre de 39-45, mais n'oublions pas la vraie raison qui a poussé ces derniers à intervenir : à l'instar de Napoléon un siècle plus tôt, ils ont craint que l'Allemagne ne s'arroge la domination sur l'ensemble du Continent, mettant ses affaires florissantes en péril. 
Il ne peut donc y avoir, comme le montrent les événements des derniers siècles, de véritable moteur européen. Les trois grandes puissances historiques que sont la France, l'Angleterre et l'Allemagne se surveillent comme le lait sur le feu, chacune craignant que l'une ne prenne le pas sur les autres. Alors quand aujourd'hui on nous dit que l'Europe reste le seul espoir de la France, je ris sous cape. Lorsque j'entends que l'on critique Mme Merkel pour sa politique, j'ai la même réaction : d'abord parce que cette politique a été initiée par la gauche via le SPD sous le mandat de Schröder ; ensuite parce que cette politique économique se situe dans la droite ligne du comportement allemand envers le reste de l'Europe depuis des décennies : marche ou crève. L'Allemagne, que les économistes décrivaient comme l'homme malade de l'UE, est aujourd'hui sa première puissance économique. Le vieillissement de sa population lui permet de recruter sans vergogne les jeunes talents d'Europe du Sud qui ne participent donc pas à la reconstruction économique de leurs pays d'origine. C'est l'Allemagne triomphante, le Deutschland über alles, car nos amis d'Outre-Rhin sont sincèrement convaincus d'être dans leur bon droit. Bon droit économique, avec une absence de salaire minimum et une paupérisation des employés au bénéfice des entreprises, bon droit politique puisque le plus puissant doit imposer sa loi et même bon droit diplomatique. Hollande l'a éprouvé pour le Mali et la Syrie. 
Alors, que faire ? Ou plutôt, qu'aurait-il fallu faire ? Eh bien il n'aurait jamais fallu permettre la réunification allemande, lui ouvrant par la même occasion une fenêtre sur l'Europe de l'Est, lui permettant de délocaliser en douce ses usines de berlines de luxe et justifiant ainsi une paupérisation des habitants de l'ex-RFA pour s'aligner sur ceux de l'ex-RDA par le biais, déjà, d'un dumping économique et social. Et il n'aurait jamais fallu pousser l'Union Européenne aussi loin, surtout en faisant des Allemands nos alliés. Car tôt ou tard, cela allait se retourner contre nous. D'autant que les frontières françaises sont rabotées depuis des décennies : la rive allemande du Rhin, la Wallonie et la Padanie sont hors de nos limites territoriales, nous retirant du même coup bons nombre de cartouches économiques. 
Alors, on peut épiloguer sur le triomphe de Mme Merkel hier, mais il serait bon de se recentrer sur la France et ses problèmes : parce que d'Europe, plus encore aujourd'hui qu'hier, il n'est plus question...

lundi 16 septembre 2013

Politique : la couleur des sentiments ?

Bonjour à tous !

L'actualité politique de la semaine a été chargée, je vous propose d'en faire un bref résumé, que j'analyserai par la suite.
Vert (de rage), EELV, qui voit l'écologie gentiment remisée au fond du placard du Gouvernement. Une "découverte" qui ne date pas d'hier puisque il en a toujours été ainsi depuis le début de la Ve République. Il faut dire que les Verts paient surtout pour la médiocrité et l'arrivisme de leurs dirigeants. Passons sur Duflot qui n'a même pas la décence du bon goût en prenant le Conseil des Ministres pour un défilé de mode, sur Dany le Rouge qui se sauve comme il peut en devenant chroniqueur radio ou sur les manipulations peu ragoûtantes de Jean-Vincent Placé au Sénat pour nous attarder sur les gentils aboyeurs du groupe écolo à l'Assemblée : François de Rugy et Barbara Pompili. Notez qu'ils sont co-chefs de groupe...alors que le règlement de l'Assemblée est claire : un seul chef par groupe parlementaire. Bref, les Bonnie & Clyde du tofu et du vélib' viennent pleurer misère sur les ondes parce que le parlement ne fait pas un geste pour l'écologie. Par geste, ils attendaient une taxe sur le Diesel. Encore un truc dont on a découvert qu'il était mauvais pour la santé (comme si les entendre geindre faisait baisser notre tension artérielle) : du coup EELV s'est dit qu'on pourrait pondre une taxe dessus et qui allait la payer ? Les ménages modestes qui ont de vieux Diesel parce qu'ils n'ont pas les moyens de changer de voiture, pardi ! Taxer les pauvres pour donner aux... Ben à personne, en fait, c'est juste pour se donner bonne conscience finalement.
Rose (aux joues), François Hollande, qui essaye de cacher ses angoisses et ses terreurs nocturnes en tâchant de garder sa légendaire bonhommie. Hier soir (Dimanche) sur TF1, le Président a eu toutes les peines du monde à convaincre un électorat qui le honnit tant et plus face à une Claire Chazal qui a pourtant l'habitude d'être une G.I. (gentille intervieweuse). Entre le raté syrien, le raté fiscal, le raté de l'emploi et les ratés qui constituent son Gouvernement, je parie que notre Président a dû se résigner aux anxiolytiques en priant pour que 2017 arrive vite. "Moi Président,...j'en ai ma claque et je veux rejoindre mon copain Lionel sur l'Ile de Ré pour pêcher la crevette grise."
Rouges (de colère), Mélenchon et Pierre Laurent ce week-end à la Fête de l'Huma (le méchouis géant qui laisse une odeur de viande grillée à travers la Courneuve pendant une semaine devant des journalistes plus nombreux pour couvrir l'évènement que de réels participants) s'en sont pris au Gouvernement de manière plutôt virulente en l'accusant de faire monter le FN dans les sondages. Comment ? En oubliant complètement les classes populaires, qui se tournent alors vers Marine Le Pen. Pour une fois que le Front de Gauche fait oeuvre de lucidité dans le débat politique, on ne peut rien leur reprocher... à part le fait de continuer à jeter l'anathème sur autrui sans proposer d'idées en cohésion avec leur discours (l'Euro reste leur totem, mais ne leur accorde pas l'immunité).
Brun : François Fillon a ouvert la boîte de Pandore, a appelé trois fois Beetlejuice, convoqué la Bête de l'Apocalypse, mis du sucre dans son café, bref : il a osé dire que le PS pouvait s'avérer plus sectaire que le FN. Quelle honte... Oser dire qu'un parti politique peut être plus sectaire qu'un autre, franchement, ça ne se fait pas. C'est comme dire que Sarkozy, finalement, il n'a pas fait que des bêtises. Ou préférer les Stones aux Beatles. Sérieusement, Fillon a enfin dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : à partir du moment où le FN est un parti juridiquement et constitutionnellement valable, qui se prête au jeu des urnes, comme les autres, alors le vouer aux gémonies n'est rien d'autre qu'un tour de passe-passe politicien de la Gauche qui ne sert qu'à faire monter le parti mariniste aux élections au détriment de la Droite classique. Sport dans lequel le PS excelle depuis, au moins, 1986, mais qui semble marcher de moins en moins. Les électeurs ne sont plus des toutous qui obéissent docilement aux consignes de vote : la mondialisation et le libéralisme à outrance, ils en souffrent et ils le font savoir. Avis à ceux à qui il reste encore une once de bon sens.
Qu'on se le dise : le sentimentalisme, la morale, sont des notions étrangères à la politique. Cette dernière ne connaît pas les sentiments. Elle les méprise. Faire de la politique, c'est réfléchir à l'intérêt de la Nation et de ses citoyens, point. Fadaises que de vouloir bouter le dictateur hors de son palais présidentiel, les Croisades ont vécu après tout. Billevesées que de marier des gens du même sexe : qu'ils assument le fait de céder à leurs passions plutôt qu'à leur raison. Calembredaines que de vouloir sans cesse monter les impôts en en faisant finalement payer le prix le plus fort aux classes moyennes laborieuses plutôt que de s'en prendre aux paradis fiscaux, comme le G20 en fait le voeu pieux depuis cinq ans déjà. Retenons une chose : le tour de force de Poutine a montré que nous en étions revenus à un rapport de force entre états-nations, un peu à la manière du Traité de Westphalie. Et c'est très bien ainsi : il est temps pour nos politiques de comprendre que la solution ne viendra pas de "la communauté internationale" ou de "l'union européenne", car ce ne sont rien d'autres que des chimères pour bobos rêveurs et autres hipsters adeptes de la gentrification et de l'entre-soi. 
Peuple de France, réveille-toi et prends ton destin en mains car, comme disait le grand Napoléon : "Soit on commande, soit on obéit". Personnellement, j'ai déjà fait mon choix...